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Un commissaire de police tué dans le nord-ouest


Des soldats patrouillent à Ouagadougou au Burkina Faso le 20 septembre 2015.

Un commissaire de police a été tué jeudi soir lors d'une attaque à Sanaba, localité de la province du Banwa, dans le nord-ouest du Burkina Faso, a-t-on appris vendredi de sources sécuritaires.

"Le commissariat de police de district de Sanaba, dans la région de la boucle du Moumouni, a été la cible d'une attaque armée aux environs de 19h00 (GMT et locales). Malheureusement, le commissaire de police a été mortellement touché", a indiqué une source sécuritaire à l'AFP.

Selon un officier de police, "l'attaque a été menée par un groupe d'une quinzaine d'individus à bord de motocyclettes et lourdement armés".

"Les éléments ont tenu avec les moyens qu'ils avaient. On a enregistré de nombreux dégâts occasionnés par un incendie", a expliqué cette source, toujours sous le couvert de l'anonymat, qui a plaidé "pour un équipement adapté et adéquat des forces de police face aux terroristes qui ont parfois une grande puissance de feu".

Les forces de défense et de sécurité sont mal équipées et mal entraînées, selon l'avis de nombreux observateurs et d'un grand nombre de leurs membres. Ils manquent souvent de munitions et ont peu de véhicules.

Le Burkina Faso est pris depuis près de 5 ans dans une spirale de violences attribuées à des mouvements jihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d'autres au groupe Etat islamique.

Lundi, un policier a été tué dans l'attaque d'un poste à Karentenga, dans la province du Bam, dans le nord du pays.

Fin septembre, cinq soldats ont été tués lors d'une embuscade contre une patrouille aux environs de Toeni, toujours dans la région de la Boucle du Mouhoun.

Depuis début 2015, les attaques jihadistes, de plus en plus fréquentes et meurtrières, en particulier dans le nord et l'est, ont fait près de 630 morts selon un décompte de l'AFP et occasionné près de 500.000 déplacés internes et refugiés, selon l'ONU.

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