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Burkina: une trentaine de soldats de l'unité putschiste dissoute manquent à l'appel

Des militaires de l'ex-RSP s'en prennent aux journalistes et aux passants à Ouagadougou, Burkina Faso, 20 septembre 2015.

Une "trentaine" d'hommes de l'ex-RSP, dissous le 25 septembre après l'échec du coup d'Etat au Burkina Faso, n'ont pas encore rejoint leurs nouveaux postes, a annoncé le gouvernement burkinabè mercredi.

"Tous les éléments de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) n'ont pas encore rejoint leurs corps d'affectation. Il y a donc des gens qui sont encore dans la nature. Il y a des armes qui n'ont pas encore été retrouvées", a déclaré le secrétaire général du ministère de la Défense, le colonel-major Alassane Moné lors de la conférence de presse hebdomadaire du gouvernement.

"Mais la plupart des éléments du RSP ont rejoint" leur nouvelle affectation, a poursuivi l'officier supérieur.

Le RSP était l'ancienne garde prétorienne du président déchu Blaise Compaoré, chassé par la rue après 27 ans au pouvoir en octobre 2014. Fort de 1300 hommes, le RSP, considéré comme une "armée dans l'armée", a perpétré un putsch le 17 septembre contre le gouvernement de transition, qui a finalement échoué.

"Au niveau du Groupement central des armées, sur 207 (soldats) affectés 204 ont rejoint, il n'y a que trois qui n'ont pas encore rejoint. Au niveau de l'Armée de terre, sur 1141, il y a environ une trentaine qui n'ont pas encore rejoint", a-t-il détaillé, indiquant que les hommes manquants étaient recherchés par les forces de sécurité.

Une vingtaine de militaires, essentiellement du RSP, parmi lesquels une quinzaine d'officiers, ont été mis aux arrêts pour leur implication présumée dans le putsch.

Le général Gilbert Diendéré, ancien chef d'Etat-major particulier de M. Compaoré et l'ex-ministre des Affaires étrangères Djibrill Bassolé ont été inculpés mardi d'"attentat à la sûreté de l'Etat" et "haute trahison". Ils sont incarcérés à la maison d'arrêt et de correction des armées, au Camp Sangoulé Lamizana, à l'ouest de la capitale.

"Dorénavant, ils sont considérés comme de véritables présumés coupables", a déclaré le ministre des Transports, le magistrat René Bagoro, assurant que "toutes les mesures ont été prises pour que ces personnes puissent jouir de leurs droits à la défense".

L'histoire du Burkina Faso, pays sahélien pauvre de 17 millions d'habitants, a été marquée par de nombreux coups d'Etat militaires depuis l'indépendance en 1960.

Des élections présidentielle et législatives initialement prévues pour le 11 octobre et qui doivent refermer la période de la transition ont été repoussées de "plusieurs semaines".

Avec AFP

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Soudan : grève générale en préparation après l'impasse politique

La police dispersent des manifestants à coup de gaz lacrymogène à Khartoum, Soudan, 24 février 2019.

Les chefs de la contestation au Soudan ont annoncé mardi leur intention d'organiser à une date indéterminée une "grève générale", après l'impasse dans les négociations avec les militaires au pouvoir sur la transition politique.

Les discussions lundi soir n'ont pas abouti à un accord sur la présidence et le taux de représentation, entre civils et militaires, au sein du futur Conseil souverain censé assurer la transition, plus d'un mois après le renversement du chef de l'Etat Omar el-Béchir.

"Afin de parvenir pleinement à la victoire, nous appelons à une grande participation à une grève politique générale", a annoncé l'Association des professionnels soudanais (SPA) dans un communiqué, sans fixer de date pour cette grève.

Acteur clé de l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance du mouvement de protestation déclenché en décembre 2018, la SPA a qualifié cette grève de "devoir révolutionnaire", appelant les manifestants à "la désobéissance civile".

Depuis le 6 avril, des milliers de Soudanais participent à un sit-in devant le QG de l'armée pour réclamer le transfert du pouvoir aux civils. La poursuite de ce mouvement est "une garantie fondamentale pour réaliser les objectifs de la révolution", a ajouté la SPA.

L'organisation, qui réunit des associations de professionnels, a publié des photos d'employés de la Sudanese French Bank brandissant un hashtag en arabe "grève générale".

Madani Abbas, un responsable de l'ALC, a indiqué que les dates des mouvements de grève et de désobéissance civile seraient "annoncées plus tard".

Il a ajouté que l'ALC se réunirait mardi "pour discuter des développements après la réunion avec le Conseil militaire".

Malgré les désaccords, les deux camps ont annoncé dans un communiqué commun après les dernières discussions qu'ils souhaitaient poursuivre le dialogue pour parvenir "à un accord répondant aux aspirations du peuple soudanais".

A la tête d'un régime autoritaire pendant près de 30 ans, M. Béchir a été destitué et arrêté par l'armée le 11 avril sous la pression du mouvement de contestation inédit.

Les étudiants dans la rue au lendemain d'un discours du patron de l'armée

La police algérienne monte la garde lors d'une manifestation à Alger, la capitale, le 4 mars 2019, contre la candidature du président Abdelaziz Bouteflika, en difficulté, à un cinquième mandat.

Quelque 2.000 étudiants et enseignants manifestent mardi à Alger pour réaffirmer leur rejet de la présidentielle prévue le 4 juillet, au lendemain des vetos opposés à la contestation par l'armée, désormais au centre du jeu politique, a constaté un journaliste de l'AFP.

Face à un fort déploiement policier les empêchant de se rassembler sur le parvis de la Grande Poste, point de ralliement de la contestation dans le centre de la capitale, et de se diriger vers l'Assemblée nationale et le tribunal, étapes prévues du cortège, les étudiants se sont rendus devant le Palais du gouvernement, siège des services du Premier ministre et du ministère de l'Intérieur.

Devant le bâtiment, bouclé par les forces de l'ordre, de brèves échauffourées ont éclaté avec les policiers qui ont fait usage de matraques et de gaz lacrymogène pour repousser les étudiants. Ceux-ci ont fini par faire demi-tour et continuent en début d'après-midi à marcher dans les rues du centre d'Alger, selon le journaliste de l'AFP.

"Pas d'élections, bande de mafieux", "un Etat civil, pas un Etat militaire", scandent-ils notamment. Plusieurs slogans visent directement le chef d'état-major de l'armée, le général Ahmed Gaïd Salah, tels que "Gaïd Salah dégage !" et "Peuple et armée sont frères, mais Gaïd Salah avec les traîtres".

Devenu de facto l'homme fort du pays depuis la démission le 2 avril, après 20 ans à la tête de l'Etat, du président Abdelaziz Bouteflika, sous les pressions de la rue et de l'armée, le général Gaïd Salah a à nouveau opposé lundi, dans un discours, une fin de non-recevoir aux deux principales revendications du mouvement dont l'Algérie est le théâtre depuis le 22 février.

Il a ainsi demandé le maintien de la présidentielle prévue le 4 juillet pour élire un successeur à M. Bouteflika et estimé "irraisonnable" et "dangereux" la revendication d'un départ préalable des personnalités du "système" au pouvoir.

Selon plusieurs médias algériens, des étudiants manifestent également dans plusieurs villes universitaires, à Oran et Constantine, 2e et 3e villes du pays, mais aussi à Béjaia, Tizi Ouzou, Bouira, dans la région de Kabylie (nord) ou encore Sétif (nord-est), Sidi Bel Abbès, Mostaganem et Tlemcen (nord-ouest).

Ebola persiste à Beni

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