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Brexit : ferme fin de non-recevoir de l'UE aux exigences britanniques

Le négociateur en chef de l'Union européenne pour le Brexit, Michel Barnier, au Parlement européen à Strasbourg, en France, le 16 janvier 2019.

Les dirigeants des 27 pays membres de l'Union européenne ont opposé mardi une fin de non-recevoir à l'exigence des autorités britanniques de renégocier l'accord pour la sortie du Royaume-Uni le 29 mars et le "filet de sécurité" prévu pour l'Irlande.

"L'accord de retrait est et reste le meilleur moyen d'assurer un retrait ordonné du Royaume-Uni de l'UE. Le backstop (la disposition pour éviter le retour à une frontière physique entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord) fait partie de l'accord de retrait et l'accord de retrait n'est pas ouvert à la renégociation", a affirmé le président du Conseil européen Donald Tusk.

"Les conclusions du sommet européen de décembre sont très claires sur ce point", a-t-il rappelé.

La position des 27 partenaires du Royaume Uni n'a pas varié d'une virgule. Elle a été réaffirmée après l'annonce par la Première ministre britannique Theresa May de son intention de demander la renégociation de l'accord et le vote par les députés britanniques d'un amendement exigeant de modifier la disposition sur le filet de sécurité prévu pour l'Irlande.

Donald Tusk s'est entretenu avec les chefs d'Etat ou de gouvernement des Etats membres des 27 pays de l'UE pour confirmer la position commune. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le négociateur en chef Michel Barnier ont également été consultés.

Jean-Claude Juncker s'exprimera mercredi à 15H30 heure locale (14H30 GMT) devant le Parlement européen réuni en session plénière à Bruxelles, a fait savoir son entourage.

Emmanuel Macron a le premier soutenu mardi que l'accord de retrait était "le meilleur possible" et n'était "pas renégociable", de Nicosie où il participe à un sommet des pays du sud de la Méditerranée.

Le chef de l'Etat français a appelé le gouvernement britannique a "rapidement présenter" au négociateur en chef de l'UE Michel Barnier "les prochaines étapes qui permettront d'éviter une sortie sans accord que personne ne souhaite, mais à laquelle nous devons tous malgré tout nous préparer".

- "Promesses irréalisables" -

Donald Tusk a repris l'appel. "Nous continuons d'exhorter le gouvernement britannique à clarifier dès que possible ses intentions en ce qui concerne les prochaines étapes", a-t-il dit.

"Si les positions du Royaume-Uni pour le futur partenariat devaient évoluer, l'UE serait prête à reconsidérer son offre et à adapter le contenu et le niveau d'ambition de la déclaration politique, tout en respectant ses principes établis", a-t-il annoncé.

"Si le Royaume-Uni présente une demande de prorogation motivée, les 27 membres de l'UE seront prêts à l'examiner et à prendre une décision à l'unanimité. Les 27 membres de l'UE prendront leur décision en tenant compte des raisons et de la durée d'une éventuelle prorogation, ainsi que de la nécessité d'assurer le fonctionnement des institutions de l'UE", a-t-il averti.

Le chef de la diplomatie irlandaise Simon Coveney a rappelé que "le filet de sécurité avait été convenu entre l'UE et le Royaume-Uni en tant que police d'assurance pour éviter une frontière dure dans tous les cas de figure".

"Il est nécessaire et les événements de ce soir à Westminster (au Parlement britannique) n'incitent pas a changer cela", a-t-il souligné dans un message sur twitter

Les premières réactions des groupes politiques du Parlement européen, qui doit donner son aval à l'accord de retrait, ont été sévères pour Theresa May.

"Nous ne mettrons pas en danger l'accord du Vendredi Saint (en Irlande) ou le marché unique", a averti le groupe socialiste et démocrate.

"Nous avons travaillé de manière constructive et responsable pour atténuer les pires conséquences du Brexit", a souligné son chef de file, l'Allemand Udo Bullman.

"Aujourd'hui, Theresa May n'a pas fait de même. Encore une fois, elle s'est pliée aux extrémistes de son parti et a offert des promesses irréalisables plutôt qu'un véritable leadership", a-t-il déploré.

"La préservation de la paix en Irlande conformément à l'accord du Vendredi Saint doit rester une priorité absolue et nous exhortons les négociateurs à faire preuve de prudence afin de ne pas compromettre cet accord", ont pour leur part exhorté les dirigeants des partis écologistes d'Irlande et d'Irlande du Nord.

Avec AFP

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UE: la Commission et le Conseil signent l'accord de Brexit avant la ratification par le Parlemen

Ursula von der Leyen et Charles Michel, respectivement présidents de la Commission et du Conseil européens ont validé l'accord de Brexit.

Les présidents de la Commission européenne et du Conseil ont signé vendredi l'accord de Brexit approuvé par le Royaume-Uni pour permettre sa ratification par le Parlement européen, a annoncé Ursula von der Leyen.

"Nous avons avec Charles Michel signé l'accord pour la sortie du Royaume-Uni, ouvrant la voie à sa ratification par le Parlement européen", a annoncé la présidente de la Commission européenne dans un message sur son compte tweeter.

Avec l'aval formel d'Ursula von der Leyen et de Charles Michel, le texte va maintenant être soumis au Parlement européen le 29 janvier pour ratification. Puis, jeudi prochain, les diplomates des États membres de l'UE approuveront par écrit l'accord, assurant ainsi le départ en bon ordre de la Grande-Bretagne le 31 janvier à minuit.

"Les choses vont inévitablement changer, mais notre amitié restera. Nous entamons un nouveau chapitre en tant que partenaires et alliés", a souligné le président du Conseil dans un tweet sur son compte officiel. Et il a ajouté, en français: "Je tiens à écrire cette nouvelle page ensemble".

