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Biden lance sa campagne en Pennsylvanie

Joe Biden à Philadelphie aux Etats-Unis le 27 juillet, 2016.

L'ancien vice-président américain Joe Biden, l'un des favoris démocrates dans la course à la Maison Blanche, se rend lundi à la rencontre de travailleurs et de syndicalistes, premier acte de terrain de la longue campagne pour l'investiture de son parti.

Joe Biden a choisi pour cet événement la Pennsylvanie, l'Etat de la côte est qui l'a vu naître il y a 76 ans... et qui a été remporté par Donald Trump en 2016. Il doit s'exprimer depuis Pittsburgh, berceau de l'industrie sidérurgique américaine aujourd'hui en partie reconverti dans la hi-tech.

Avant même le début de son discours, Donald Trump s’en est pris à l’ancien vice-président dans une série de tweets.

"Joe Biden l'endormi organise son premier meeting dans le merveilleux Etat de Pennsylvanie. Il ne sait visiblement pas qu'elle connaît l'une des meilleures années de son histoire sur le plan économique avec un taux de chômage au plus bas et une industrie sidérurgique florissante", a-t-il tweeté, accusant par ailleurs les médias d'être "à fond" derrière le démocrate.

Homme populaire aux origines modestes, Joe Biden se targue d'avoir gardé le contact avec la base ouvrière du parti démocrate et de pouvoir rivaliser avec Donald Trump dans les régions industrielles où règne un fort sentiment de déclassement social.

"Les banquiers de Wall Street et les PDG n'ont pas construit les Etats-Unis. C'est vous qui avez construit les Etats-Unis (...), les gens ordinaires de la classe moyenne", avait-il lancé il y a quelques jours dans le Massachusetts devant des employés de supermarchés en grève.

Cette fois-ci, c'est à l'invitation de militants syndicaux qu'il s'exprimera lundi après-midi sur le thème de la reconstruction de la classe moyenne américaine.

Joe Biden se lance ainsi pour la troisième fois dans la course à la Maison Blanche après deux échecs aux primaires. Dans un parti démocrate qui penche de plus en plus fortement à gauche, il pense pouvoir incarner victorieusement une ligne centrale et modérée.

L'âge du candidat

Les sondages lui donnent pour l'instant raison. Le dernier en date, dimanche, pour ABC News et le Washington Post, lui prête 17% des intentions de vote, contre 11% à son premier rival Bernie Sanders.

Fort d'une notoriété forgée par des décennies au Congrès et huit années aux côtés de Barack Obama, Joe Biden a récolté 6,3 millions de dollars de dons dans les 24 heures qui ont suivi son annonce de candidature, le maximum enregistré dans le camp démocrate jusqu'ici. Un autre baromètre crucial aux Etats-Unis.

Mais les critiques et les réserves qui l'avaient fait hésiter de longues semaines à se présenter n'ont pas disparu. Loin s'en faut.

Son âge d'abord, et la nécessaire énergie qu'il faut déployer pour tenir sur la durée d'une campagne de 18 mois. Le premier scrutin des primaires n'est prévu qu'en février 2020.

Donald Trump, pourtant âgé lui-même de 72 ans, s'est engouffré le premier dans cette brèche.

"Je suis le plus jeune. Je suis un homme jeune, plein de vie", a-t-il lancé vendredi. "Je ne sais pas ce qui a bien pu arriver à Biden, je ne l'ai jamais vu comme ça auparavant", a insisté le président dimanche dans un entretien à Fox News. "Est-ce que c'est vraiment Joe Biden? Il me semble différent".

Bernie Sanders, l'autre favori de la primaire démocrate, parmi une vingtaine de candidats, a lui 77 ans.

Joe Biden se débat aussi avec de vieilles accusations sur des gestes un peu trop rapprochés à l'égard des femmes ou sur des décisions et des votes lors de sa longue carrière de sénateur du Delaware.

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Les pays membres de l'OIT ratifient une convention sur le travail des enfants

Un membre du personnel de l'OIT debout à côté d'un panneau montrant le logo de l'OIT, avant l'ouverture de la 95e Assemblée de l'Organisation internationale du travail (OIT) au siège européen des Nations Unies à Genève , Suisse, mercredi 30 mai 2007. (KEYSTONE / Salvatore Di Nolf

Vingt-et-un ans après son élaboration, une convention visant à éradiquer les pires formes de travail des enfants a été adoptée par l'ensemble des 187 États membres de l'Organisation internationale du travail, avec la ratification mardi de Tonga.

"Pour la première fois dans l'histoire de l'OIT, une convention internationale du travail a été ratifiée par tous les États membres, la convention 182 sur les pires formes de travail des enfants, après sa ratification par le royaume de Tonga", un État polynésien (Pacifique Sud), a annoncé Guy Ryder, le directeur général de l'OIT lors d'une conférence de presse en ligne.

Pour Guy Ryder, cela "reflète un engagement mondial selon lequel les pires formes de travail des enfants, telles que l'esclavage, l'exploitation sexuelle, l'utilisation des enfants dans les conflits armés ou d'autres travaux dangereux ou illicites qui compromettent la santé, la moralité et le bien-être psychologique des enfants, n'ont pas leur place dans notre société".

Si théoriquement, désormais "tous les enfants du monde entier bénéficient d'une protection juridique essentielle contre les pires formes de travail des enfants", le directeur général de l'OIT a reconnu qu'il restait "d'énormes défis" à surmonter.

Selon une étude conjointe de l'Organisation des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et de l'OIT, institution spécialisée de l'ONU, le nombre d'enfants qui travaillent dans le monde a diminué de 94 millions depuis 2000.

Cependant, 152 millions d'enfants restaient contraints au labeur, dont 73 millions accomplissaient des travaux dangereux, selon les dernières estimations de l'OIT portant sur la période 2012-2016.

Et les progrès dans la réduction de ce nombre "ralentissent" aujourd'hui, voire pourraient être anéantis par la pandémie de Covid-19.

La crise découlant de la pandémie risque de conduire pour la première fois en vingt ans à une hausse globale du travail des enfants, avec des millions supplémentaires forcés de travailler quand leurs familles plongent dans la pauvreté, a déjà averti l'ONU.

Soixante-dix pour cent de l’ensemble du travail des enfants concernent l’agriculture et sont essentiellement liés à la pauvreté et aux difficultés de leurs parents à trouver un travail décent.

Selon le texte de la convention, "tout pays qui (la) ratifie doit prendre des mesures immédiates et efficaces pour assurer l'interdiction et l'élimination des pires formes de travail des enfants et ce, de toute urgence".

Parmi ces pires formes, sont compris notamment, l'esclavage, la servitude pour dettes, le travail forcé ou obligatoire, y compris en vue de leur utilisation dans des conflits armés, toute activité illicite (prostitution, pornographie, production et trafic de stupéfiants) ou nuisible à la santé, la sécurité ou la moralité de l'enfant.

"Lorsqu'un pays s'engage légalement à agir d'une certaine manière, cela nous donne un véritable levier pour progresser", a estimé M. Ryder.

"Cela fait une différence mais ce n'est pas une solution miracle", a-t-il reconnu.

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