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Biden, "machine à gaffes": inquiétant ou délicieusement authentique?

Le Vice-président sortant américain Joe Biden tient sa femme qui l’a rejoint sur le podium après son discours à la Convention nationale démocrate à Philadelphie, 27 juillet 2016.

Connu de longue date pour ses "gaffes", le favori de la primaire démocrate Joe Biden a multiplié cet été les dérapages de langage qui alimentent le doute sur la capacité du septuagénaire à tenir la route d'une longue campagne électorale pour la Maison Blanche.

"Je ne suis pas en train de devenir fou!", a plaisanté la semaine dernière l'ancien vice-président de Barack Obama, âgé de 76 ans, sous les rires, apparemment complices, d'un groupe d'électeurs.

Problème: sa déclaration bon enfant a été largement reprise par tous ceux qui pointent vers les nombreuses déclarations erronées ayant émaillé son été de campagne électorale.

Un dur article du Washington Post affirme jeudi qu'il a mélangé plusieurs anecdotes pour saluer la bravoure d'un militaire.

Joe Biden a balayé cet article --"ce que j'ai dit était absolument correct"-- dans un entretien au Post and Courier, avant de rejeter les inquiétudes sur son côté gaffeur: "C'est ridicule".

Pourtant, ses faux pas à répétition préoccupent bien certains démocrates pour qui la priorité absolue est de choisir "le" candidat qui pourra battre le président républicain Donald Trump en 2020.

Ils craignent qu'avec ses gaffes, ajoutées aux doutes sur sa forme physique, le grand favori chez les démocrates ne prête le flanc à de féroces attaques du président, qui le surnomme déjà "Joe l'endormi" et a mis en doute sa santé mentale.

D'autant que l'été de Joe Biden a été particulièrement truffé de déclarations... surprenantes.

Juste après les fusillades meurtrières d'El Paso, au Texas, et de Dayton, dans l'Etat de l'Ohio (31 morts au total), début août, il avait ainsi déploré les "tragiques événements à Houston", également au Texas, "et aussi dans le Michigan", un tout autre Etat... avant de rectifier.

Peu après, il faisait de nouveau parler de lui en lançant que "les enfants pauvres sont aussi intelligents et talentueux que les enfants blancs". Là aussi, il s'est vite repris --"que les enfants riches"--, mais la phrase a largement circulé.

Et à la même période, il a tonné d'un ton convaincu, en plein discours, "Nous choisissons la vérité plutôt que les faits", s'embrouillant dans sa phrase habituelle destinée à critiquer Donald Trump: "Nous choisissons la vérité plutôt que la fiction".

La réputation de gaffeur de ce vétéran de la politique n'est pas nouvelle.

En 2007, il avait notamment salué en Barack Obama le premier candidat noir "intelligent, propre, qui s'exprime bien".

Sur un plan plus sensible, il a aussi été dénoncé en 2019 par plusieurs femmes pour ses gestes d'affection jugés trop marqués.

- "Gaffeur", mieux qu'un Trump "menteur" -

"L'une des choses compliquées pour l'équipe de campagne de Biden, c'est que l'idée circule maintenant qu'il est un habitué des gaffes et qu'il est trop vieux", souligne Robert Boatright, professeur à l'université Clark.

Il sait que "chaque fois qu'il va se tromper, on va tenter d'inscrire cela dans le cadre de ce récit, tandis que les autres candidats peuvent faire des erreurs sans que personne ne les remarque".

Très connu et encore largement populaire chez les démocrates, Joe Biden suit un agenda plus léger sur le terrain de la campagne que celui de certains rivaux qui doivent encore se faire un nom.

Mais cela alimente l'image d'un candidat plus fatigué que les prétendants d'âges comparables bien plus actifs. Deuxième dans la course à l'investiture démocrate, Bernie Sanders a 77 ans, et Elizabeth Warren, troisième, 70 ans... En face, Donald Trump a 73 ans.

Sur le terrain en tout cas, les électeurs semblent lui rester fidèles, pardonnant ces dérapages à un candidat qu'ils jugent sympathique et authentique, et accusant les médias de grossir les polémiques.

"Tous les électeurs interrogés sur ses gaffes dans cet article parlent d'à quel point @JoeBiden est vrai, a du cœur, et les comprend", a souligné vendredi sa directrice de communication Kate Bedingfield en retweetant un article en ce sens.

Joe Biden lui-même, en 2018, avait reconnu sa propension à déraper, mais avait du même coup taclé Donald Trump: "Je suis peut-être une machine à gaffes, mais mon Dieu, quelle chose merveilleuse comparée à un homme qui ne peut pas dire la vérité".

