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Campagne pour la libération des "prisonniers politiques" au Congo-Brazza


Le président Denis Sassou Nguesso, Beijing, Chine, 5 juillet 2016.

Une coalition d'organisations congolaises de défense des droits de l'Homme a lancé vendredi à Brazzaville une campagne en faveur de la libération des "prisonniers politiques", dont deux figures de l'opposition au Congo, a rapporté un journaliste.

La campagne "+Prisonniers politiques: on ne vous oubliera pas+ commence ce 20 octobre et va se terminer le 20 mars 2018 par la remise d'une pétition au gouvernement", a déclaré à la presse Trésor Nzila, directeur exécutif de l'Observatoire congolais des droits de l'Homme (OCDH), qui a pris l'initiative de la campagne.

"Durant cette campagne, nous afficherons chaque vendredi (sur la place publique) la photo d'un prisonnier. Ce sont des personnes qui continuent à être injustement incarcérées", a-t-il ajouté.

Parmi la "centaine de prisonniers politiques" congolais figurent deux anciens candidats à l'élection présidentielle de 2016, qui n'ont pas reconnu la réélection du président Denis Sassou Nguesso, selon les ONG.

Le général Jean-Marie Michel Mokoko (70 ans) et André Okombi (55 ans) Salissa sont officiellement poursuivis "pour atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat" et demeurent en prison.

"Nous lançons la campagne par l'affiche du général Mokoko, mais il n'y a pas de candidat plus important que d'autres", a souligné M. Nzila.

"La question de ces prisonniers (dont nous demandons la libération) est politique parce que le procureur de la République n'a pas le pouvoir de libérer ces personnes", a-t-il ajouté.

Interrogé par l'AFP, une source au ministère de la Justice congolais a répondu : "Le pays ne compte que des prisonniers de droit commun".

Avec AFP

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