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Brexit: May attendue sur le résultat des discussions avec Bruxelles

La Première ministre britannique Theresa May prononce un discours lors de sa visite à Grimsby, dans le Lincolnshire, en Grande-Bretagne, le 8 mars 2019. Christopher Furlong / Pool via REUTERS -

Theresa May doit révéler lundi le résultat des discussions menées pour tenter d'obtenir des modifications à l'accord de divorce avec l'Union européenne, à la veille d'un vote crucial des députés britanniques et à moins de trois semaines de la date prévue du Brexit.

Il y a deux mois, la Chambre des communes avait rejeté à une majorité massive l'accord conclu fin novembre par la dirigeante conservatrice avec Bruxelles, la renvoyant à la table des négociations.

Mais alors que les députés se préparent à voter une seconde fois sur le texte, il apparaît de plus en plus que Mme May n'aura pas grand chose à leur présenter, ouvrant la voie à une nouvelle défaite humiliante.

Des discussions techniques se sont poursuivies tout au long du week-end dans la capitale belge, mais n'ont donné lieu à aucune annonce.

Mme May se tient cependant prête à se rendre dans la journée à Bruxelles pour valider toute avancée.

Le principal point d'achoppement des discussions réside dans le "filet de sécurité", un dispositif de dernier recours visant à éviter le retour d'une frontière physique en Irlande du Nord, afin de préserver les accords de paix de 1998 et l'intégrité du marché unique européen. Il consiste à créer un "territoire douanier unique", englobant l'UE et le Royaume-Uni, ce que rejettent les partisans d'une rupture nette avec l'UE.

Les dirigeants européens ont refusé de rouvrir les négociations sur le texte de l'accord de divorce. Vendredi, le négociateur en chef de l'UE sur le Brexit Michel Barnier a déclaré être prêt à "donner une force juridique" contraignante, par le biais d'un "communiqué interprétatif conjoint", à l'engagement maintes fois répété de tout faire pour que le "backstop" ne s'éternise pas.

- "Ils ont échoué" -

Dans ces circonstances, "il est inévitable que cet accord de retrait inchangé sera rejeté une nouvelle fois", ont prédit dans le Sunday Telegraph le député conservateur Steve Baker et son collègue Nigel Dodds, du petit parti nord-irlandais DUP, allié de Mme May au Parlement.

Le porte-parole sur le Brexit du Labour, principal parti d'opposition, Keir Starmer, a lui raillé "huit semaines d'échec" dans les discussions avec Bruxelles, qui ont mené "strictement nulle part".

Un rejet de l'accord pourrait signifier que le Royaume-Uni quittera l'UE dans le chaos le 29 mars, après 46 ans d'une relation souvent houleuse. Il pourrait aussi aboutir à un report de la sortie.

Si le texte devait effectivement être rejeté une nouvelle fois mardi, Mme May a décidé d'organiser un vote mercredi sur la possibilité de sortir de l'UE sans accord.

Si les députés refusent cette option, ils voteront jeudi sur une proposition de report "limité" du Brexit, au-delà du 29 mars. Mais les 27 pays de l'UE devront donner leur accord et les dirigeants européens ont prévenu que pour être accepté, tout report devra être dûment justifié.

Le ministre des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, a tenté de rappeler à l'ordre les députés conservateurs, prédisant des "conséquences dévastatrices" pour sa famille politique en cas de nouveau rejet de l'accord.

"Nous avons une opportunité de sortir (de l'UE) le 29 mars, il est très important de la saisir", a-t-il dit sur la BBC, mettant en garde contre ceux qui veulent arrêter le processus.

"Si nous échouons, les gens diront +voici le parti qui a promis de mener à bien le Brexit, nous les avons portés au pouvoir, et ils ont échoué+", a-t-il ajouté.

Vendredi, Mme May avait envoyé le même message aux élus britanniques. "Soutenez cet accord et le Royaume-Uni sortira de l'Union européenne. Rejetez-le et personne ne sait ce qui se produira", a-t-elle dit. "Nous pourrions rester dans l'UE encore de nombreux mois. Nous pourrions sortir sans la protection d'un accord. Nous pourrions ne jamais sortir".

Avec AFP

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Neymar revient au PSG dans un contexte tendu

Neymar Junior (Twitter/ Neymar Jr)

Il est de retour, dans un climat lourd : Neymar a retrouvé le PSG lundi, alors que son club l'attendait il y a une semaine et que les récents propos du crack sur la "remontada" font polémique.

