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En cinq jours, 90 élèves enlevés puis libérés au Cameroun

Des soldats de la 21e brigade d'infanterie motorisée patrouillent dans les rues de Buea, région du sud-ouest du Cameroun, le 26 avril 2018.

Un total de 90 élèves ont été enlevés puis libérés, dans deux enlèvements distincts, en cinq jours dans le même établissement scolaire de la région du Nord-Ouest du Cameroun, ont annoncé mercredi l'Église presbytérienne du Cameroun et les autorités.

"Mercredi 31 octobre, 11 élèves de l'institution ont été enlevés", a expliqué l'Église en charge de la Presbyterian Secondary School de Nkwen, à Bamenda, la capitale régionale du Nord-Ouest.

"Ces élèves ont été libérés", a indiqué l'Eglise sans donner davantage de détails.

L'information sur ce premier enlèvement avait été tenue confidentielle par l'établissement presbytérien en raison de négociations en cours avec les ravisseurs, a expliqué une source proche de l'établissement.

Quelques jours plus tard, lundi, 79 élèves ont été enlevés dans la même école par des hommes armés. Les autorités camerounaises ont annoncé mercredi matin leur libération.

Le déroulé des événements, l'identité des ravisseurs et les conditions de libération de ces 90 élèves brièvement kidnappés restaient floues.

Dans une vidéo de 6 minutes, onze garçons d'une quinzaine d'années déclinaient un à un, en anglais, leur identité et indiquaient avoir été enlevés par les "Amba boys", les séparatistes anglophones.

Deux sources concordantes avaient indiqué mardi que ces jeunes garçons étaient bien élèves à la PSS. Selon la source proche de l'établissement, ces élèves seraient les 11 enlevés le 31 octobre.

C'était la première fois qu'un tel enlèvement de masse se produisait au Cameroun.

Il est pratiqué dans le nord du Nigeria voisin par le groupe djihadiste Boko Haram, comme à Chibok où plus de 200 jeunes filles avaient été enlevées dans leur internat en 2014, suscitant l'indignation du monde entier.

Dans les deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, une crise socio-politique sans précédent s'est installée fin 2016. Elle s'est transformée fin 2017 en conflit armé.

Des affrontements entre armée et séparatistes, regroupés en groupes épars dans la forêt équatoriale, s'y produisent quasiment tous les jours depuis plusieurs mois.

Les séparatistes ont décrété un boycott des établissements scolaires, estimant que le système scolaire francophone marginalise les étudiants de la minorité anglophone du pays.

Les attaques de séparatistes armés contre des écoles sont nombreuses depuis le début du conflit.

Avec AFP

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Les municipales reportées une deuxième fois au Cameroun

Un militant de l'opposition à Yaoundé, le 30 septembre 2018.

Le président camerounais Paul Biya a décidé un deuxième report à 2020 des élections municipales initialement prévues en 2018, a annoncé un décret lu lundi à la radio d'Etat.

"Le mandat des conseillers municipaux élus lors du scrutin du 30 septembre 2013 est prorogé jusqu'au 29 février 2020", a déclaré M. Biya. Cette prorogation est synonyme de report des municipales.

Prévues en 2018, celles-ci avaient déjà été repoussées à 2019, M.Biya ayant pris en juillet 2018 un autre décret allongeant d'un an le mandat des conseillers municipaux.

Les législatives prévues la même année avaient été également reportées à 2019, mais elles devraient être ajournées une nouvelle fois, Yaoundé souhaitant coupler leur organisation à celle des municipales pour réduire les coûts de ces scrutins, selon des parlementaires joints par l'AFP.

Le Cameroun est confronté à des crises sécuritaires dans le nord du pays, ainsi que dans les régions anglophones du Nord-ouest et du Sud-ouest.

Dans le Nord, le groupe djihadiste nigérian Boko Haram mène régulièrement des attaques armées, et les régions anglophones sont secouées par de violentes revendications indépendantistes.

De plus, le pays connaît un contexte politique tendu: le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), l'opposant Maurice Kamto, et une centaine de militants de son parti, arrêtés en janvier, sont toujours emprisonnés.

Yaoundé fait aussi face à des tensions de trésorerie du fait de la mobilisation d'importantes ressources pour financer le déploiement de l'armée dans les zones en crise.

Libération d’une soixantaine de militants de l’opposition au Cameroun

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