Le négociateur de l'UE, le Français Michel Barnier, a assisté à cette signature organisée tôt au siège de la Commission européenne à Bruxelles car le président du Conseil européen se rend ensuite à Tirana.

L'accord doit être envoyé à Londres pour être paraphé par le Premier ministre Boris Johnson.

Elizabeth II a donné jeudi son consentement royal au texte réglant les modalités de la rupture après 47 ans d'un mariage tumultueux avec l'Union européenne. Le texte avait été adopté définitivement mercredi soir par le Parlement britannique.

Le Parlement européen sera la dernière instance à se prononcer. Les élus membres de la commission des Affaires constitutionnelles ont recommandé jeudi soir à une très large majorité de 23 voix contre 3 de l'approuver lors du vote en plénière le 29 janvier.

Le travailliste britanniques Richard Corbett, un des trois élus européens ayant voté contre la recommandation en faveur du vote de l'accord par le Parlement européen, a dénoncé un "Brexit qui n'est plus depuis longtemps la volonté du peuple britannique". Il a assuré qu'il voterait à nouveau contre lors du vote le 29 janvier.

Le départ officiel s'accompagne d'une période de transition jusqu'à la fin de l'année 2020. Le Royaume-Uni continuera d'appliquer les règles de l'UE durant cette période, sans toutefois prendre part aux décisions communautaires.

Il s'agit de permettre une sortie en douceur. Ce laps de temps doit aussi permettre aux deux parties de négocier leur future relation, en particulier un accord de commerce. Mais il est jugé particulièrement court pour une telle négociation.

La reine promulgue le Brexit à huit jours du grand départ

Elizabeth 2

Le divorce sera bientôt consommé: la reine Elizabeth II a promulgué jeudi l'accord de Brexit, une des dernières étapes avant que le Royaume-Uni ne largue définitivement les amarres fin janvier, après plus de trois ans de déchirements.

A huit jours du grand saut, Elizabeth II a donné son consentement royal au texte réglant les modalités de la rupture après 47 ans d'un mariage tumultueux avec l'Union européenne, a annoncé sur Twitter le ministre du Brexit, Steve Barclay.

Le texte avait été adopté définitivement mercredi soir par le Parlement.

"Parfois, nous avions l'impression que nous ne franchirions jamais la ligne d'arrivée du Brexit, mais nous l'avons fait", avait réagi, à la suite de ce vote, Boris Johnson dans un communiqué. "Nous pouvons maintenant oublier les rancœurs et les divisions de ces trois dernières années et nous concentrer sur la mise en œuvre d'un avenir radieux et palpitant".

Mais le sujet continue de nourrir les passions. Aussitôt l'annonce de la promulgation, le chef du groupe des indépendantistes écossais du SNP, Ian Blackford, a dénoncé une "crise constitutionnelle", car le parlement écossais n'a pas approuvé l'accord de Brexit. Lors du référendum de 2016, 62% des Ecossais avaient voté en faveur du maintien dans l'UE.

Pour la députée des Verts, Caroline Lucas, c'est un "moment d'énorme regret": Avec cette promulgation, "nous rejetons le droit de travailler, étudier, vivre et aimer dans 27 pays".

Le traité de retrait doit encore être ratifié par le Parlement européen, le 29 janvier, pour que le Royaume-Uni puisse devenir le premier pays membre à quitter l'UE, le 31 janvier à 23H00 (heure de Londres et GMT), et tourner la page de trois ans d'atermoiements et de débats acrimonieux.

Le bouillonnant Boris Johnson a réussi là où la précédente locataire de Downing Street, Theresa May, s'est cassé les dents. La promulgation du texte, qui traduit dans la loi britannique l'accord de divorce de 535 pages conclu en octobre, marque une grande victoire pour le dirigeant conservateur, arrivé au pouvoir en juillet 2019 en se posant en sauveur du Brexit.

- Négociations complexes -

Depuis le référendum de juin 2016, remporté à 52% par le "Leave", le Parlement dépourvu de majorité nette était déchiré sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE, plongeant le pays dans le chaos politique et entraînant trois reports du Brexit.

L'écrasante victoire des conservateurs aux élections législatives du mois dernier a changé la donne.

L'accord de Brexit règle les modalités du divorce en garantissant notamment les droits des citoyens et en résolvant le casse-tête de la frontière irlandaise.

Surtout, il vise à garantir une rupture en douceur en prévoyant une période de transition courant jusqu'à la fin 2020, durant laquelle le Royaume-Uni et l'UE négocieront leur relation future, notamment en matière commerciale.

Mais si le Royaume-Uni s'apprête à entamer un nouveau chapitre de son Histoire, il devra encore affronter des défis de taille, surtout les négociations qui s'annoncent d'ores et déjà complexes avec l'UE, son principal partenaire commercial.

Londres souhaite aboutir en un temps record, avant la fin de l'année, et exclut toute prolongation de la période transitoire, durant laquelle les Britanniques continueront d'appliquer les règles européennes sans prendre part aux décisions. Le calendrier est jugé très serré à Bruxelles.

"Nous abordons la prochaine étape de ce processus dans un esprit amical et nous ne voyons pas pourquoi nous ne pourrions pas obtenir un accord global avec l'UE qui marche pour les deux camps d'ici à la fin 2020", a déclaré jeudi le porte-parole du Premier ministre.

Dans le même temps, Londres compte bien négocier ses propres traités de libre-échange avec des pays tiers et fait particulièrement les yeux doux aux Etats-Unis, lesquels espèrent en conclure un "cette année", a dit jeudi à Davos le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.

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