Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Facebook toujours en forme mais ses usagers y passent moins de temps

Mark Zuckerberg en Californie, le 27 septembre 2015.

Facebook est toujours en grande forme financièrement mais ses plus de 2 milliards d'utilisateurs ont passé moins de temps sur le réseau fin 2017, en raison des changements apportés par le réseau social, engagé dans une réforme de ses contenus.

Notant que 2017 a été une année "forte" pour le groupe, son patron Mark Zuckerberg a aussi relevé qu'elle avait été "difficile", citant "le débat autour de l'utilité des réseaux sociaux" et "les usages détournés de (la) plateforme, notamment l'ingérence d'autres Etats, la diffusion d'informations fausses, sensationnalistes et clivantes".

"L'une des choses les plus importantes que nous pouvons faire c'est de nous assurer que nos services ne sont pas juste amusants à utiliser mais qu'ils sont également bons pour la société", a assuré M. Zuckerberg lors d'une conférence téléphonique avec des analystes consacrée aux résultats.

Les critiques pleuvent depuis plus d'un an sur les réseaux sociaux, en particulier Facebook, accusés d'avoir laissé pulluler la désinformation --en particulier pendant la campagne présidentielle américaine de 2016--, d'être dangereux pour la démocratie ou encore d'entretenir une addiction décérébrante du public.

Décidé à contrer ces critiques, Facebook s'est lancé dans des réformes de ses contenus, dont certaines, comme la limitation des vidéos virales, sont intervenues fin 2017.

Des modifications qui ont entraîné une baisse de 5% du temps passé sur le réseau au dernier trimestre, a précisé M. Zuckerberg, qui a aussi relevé une baisse du nombre d'usagers actifs quotidiens aux Etats-Unis et au Canada entre le troisième et le quatrième trimestre.

"Aider les gens à communiquer est plus important que de les pousser à passer le plus de temps possible sur Facebook", a assuré M. Zuckerberg, qui s'attend à ce que la tendance à la baisse du temps passé sur sa plateforme se poursuive.

D'autant que depuis le début de l'année, le groupe a annoncé de nouvelles réformes, comme la limitation des publications institutionnelles (médias, marques...) au profit des publications d'amis et famille.

En résumé, ont expliqué les responsables de Facebook, il s'agit de faire primer la qualité sur la quantité, les interactions entre utilisateurs plutôt que la consommation "passive" de contenus.

Ces éléments ont dans un premier temps effrayé les investisseurs, le titre perdant jusqu'à 5% dans les échanges électroniques après la clôture de Wall Street.

'Bon pour les affaires'

Le groupe a aussi beaucoup plus dépensé en 2017 qu'en 2016, notamment via des embauches pour lutter contre les contenus problématiques. Le groupe compte 25.105 employés, 47% de plus qu'à fin 2016. Les dépenses (vidéo, sécurité, recherche...) devraient encore augmenter en 2018.

Mais, ont martelé les responsables, ces investissements et ces changements dans les contenus "aideront (Facebook) à bâtir une communauté plus forte". "Ce sera bon pour les affaires à long-terme", a assuré Mark Zuckerberg.

Plus concrète, la numéro deux Sheryl Sandberg a expliqué que miser sur la qualité et non la quantité de temps passé sur Facebook aurait à terme un impact positif sur la "monétisation", à savoir sur les revenus publicitaires.

Des assurances qui ont permis au titre d'effacer ses pertes: il avançait même de 1,30% à 189,32 dollars vers 00H50 GMT (jeudi).

Facebook a par ailleurs confirmé sa bonne santé financière. Le bénéfice net du quatrième trimestre ressort à 4,3 milliards de dollars, en hausse de 20%, amputé pourtant par une charge fiscale exceptionnelle de 2,27 milliards liée à la réforme des impôts votée en décembre. Sur toute l'année 2017, le bénéfice net a bondi de 56% à presque 16 milliards de dollars.