"Il se présentera lundi au club", avait indiqué à l'AFP dimanche un membre de son service de presse. Dont acte. Le joueur le plus cher du monde (222 M EUR) "est arrivé lundi matin vers 9h10", a d'abord révélé RMC, pour une séance prévue à huis clos.

L'attaquant brésilien, qui arbore désormais une coupe de cheveux blond platine, a "pris un vol de Sao Paulo dimanche soir avant d'atterrir à Paris vers 7h30 ce lundi", selon ce média. Il était accompagné "de son photographe personnel et ami Gil Cebola" pour son retour au Camp des Loges, le centre d'entraînement du club dans les Yvelines, selon Le Parisien.

Le joueur s'est ensuite contenté de publier sur ses réseaux sociaux des photos de lui en train de faire différents exercices en salle, sous la supervision d'un membre de l'encadrement du PSG, avec cette simple mention "retour à l'entraînement". Le club s'est également contenté de diffuser des clichés de sa star, en couleur et noir en blanc, au milieu de photos d'autres joueurs sur le terrain ou en salle.

L'explication de texte a-t-elle eu lieu dès ce lundi avec le nouveau directeur sportif du PSG, son compatriote Leonardo ? Les sujets de discorde ne manquent pas...

Le joueur et le Paris SG s'affrontent par médias interposés depuis lundi dernier, date de la reprise de l'entraînement du club parisien, auquel Neymar ne s'était pas présenté.

L'entourage de la star avait justifié son absence par des engagements prévus de longue date, dont un tournoi de football à cinq au bénéfice de sa fondation, l'Institut Neymar, basée à Praia Grande (sud-est du Brésil), une situation que le club parisien avait déploré en promettant de "prendre les mesures appropriées".

- Son père le défend -

Le joueur brésilien a ensuite multiplié samedi les clins d'oeil en direction du FC Barcelone, où il espère revenir, allant jusqu'à réveiller le souvenir traumatisant de la "remontada" de 2017 dans un entretien accordé au site américain "Oh My Goal".

Football/PSG: "Toute l'équipe se sent mal", selon Thomas Tuchel
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Des propos qui sonnent comme une provocation pour les supporters parisiens qui ont encore en travers de la gorge l'élimination de leur club en 8e de finale de la Ligue des Champions cette année-là après l'invraisemblable défaite 6-1 au Camp Nou alors que le PSG avait réussi une démonstration à l'aller (4-0).

Neymar avait marqué deux buts et délivré une passe décisive sur l'ultime but du match retour dans le temps additionnel de la seconde période.

Neymar Senior, son père, qui représente aussi ses intérêts, a réagi dimanche sur son compte Instagram à ces confidences en forme d'uppercut envoyé à la direction parisienne et aux fans du PSG.

Selon lui, les déclarations de son fils ont été citées hors contexte et ce n'est d'ailleurs pas la première fois que ce dernier aurait indiqué que le match de la "remontada" constituait "un des plus importants de sa carrière".

"A aucun moment il n'a manqué de respect au PSG ou aux joueurs qui ont joué ce match en 2017", a écrit le père de Neymar.

- Logo du Barça -

"Il y a beaucoup de journalistes et de supporters du monde entier qui considèrent ce match comme celui qui a le plus marqué (Neymar) dans sa carrière en club. Alors pourquoi cette controverse cette fois-ci ?", s'est-il insurgé.

Plus tôt dans la journée de samedi, l'attaquant de 27 ans avait posté sur Instagram une courte et énigmatique vidéo dans laquelle il s'affichait avec le logo du FC Barcelone, accompagné d'un verset de la Bible: "Aucune arme tournée contre toi ne pourra prospérer".

Son retour en Catalogne se heurte cependant à plusieurs obstacles, notamment financiers.

Leonardo avait ouvert la porte mardi à un départ "s'il y a une offre qui convient à tout le monde", évoquant simplement "des contacts très superficiels" avec le Barça.

De plus, le FC Barcelone vient de débourser 120 millions d'euros vendredi pour lever la clause d'Antoine Griezmann.

Enfin, le journal sportif catalan Mundo Deportivo a affirmé dans son édition de dimanche que le fisc espagnol réclame 35 millions d'euros à Neymar dans une affaire de fraude fiscale.

L'ancien joueur de Santos, mis en cause début juin dans une affaire de viol, est également l'objet d'une enquête pour fraude fiscale au Brésil selon la presse locale.

