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Les régulateurs britannique et européens s'emparent du dossier Cambridge Analytica


Mark Zuckerberg dans les locaux de Facebook, Memlo Park, Californie, le 27 septembre 2015

Les autorités européennes et britanniques chargées de la protection des données ont décidé d'enquêter sur la société Cambridge Analytica, accusée d'avoir illégalement acquis des données d'utilisateurs de Facebook, dont le patron vient d'être convoqué par des parlementaires britanniques.

Les autorités chargées de la protection des données dans les pays de l'UE "vont discuter du sujet durant une réunion" mardi à Bruxelles du "G29", leur instance de coopération européenne, a indiqué la Commission européenne, dont une représentante à Washington va demander mardi des "clarifications" à Facebook.

Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a de son côté annoncé lundi que les eurodéputés allaient "enquêter pleinement" sur cette "violation inacceptable des droits à la confidentialité des données", révélée par le New York Times et The Observer, l'édition dominicale du quotidien britannique The Guardian.

Au Royaume-Uni, l'Information Commissionner's Office (ICO), autorité indépendante chargée de réguler le secteur et de protéger les données personnelles, a demandé l'autorisation d'enquêter au sein de l'entreprise afin de pouvoir "fouiller les serveurs, effectuer une vérification des données".

Le régulateur britannique a affirmé qu'il avait demandé dès le 7 mars à Cambridge Analytica d'accéder à ses dossiers et données mais n'avoir pas obtenu de réponse "dans les délais impartis".

Elizabeth Denham, à la tête de l'ICO, a précisé avoir demandé et obtenu du réseau social Facebook qu'il arrête sa propre enquête sur Cambridge Analytica car elle pouvait potentiellement compromettre celle du régulateur.

Jugeant que Facebook a jusqu'ici "constamment sous-estimé le risque" d'acquisition de données personnelles d'utilisateurs sans leur consentement et a fourni des réponses "trompeuses", une commission parlementaire britannique a elle demandé mardi à son patron Mark Zuckerberg de venir s'expliquer devant elle. Et lui a donné jusqu'à lundi pour répondre.

Cambridge Analytica (CA) a de son côté "nié fermement" avoir récupéré sans leur consentement les données de 50 millions d'utilisateurs de Facebook afin de peser dans la campagne présidentielle de Donald Trump.

Avec AFP

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