En terme de chiffre d'affaires, il a bondi 47% à 13 milliards de dollars sur le trimestre. Sur l'année, il a dépassé les 40,6 milliards (+47% également). Le nombre d'utilisateurs actifs mensuels est conforme aux attentes, à 2,13 milliards (+14%).

Les recettes publicitaires mobiles, moteur du groupe, ont représenté 11,4 milliards de chiffre d'affaires trimestriel (+57%), soit 89% des recettes publicitaires totales (12,8 milliards) au quatrième trimestre, contre 84% à la même période de 2016.

Avec AFP

See all News Updates of the Day

Joe Biden, désormais dans la course à la présidence des Etats-Unis

Joe Biden, désormais dans la course à la présidence des Etats-Unis
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:30 0:00

Le chef du Pentagone disculpé de toute faute dans ses liens avec Boeing

Le ministre de la Défense par intérim, Patrick Shanahan, au centre, accompagné du Chef d'état- major, le général Joseph Dunford, à gauche, et du secrétaire en charg de l'armée de l'Air (Air Force), Heather Wilson, devant le Comité des services armés du Sénat.

Le ministre américain de la Défense par intérim Patrick Shanahan a été disculpé jeudi de toute violation des règles d'éthiques du Pentagone à l'issue d'une enquête interne sur ses liens avec son ancien employeur Boeing, chez qui il a passé 30 ans.

M. Shanahan "a pleinement respecté ses engagements et ses obligations éthiques en ce qui concerne Boeing et ses concurrents", a indiqué dans un communiqué l'Inspecteur général du ministère de la Défense, un organisme indépendant chargé des enquêtes internes sur cette administration tentaculaire.

Cette annonce ouvre la voie à une éventuelle nomination par le président Donald Trump de M. Shanahan au poste de ministre de la Défense, qui devra être confirmée par le Sénat.

Dans une plainte déposée en mars, l'organisation Citoyens pour la responsabilité et l'éthique à Washington (CREW) avait demandé à l'Inspecteur général d'ouvrir une enquête à la suite d'informations rapportées par le site d'informations Politico sur des propos que M. Shanahan aurait tenus en privé en faveur de Boeing et au détriment de son concurrent Lockheed Martin.

"Par sa conduite et ses commentaires, le ministre par intérim pourrait avoir violé les règles d'éthique du Pentagone", indiquait le groupe.

A son arrivée en juin 2017 en tant que numéro deux du ministre de la Défense Jim Mattis, M. Shanahan avait signé un accord avec le Pentagone par lequel il s'engageait à ne participer à aucune discussion concernant Boeing.

Outre M. Shanahan lui-même, l'inspecteur général a précisé avoir entendu 33 témoins, consulté 5.600 pages de documents publics et 1.700 pages de documents classés secret-défense.

"Nous n'avons confirmé aucune des allégations", précise le rapport. "Nous avons déterminé que M. Shanahan n'a pas fait les commentaires qui lui étaient attribués, n'a pas fait la promotion de Boeing, et n'a pas dénigré ses concurrents".

"Le bureau de l'inspecteur général a pris ces accusations au sérieux", a souligné l'inspecteur général Glenn Fine. "Les témoignages démontrent que M. Shanahan a pleinement respecté ses obligations et ses engagements éthiques à l'égard de Boeing et ses concurrents."

M. Shanahan a été propulsé à la tête du Pentagone lorsque M. Mattis a démissionné avec fracas en décembre pour protester contre le retrait de Syrie décidé unilatéralement par le président Donald Trump.

M. Trump n'a toujours pas nommé de candidat pour succéder à Jim Mattis.

Le Monde Aujourd’hui à Khartoum, à Kinshasa, à Washington

Le Monde Aujourd’hui à Khartoum, à Kinshasa, à Washington
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:30:00 0:00

L'ancien vice-président démocrate Joe Biden à la conquête de la Maison Blanche

L'ancien vice-président démocrate Joe Biden à la conquête de la Maison Blanche
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:06 0:00

Le rapport Mueller en images

Le rapport Mueller en images
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:50 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG