Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Europe

Brexit: Boris Johnson va insister sur des négociations éclair face à Bruxelles

Boris Johnson veut ancrer dans la loi d'application de l'accord de sortie négocié avec Bruxelles, dont les députés britanniques ont repris l'examen cette semaine, l'interdiction d'étendre la période de transition après 2020.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson va insister sur sa volonté de conclure en un temps éclair les négociations commerciales post-Brexit avec l'Union européenne lors d'une rencontre mercredi à Londres avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Il s'agit de la première entrevue entre le chef de gouvernement conservateur, élu à une large majorité en décembre sur la promesse de sortir le Royaume-Uni de l'UE le 31 janvier, et Mme von der Leyen depuis sa prise de fonction le mois dernier.

"Le Premier ministre devrait souligner l'importance d'approuver une relation future de confiance et positive d'ici à la fin décembre 2020", a indiqué son service de presse dans un communiqué, alors que les Européens ont émis des doutes sur ce calendrier serré.

Une fois sorti du giron européen, après 47 ans d'une vie commune mouvementée, s'ouvrira pour le Royaume-Uni une période de transition jusqu'à fin 2020, censée permettre une séparation en douceur, durant laquelle les Britanniques continueront d'appliquer les règles européennes et d'en bénéficier - sans siéger dans les institutions européennes ni avoir leur mot à dire sur les décisions.

- "Flexibilité" -

L'accord de divorce conclu entre Londres et Bruxelles prévoit que cette période peut être prolongée jusqu'à deux ans si les parties n'arrivent pas à conclure, dans ce laps de temps, le complexe accord qui régira leur relation commerciale sur le long terme. Mais Boris Johnson l'exclut fermement.

"Après avoir attendu plus de trois ans pour réaliser le Brexit, les citoyens britanniques comme européens s'attendent à juste titre à ce que les négociations sur un ambitieux accord de libre-échange s'achèvent dans les temps", devrait-il dire. Il vise un accord commercial "ambitieux", "pas un alignement" sur les règles de l'UE, selon le communiqué.

De son côté, Ursula von der Leyen a déjà exprimé son inquiétude face à ce calendrier. "Il me semble que, des deux côtés, nous devrions nous demander sérieusement si toutes ces négociations sont faisables en si peu de temps", a-t-elle déclaré fin décembre dans le quotidien économique français Les Echos.

Le négociateur en chef de l'UE Michel Barnier a également estimé que s'entendre et ratifier une relation post-Brexit en onze mois serait "un immense défi".

S'il veut y parvenir, Boris Johnson devra faire preuve de "flexibilité" dans les négociations, a prévenu mardi le président français Emmanuel Macron, évoquant un "calendrier ambitieux".

Et l'Union européenne sera "intransigeante" avec le Royaume-Uni qui devra "pour accéder au marché unique européen (...) respecter toutes (ses) règles", a de son côté déclaré le commissaire européen au Marché intérieur et au Numérique Thierry Breton, dans un entretien aux Echos.

- "Brexit" tabou -

Outre un accord de libre-échange, l'UE et le Royaume-Uni prévoient de s'entendre sur les questions internationales et de sécurité.

Boris Johnson veut ancrer dans la loi d'application de l'accord de sortie négocié avec Bruxelles, dont les députés britanniques ont repris l'examen cette semaine, l'interdiction d'étendre la période de transition après 2020.

Le projet de loi devrait être voté jeudi à la Chambre des communes, en vue d'une promulgation dans les deux semaines. Restera alors au Parlement européen à se prononcer.

Et pour signifier que Boris Johnson est bien déterminé à passer à autre chose après le Brexit, qui domine la vie politique britannique depuis le référendum l'ayant approuvé à 52% des voix en 2016, le mot "Brexit" va devenir tabou au sein du gouvernement, selon une source gouvernementale.

Le ministre britannique du Brexit, Stephen Barclay, ainsi que Michel Barnier prendront également part à la rencontre, prévue dans l'après-midi à Downing Street, la résidence officielle du Premier ministre.