Barcelone: Griezmann évoque son départ de l'Atletico

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Trois signataires européens de l'accord sur le nucléaire iranien de 2015 préocupés

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France: incidents sur les Champs-Elysées après le défilé du 14 juillet

Une toilette mobile brûle lors d'affrontements entre forces de l'ordre et manifestants sur l'avenue des Champs-Élysées après le traditionnel défilé militaire du 14 juillet à Paris, en France, le 14 juillet 2019. REUTERS / Pascal Rossignol

Des incidents ont opposé dimanche les forces de l'ordre à quelques dizaines de casseurs et de manifestants, dont des "gilets jaunes", sur les Champs-Elysées, à l'issue du traditionnel défilé militaire du 14 juillet, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Ces incidents ont suivi l'interpellation de plusieurs figures du mouvement des "gilets jaunes". Ceux-ci retournaient pour la première fois depuis le 16 mars sur la célèbre avenue, théâtre de plusieurs flambées de violence et devenue un secteur interdit à toute manifestation.

Le calme semblait toutefois revenu en fin de journée. "L'ordre a été rétabli", a déclaré à la presse le préfet de police de Paris, Didier Lallement.

Il a précisé que que "200 casseurs" s'étaient dirigés vers les Champs-Elysées dès la fin du défilé. "Nous les avons repoussés", a-t-il dit, assurant: "les destructions sont extrêmement minimes, il n'y a eu aucun pillage".

Au total, 180 personnes ont été interpellées, selon la préfecture de police de Paris et 38 placements en garde à vue ont eu lieu, dont 13 se poursuivaient à 19h.

Plusieurs figures du mouvement de fronde contre la politique sociale et fiscale du gouvernement ont été placées en garde à vue quelques heures: Jérôme Rodrigues et Maxime Nicolle pour "organisation d'une manifestation illicite", et Eric Drouet pour "rébellion", a-t-on appris auprès du parquet de Paris.

Dans la matinée, quelques dizaines de "gilets jaunes", sans leur chasuble fluo mais munis de sifflets et de ballons, avaient copieusement hué le passage du président Emmanuel Macron.

De petits groupes ont ensuite parcouru la grande artère en chantant "Macron démission" ou "Gilets jaunes ! Ca va péter !".

C'est après la fin de la cérémonie que la situation s'est tendue: des manifestants mais aussi des jeunes gens dissimulant leurs visages sous des foulards et des capuches ont investi le haut de l'avenue en profitant de sa réouverture au public.

- "incompétence chronique", pour Le Pen -

De nombreuses barrières métalliques, utilisées pour limiter les déplacements des spectateurs, ont été renversées, et des poubelles incendiées, conduisant les forces de l'ordre à tirer des grenades lacrymogènes.

Les policiers ont chassé peu à peu les manifestants, qui se réfugiaient dans les rues adjacentes.

Quelques vitrines de commerces ont été cassées dans des rues perpendiculaires à l'avenue, a constaté un photographe de l'AFP.

Bleu, blanc, rouge des pieds à la tête, Cid, 33 ans, s'est dit révolté par le traitement réservé aux manifestants: "On nous a nassé (encerclé) dans la matinée, on s'est fait traiter comme des chiens. C'est eux (ndlr les forces de l'ordre) qui ont fait monter la pression".

Dans l'après-midi, des street-medics, des bénévoles assurant les premiers secours dans les manifestations, ont indiqué à l'AFP avoir pris en charge une touriste étrangère grièvement blessée à l'oeil gauche.

Des images d'une femme assises par terre, un bandeau blanc sur les yeux et du sang coulant côté gauche, ont circulé sur les réseaux sociaux, mettant en cause un tir de balle de défense par les forces de l'ordre, une hypothèse que l'AFP n'a pas pu confirmer à ce stade.

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a demandé dans un tweet: "Comment est-ce possible que des #BlackBlocs et des voyous d'extrême gauche arrivent à tout saccager le jour de notre fête nationale ? Pourquoi cette incompétence chronique d'un ministre de l'Intérieur, en dessous de tout et incapable d'assumer la moindre responsabilité ?".

Après près de huit mois de mobilisation depuis le 17 novembre, où le mouvement avait fait descendre plus de 280.000 personnes dans la rue, l'essoufflement gagnait ces dernières semaines. Les "gilets jaunes" n'étaient que quelques centaines à manifester samedi dans plusieurs villes de France.

Avec AFP

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