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L'ex-parti au pouvoir au Burkina dénonce des "attaques" contre ses partisans


L'entrée du siège de l'ancien parti au pouvoir du Burkina Faso, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), à Ouagadougou.
L'entrée du siège de l'ancien parti au pouvoir du Burkina Faso, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), à Ouagadougou.

Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti du président burkinabè déchu Blaise Compaoré, a dénoncé dimanche à Ouagadougou des "attaques" et des "menaces" contre les domiciles des membres du parti.

"Au cours des dernières semaines, nous avons assisté à la recrudescence assez troublante d'attaques et de menaces variées contre les domiciles des membres de la direction du CDP où de leurs proches", a affirmé le président du parti, Léonce Koné, lors d'une conférence de presse.

Il y a eu également "une intrusion d'hommes de main dissimulés derrière des cagoules qui sont entrés au domicile de la mère du camarade Eddie Komboigo (ex-président du parti), brutalisant cette dame d'un certain âge et blessant l'un de ses fils", a ajouté M. Koné. "Quelque temps auparavant, le domicile du camarade Achille Tapsoba, un des premiers responsables du CDP, avait subi aussi une attaque, tout comme celui d'un ancien ministre, où un projectile a été lancé violemment contre la fenêtre d'une chambre, risquant de blesser les occupants".

En septembre dernier, le CDP avait reporté sine die son congrès extraordinaire devant renouveler ses structures, s'estimant victime de "répression" et "d'acharnement" du régime du président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré.

De nombreux cadres et leaders du CDP sont incarcérés ou poursuivis en justice pour des cas présumés de "détournements de deniers publics", ou pour leur implication présumée dans le putsch manqué de septembre 2015 mené par le régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'ancienne garde prétorienne de M. Compaoré.

En outre, tous les membres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré sont poursuivis devant la Haute cour de justice pour leur implication présumée dans la répression de l'insurrection populaire pour avoir participé au Conseil extraordinaire des ministres du 29 octobre 2014 au cours duquel ils avaient décidé de faire appel à l'armée pour réprimer les manifestants.

Avec AFP

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