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Michel Kafando à VOA Afrique : "Vous ne pouvez pas aller à des élections dans une confusion"

Michel Kafando sur VOA Afrique
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Michel Kafando sur VOA Afrique

Le président de la transition du Burkina Faso, Michel Kafando, a pris part à la 70è Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies. Un discours reconnaissant envers la commaunaute internationale, axé sur la liberté et la démocratie.

Comment vous sentez vous depuis le rétablissement dans vos fonctions et ces derniers événements ?

Michel Kafando : “Ça a été une épreuve douloureuse d'abord pour ma personne, je vous rassure tout de suite que je n ai pas été molesté. Je n'ai pas subi de sévices. Mais j'en ai souffert moralement parce que là où je pensais qu'au Burkina on avait fini par comprendre que les coups d'Etat ne servent à rien et sont surtout contre l’intérêt des peuples, là où je pensais que cela ne pourrait plus se produire, nous avons vu le contraire.”

Que va t-il advenir du général Diendéré et des autres protagonistes de ce coup d'Etat ?

Michel Kafando : “Mais n'oubliez pas que le général Diendéré, dans l’une de ses déclarations, avait bien dit qu’il était prêt à se soumettre à la justice. Donc très bientôt la justice va se saisir de cette situation là. Maintenant à coté de celà nous avons une commission d’enquête chargée de voir aussi quelles sont les différentes implications dans ce coup d’Etat. Autant nous connaissons les membres de la junte, autant nous ignorons les complicités, surtout les complicités civiles qui ont participé à ce coup. Donc cette commission poursuit son travail. Au total dans un mois je pense que nous serons fixés et nous verrons comment aller à la procédure judiciaire.”

Et quid des autres éléments qui formaient le RSP, ce régiment d’élite ?

Michel Kafando : “A l’heure actuelle nous avons à faire face à beaucoup de défis. Nous avons des défis extérieurs, c'est-à-dire le terrorisme à nos frontières. Donc voilà des gens qui pourront servir dans nos unités déjà positionnées à nos frontières. Nous avons aussi la sécurité intérieure, surtout à l’approche des élections. Donc tout ceci faisant, en dehors de ceux qui seront convaincus d'avoir trempé dans ce coup d’Etat et qui devront répondre devant la justice, ceux-là qui n’ ont vraiment pas pris part à quoique ce soit, seront comme on dit "recasés".

Savez vous quand se tiendront les élections présidentielles, maintenant que la transition a été rétablie ?

Michel Kafando : “Je ne peux pas vous dire maintenant quel sera le chronogramme, forcément il y aura un nouveau chronogramme, parce que vous savez il y a quand même un certain nombre de choses qui se sont produites avec ce coup d'Etat. Nous avons des familles endeuillées, nous n'avons pas encore enterré les victimes qui se trouvent êre essentiellement des jeunes. Nous avons à leur rendre un hommage national, comme il se doit. Nous avons surtout à privilégier la sécurisation. Je ne vous cache pas qu’il y en a certains du RSP qui n’ ont pas encore été arrêtés. On ne sait pas. On en a arreté beaucoup mais il faut être sûr qu’il n’ y en a pas qui se sont évadés avec les armes. Donc tout cela demande à ce qu' il y ait une plus grande sécurisation du Burkina, parce que vous ne pouvez pas aller à des élections dans une confusion, il faut qu’on soit sûr que quand on organise les élections, les bureaux de vote ne seront pas dans l’ insécurité. Donc il y a tout celà à régler. Nous avons aussi le problème de l’ Armée en général, car maintenant il faut que l’Armée nationale devienne vraiment professionnelle. Plus d’immixtion de l’Armée dans la politique, plus d’immixtion d’unités d’élite en dehors de l’Armée nationale. Donc c'est tout celà que nous devons examiner avant d’établir le nouveau chronogramme."

Dernière question, est-ce que ce coup d’ Etat va mettre à nouveau le voile sur l’ enquête concernant la mort de Thomas Sankara ?

Michel Kafando : "La procédure se poursuit. Elle sera certainement d’autant plus intéressante maintenant que tout le monde sait que le général Diendéré a participé à l aventure qui a coûté la vie au président Sankara, donc peut-être que nous aurons aussi de ce côté des données qui vont nous permettre de boucler le dossier Sankara. Nous sommes déterminés et nous continuons dans ce sens."

Propos recueillis par Tatiana Mossot

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Les intempéries les plus meurtrières en Afrique australe depuis 20 ans

Zimbabwe Cyclone

L'Afrique australe a plusieurs fois été meurtrie par des tempêtes et inondations, comme lors du cyclone Idai qui vient de dévaster le Mozambique et le Zimbabwe. Rappel des intempéries les plus meurtrières des vingt dernières années :

- La plus meurtrière au Mozambique en 2000 -

En février et mars 2000, des inondations sans précédent depuis un demi-siècle au Mozambique font quelque 800 morts, au moins 50.000 sans-abri et affectent environ deux millions de personnes sur une population de 17 millions.

Les provinces les plus touchées sont Maputo, Gaza et Inhambane (sud). Cette catastrophe, à laquelle s'ajoutent les effets du passage du cyclone Eline, porte un coup sévère à l'économie du pays. Eline tue également 130 personnes à Madagascar.

En janvier et février 2013, de nouvelles inondations dans la province de Gaza font plus d'une centaine de morts et environ 250.000 sinistrés, emportant routes, hôpitaux et maisons.

En janvier 2015, le Mozambique connaît une autre catastrophe majeure: après de fortes précipitations, le fleuve Licungo, qui sépare le pays en deux, monte subitement de 12 mètres, dévastant la province de Zambézie (centre), plongeant la moitié nord du pays dans le noir et coupant l'axe autoroutier Nord-Sud, ce qui complique l'acheminement de l'aide humanitaire. Ces inondations font près de 160 morts (hors cas de choléra) et 177.000 sinistrés. Au Malawi voisin, des crues tuent 176 personnes.

- 2004 : Madagascar -

En mars 2004 à Madagascar, le cyclone Gafilo dévaste le nord et l'ouest faisant au moins 241 morts, ainsi que plus de 300.000 sans-abri.

L'île est fréquemment frappée par de nombreux cyclones et tempêtes tropicales, comme Géralda en février 1994 (au moins 200 morts, 500.000 sinistrés) et Gretelle en janvier 1997 (152 morts, 60.000 sans-abri).

- 2016-2017 : Zimbabwe -

Entre décembre 2016 et février 2017, le Zimbabwe, déjà touché par la sécheresse, subit des inondations qui font au moins 246 morts. Plus de 2.000 personnes sont déplacées.

S'ensuit une recrudescence du paludisme, qui provoque 150 morts en deux mois.

Les intempéries les plus meurtrières des dernières décennies sur l'ensemble du continent africain ont frappé entre octobre 1997 et janvier 1998 une vaste zone englobant la Somalie, l'Ethiopie, le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda. De gigantesques inondations, suite à des pluies torrentielles causées par El Niño, une anomalie océanique et atmosphérique qui s'empare du Pacifique tropical, qui perturbe tous les trois à sept ans températures, courants et précipitations, avaient alors affecté ces cinq pays pendant trois mois, faisant plus de 6.000 morts.

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