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Calais : 2 000 personnes manifestent en soutien aux migrants

Le chef du parti travailliste britannique Jeremy Corbyn, au centre, rend visite au camp de migrants de Calais, samedi 23 janvier 2016. (AP Photo/Michel Spingler)

Les protestataires réclamaient des "conditions d'accueil dignes" pour les migrants et réfugiés de la "Jungle" de Calais, considérée comme le plus grand bidonville de France.

Anglais, Français, Belges, Italiens: quelque 2.000 personnes ont manifesté samedi à Calais pour réclamer des "conditions d'accueil dignes" pour les milliers de migrants massés dans un campement sauvage aux abords de cette ville portuaire du nord de la France, a rapporté une journaliste de l'AFP.

"Nous sommes ici pour exprimer notre solidarité envers les migrants et pour dénoncer l'inactivité de l'Etat français qui n'a pas la volonté d'assurer une vie meilleure aux réfugiés. Il y a une tragédie humaine qui se joue ici", a affirmé Rino, étudiant italien de 22 ans, venu de Paris en bus.

"Réfugiés bienvenu", "Calais, Lesbos, Lampedusa, nos frontières tuent", "Ouvrez les frontières, laissez-les entrer", pouvait-on lire sur des pancartes.

Jean-Baptiste, 26 ans, est venu de Bruxelles pour "protester contre la politique des Français et des Anglais et réclamer des conditions d'accueil dignes".

"Je me sens solidaire avec les migrants et je pense que c'est vraiment important de leur montrer", a affirmé de son côté Iman, 24 ans, venue de Londres.

"Je suis heureux de voir ces personnes venir ici, nous soutenir, car leur présence pourrait faire pression sur l'Union européenne et changera peut-être la situation ici, à Calais", a affirmé Baraa, un réfugié d'origine syrienne de 21 ans qui a pris part à la manifestation.

Plusieurs collectifs de sans papier, venus de Paris, étaient également présent, tout comme des responsables politiques de gauche et d'extrême gauche.

"On ne peut pas laisser cette situation perdurer ici. Les gens vivent dans des conditions inadmissibles", a dénoncé l'eurodéputée écologiste française Karima Delli, appelant le gouvernement socialiste de Manuel Valls "à prendre toutes les mesures qu'il faut pour régulariser cette situation".

Environ 4.000 migrants, venus majoritairement d'Afrique de l'Est, du Moyen-Orient et d'Afghanistan, vivent dans la "Jungle" de Calais, considérée comme le plus grand bidonville de France, dans l'espoir de gagner le Royaume-Uni, qu'ils voient comme un eldorado.

Le 11 janvier, un centre d'accueil composé de 125 conteneurs chauffés de 12 places pouvant accueillir 1.500 migrants a été inauguré sur place.

Parallèlement à la manifestation de Calais, le chef de l'opposition britannique, le travailliste Jeremy Corbyn, s'est rendu à une quarantaine de kilomètres de la ville dans un autre camp de migrants, dans lequel survivent quelque 2.500 migrants.

M. Corbyn s'est entretenu sur place avec les nombreux bénévoles, notamment britanniques, selon plusieurs sources associatives.

AFP

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Les pays membres de l'OIT ratifient une convention sur le travail des enfants

Un membre du personnel de l'OIT debout à côté d'un panneau montrant le logo de l'OIT, avant l'ouverture de la 95e Assemblée de l'Organisation internationale du travail (OIT) au siège européen des Nations Unies à Genève , Suisse, mercredi 30 mai 2007. (KEYSTONE / Salvatore Di Nolf

Vingt-et-un ans après son élaboration, une convention visant à éradiquer les pires formes de travail des enfants a été adoptée par l'ensemble des 187 États membres de l'Organisation internationale du travail, avec la ratification mardi de Tonga.

"Pour la première fois dans l'histoire de l'OIT, une convention internationale du travail a été ratifiée par tous les États membres, la convention 182 sur les pires formes de travail des enfants, après sa ratification par le royaume de Tonga", un État polynésien (Pacifique Sud), a annoncé Guy Ryder, le directeur général de l'OIT lors d'une conférence de presse en ligne.

Pour Guy Ryder, cela "reflète un engagement mondial selon lequel les pires formes de travail des enfants, telles que l'esclavage, l'exploitation sexuelle, l'utilisation des enfants dans les conflits armés ou d'autres travaux dangereux ou illicites qui compromettent la santé, la moralité et le bien-être psychologique des enfants, n'ont pas leur place dans notre société".

Si théoriquement, désormais "tous les enfants du monde entier bénéficient d'une protection juridique essentielle contre les pires formes de travail des enfants", le directeur général de l'OIT a reconnu qu'il restait "d'énormes défis" à surmonter.

Selon une étude conjointe de l'Organisation des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et de l'OIT, institution spécialisée de l'ONU, le nombre d'enfants qui travaillent dans le monde a diminué de 94 millions depuis 2000.

Cependant, 152 millions d'enfants restaient contraints au labeur, dont 73 millions accomplissaient des travaux dangereux, selon les dernières estimations de l'OIT portant sur la période 2012-2016.

Et les progrès dans la réduction de ce nombre "ralentissent" aujourd'hui, voire pourraient être anéantis par la pandémie de Covid-19.

La crise découlant de la pandémie risque de conduire pour la première fois en vingt ans à une hausse globale du travail des enfants, avec des millions supplémentaires forcés de travailler quand leurs familles plongent dans la pauvreté, a déjà averti l'ONU.

Soixante-dix pour cent de l’ensemble du travail des enfants concernent l’agriculture et sont essentiellement liés à la pauvreté et aux difficultés de leurs parents à trouver un travail décent.

Selon le texte de la convention, "tout pays qui (la) ratifie doit prendre des mesures immédiates et efficaces pour assurer l'interdiction et l'élimination des pires formes de travail des enfants et ce, de toute urgence".

Parmi ces pires formes, sont compris notamment, l'esclavage, la servitude pour dettes, le travail forcé ou obligatoire, y compris en vue de leur utilisation dans des conflits armés, toute activité illicite (prostitution, pornographie, production et trafic de stupéfiants) ou nuisible à la santé, la sécurité ou la moralité de l'enfant.

"Lorsqu'un pays s'engage légalement à agir d'une certaine manière, cela nous donne un véritable levier pour progresser", a estimé M. Ryder.

"Cela fait une différence mais ce n'est pas une solution miracle", a-t-il reconnu.

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