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Snapchat lance Spotlight, un fil public de vidéos sur le modèle de TikTok

Une bannière géante de Snap Inc affichée devant la bourse de New York. 2 mars 2017. (AP Photo/Mark Lennihan)

Ses "stories" éphémères ont été largement copiées par les autres réseaux, mais c'est au tour de Snapchat de s'inspirer de ses jeunes concurrents : l'appli au logo fantôme lance "Spotlight", un fil public de contenus produits par ses utilisateurs, sur le modèle de TikTok.

Les utilisateurs de Snapchat - en majorité des ados et jeunes adultes - ne postaient jusqu'à présent leurs photos et vidéos que pour leurs contacts ou dans des messages privés... Ou sur des réseaux concurrents.

A partir de lundi, dans 11 pays dont les États-Unis et la France, ils pourront diffuser leurs créations plus largement, en restant sur l'appli, sur un fil public, personnalisé automatiquement par l'algorithme en fonction des goûts des spectateurs.

Cette formule a fait le succès de TikTok, avec, pour les influenceurs, l'espoir de créer une vidéo virale, et, pour les utilisateurs, la possibilité de faire défiler une sélection sur mesure de contenus courts.

Mais Snapchat, qui travaille sur Spotlight depuis un an et demi, a tiré des leçons des modèles existants, comme TikTok ou Reels, la version d'Instagram.

Pour commencer, les contenus devront être approuvés par les modérateurs de la plateforme. Au début, chaque vidéo publiée aura été vue par une personne au préalable, a expliqué la société à l'AFP. Par la suite, ce sera sans doute une combinaison d'intervention humaine et d'intelligence artificielle.

No comment

L'appli fréquentée par près de 250 millions de personnes au quotidien n'a pas révélé combien de modérateurs travaillent à cette tâche potentiellement gargantuesque, mais estime que l'enjeu en vaut la chandelle.

Les dirigeants préfèrent choisir les contenus qui seront vus par des millions de personnes plutôt que de devenir une plateforme ouverte qui doit sans cesse se préoccuper de retirer les contenus problématiques.

Facebook (sur son réseau principal et sur Instagram), TikTok, Youtube et les autres se voient régulièrement reprocher de ne pas lutter suffisamment contre la désinformation, les incitations à la violence ou les discours de haine.

Snapchat connaît aussi ce genre de problèmes, qui nuisent à la confiance des utilisateurs et des annonceurs publicitaires. Il y a quelques jours, dans la ville française d'Annecy (est), un lycéen a été mis en examen pour avoir menacé de mort une enseignante sur le réseau.

Autre différence majeure avec les fils rivaux : il n'y aura pas de commentaires publics sur Spotlight. Tout au plus les utilisateurs pourront-ils faire des remarques privées aux créateurs, s'ils n'ont pas publié leurs contenus de façon anonyme et acceptent d'être contactés.

La plateforme entend ainsi créer un environnement positif, où il n'est pas possible d'être désagréable, contrairement à TikTok où même les influenceurs suivis par des millions de personnes se retrouvent à partager leurs vidéos sur un espace où ils font face à beaucoup de négativité, selon un porte-parole de Snapchat.

Le million

N'importe quel créateur, qu'il soit suivi par des dizaines ou des milliers de personnes, pourra cliquer sur la case Spotlight après avoir réalisé une vidéo avec (ou sans) les célèbres filtres de l'appli, des oreilles de chat aux visages et voix déformés.

Snapchat insiste sur l'égalité entre utilisateurs, qui se disputeront d'éventuels gains financiers sur la base de l'intérêt suscité par leurs contenus. Plus d'un million de dollars seront distribués chaque jour.

"Les 'snaps' sont évalués sur la base des interactions avec les gens, comme le temps passé à regarder une vidéo ou les cœurs attribués. Les revenus sont déterminés en fonction du nombre de visionnages uniques", précise un communiqué.

Plus de deux ans après son entrée en Bourse, Snapchat n'a toujours pas réussi à dégager de profits. Au troisième trimestre, la société a ainsi perdu 200 millions de dollars.

Mais elle a doublé son chiffre d'affaires en rythme annuel, à 680 millions, notamment grâce au lancement réussi de nouveaux outils, pour inciter ses utilisateurs à passer toujours plus de temps sur l'application, et de nouveaux produits publicitaires, pour "essayer" des accessoires en réalité augmentée ou s'immerger dans l'univers d'une marque.

En 2013, Snapchat avait inventé les "stories", des histoires qui disparaissent 24 heures après avoir été mises en ligne. Ultra populaires, elles ont été copiées par Facebook (d'abord sur Instagram, en 2016) et plus récemment par Twitter qui vient de lancer les "fleets".

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