Avec AFP

Toutes les actualités

Davos dit entendre la frustration mondiale grandissante contre les super-riches

Davos dit entendre la frustration mondiale grandissante contre les super-riches
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:31 0:00

Taxe numérique : France et Etats-Unis ont trouvé un "cadre global commun" pour éviter une escalade commerciale

Le ministre français des Finances Bruno Le Maire a assuré mercredi après une entrevue avec son homologue américain Steven Mnuchin que Paris et Washington avaient trouvé un "cadre global commun" sur la taxe numérique française qui irrite les Etats-Unis.

"La France est prête à reporter le paiement des acomptes de sa taxe digitale à décembre 2020" et les "Etats-Unis sont prêts à suspendre les sanctions" qu'ils menaçaient de prendre contre des produits français pendant ce temps, a-t-il dit en marge du Forum économique mondial de Davos.

"La France n'acceptera ni retrait ni suspension de sa taxe tant qu'il n'y aura pas de solution internationale", a ajouté le ministre, se défendant de plier sous la pression américaine.

"Il reste à nous entendre sur (une) base commune de travail" avec les Etats-Unis pour faire avancer les négociations au sein de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à la fois pour une taxe numérique internationale, et pour une taxation minimale des entreprises.

M. Le Maire a indiqué qu'il allait revoir jeudi son homologue américain pour discuter ce dernier point "non négligeable".

Washington avait notamment avancé comme base de discussion le principe d'une taxation optionnelle, une ligne rouge pour Paris. "Je crois que ce n'est plus sur la table", a dit le ministre français.

Ce dernier a aussi assuré que l'Europe était "unie comme jamais" dans cette affaire, rejetant les accusations de jouer cavalier seul alors que d'autres pays européens mènent leurs propres projets de taxation numérique.

Sahel : la France va envoyer des renforts supplémentaires

Un soldat français de l'opération de Barkhane dans le nord du Burkina Faso le 9 novembre 2019.

L'opération antijihadiste française au Sahel, Barkhane, va recevoir des "moyens supplémentaires" en sus des 220 soldats déjà récemment envoyés en renfort, pour tenter d'enrayer la spirale des violences, a annoncé mercredi le chef d'état-major français des armées François Lecointre.

Outre l'envoi récent en renfort de 220 soldats "qui étaient en mission de courte durée en Côte d'Ivoire", la France prévoit "l'engagement de moyens supplémentaires dont je vais présenter le profil et la composition au président de la République dans les jours qui viennent", a souligné sans plus de détails le général, lors d'une rencontre avec l'Association des journalistes de défense (AJD).

Ces nouveaux renforts seront accompagnés de "moyens logistiques et de renseignement supplémentaires", a-t-il poursuivi. De source proche du dossier, des annonces devraient avoir lieu à ce sujet le 29 janvier.

"Nous allons accentuer nos efforts dans la zone du Liptako-Gourma, dans la zone +des trois frontières+ (entre Mali, Burkina Faso et Niger, ndlr), en y concentrant des moyens supplémentaires", a rappelé François Lecointre. "Aujourd'hui, dans cette zone extrêmement vaste, les moyens qui sont mis à disposition de l'opération Barkhane ne sont pas suffisants pour qu'on puisse avoir des soldats déployés H24, 7 jours sur 7".

Avant l'annonce de premiers renforts par le président Emmanuel Macron au sommet de Pau début janvier, la force Barkhane comptait quelque 4.500 militaires au Sahel.

La force conjointe du G5 Sahel (Niger, Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Tchad) se focalisera également sur cette zone des trois frontières, sanctuaire du groupe Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) où se sont concentrées les attaques meurtrières des jihadistes ces derniers mois, a précisé le plus haut gradé français.

Enfin, "nous souhaitons engager les Européens" via un groupement de forces spéciales baptisé Takuba, destiné à accompagner les forces locales au combat. Cette force, qui sera déployée cet été, sera "pleinement opérationnelle à partir de l'automne", a-t-il fait valoir.

"Sur le plan tactique, voilà ce qui nous fait espérer qu'on va obtenir une bascule", a-t-il souligné tout en évoquant "de toute façon un engagement long. Je ne pense pas, malgré cette inflexion, que nous allons à la fin de l'année pouvoir crier victoire".

Le sommet économique de Davos

Le sommet économique de Davos
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:57 0:00

Sommet GB/Afrique : beaucoup d’absents et la promesse d’une immigration plus juste

Sommet GB/Afrique : beaucoup d’absents et la promesse d’une immigration plus juste
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:52 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG