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États-Unis

Bernie Sanders de nouveau candidat à l'élection présidentielle américaine

Bernie Sanders à New York le 23 juin 2016.

Le sénateur indépendant Bernie Sanders, candidat malheureux aux primaires de 2016 face à Hillary Clinton, a annoncé mardi briguer à nouveau l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle américaine de 2020 et s'en est pris, avec force, au président Donald Trump.

Bernie Sanders, 77 ans, est l'un des favoris parmi la dizaine de candidats qui se sont déjà lancés dans la course démocrate pour déloger Donald Trump de la Maison Blanche.

Le natif de Brooklyn, aux idées nettement marquées à gauche, qui assume l'étiquette "socialiste", a attaqué férocement le président américain en annonçant sa candidature.

Donald Trump est un "menteur pathologique", a tancé ce pourfendeur de Wall Street.

"C'est un raciste, un sexiste, un homophobe, un xénophobe, quelqu'un qui grappille des gains politiques à bon marché en tentant de s'en prendre aux minorités, souvent des immigrants sans papiers", a tonné Bernie Sanders lors d'un entretien avec une radio du Vermont, Etat du nord-est du pays dont il est élu.


"Nous avons besoin d'un président qui comprend que le changement climatique est réel, est une menace existentielle pour notre pays et pour notre planète", a également lancé M. Sanders dans une vidéo annonçant sa candidature. Une attaque frontale contre le président républicain, climato-sceptique, qui a retiré les Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat.

Sur cette vidéo longue d'une dizaine de minutes, très formelle, Bernie Sanders, face caméra, insiste :

"Notre campagne n'a pas pour seul objectif de battre Donald Trump, le président le plus dangereux dans l'histoire moderne américaine", promet-il. Et le septuagénaire d'appeler à transformer le "pays et créer un gouvernement basé sur les principes de justice économique, sociale, raciale et environnementale".

- "Nous allons gagner" -

"Nous allons gagner", a assuré l'ancien maire de la ville de Burlington, dans le Vermont, à la chaîne CBS dans un entretien diffusé mardi.

Lorsqu'il s'était présenté aux primaires démocrates en 2016, Bernie Sanders faisait figure d'"outsider", avant de tenir la dragée haute à Hillary Clinton. Celle-ci l'avait finalement emporté, avant d'être battue par Donald Trump.

La campagne de Bernie Sanders avait suscité un engouement important, notamment auprès des jeunes, avec des idées, vues à l'époque comme radicales mais aujourd'hui défendues par d'autres démocrates, comme la benjamine du Congrès Alexandria Ocasio-Cortez, ancienne de la campagne Sanders de 2016 et bon nombre de candidats actuels à la primaire.

Couverture santé universelle, université publique gratuite et salaire minimum à 15 dollars (13,3 euros), Bernie Sanders l'assure, beaucoup de ses idées mises en avant en 2016 sont maintenant "très très populaires".

La réponse du camp Trump à la candidature Sanders n'a pas tardé.

"Bernie Sanders a déjà gagné le débat à la primaire démocrate parce que chaque candidat adopte son modèle de socialisme", que les Américains "vont rejeter", a écrit dans un e-mail Kayleigh McEnany, porte-parole de la campagne Trump 2020.

"Seul le président Trump maintiendra l'Amérique libre, prospère et sûre."

Mais la course est longue et sinueuse vers le 1.600 Pennsylvania Avenue à Washington. Et le paysage politique américain a été profondément bouleversé avec un nombre record de femmes élues au Congrès en novembre dernier et une liste déjà très longue de prétendants à la Maison Blanche côté démocrate.

La popularité des idées progressistes de ce "démocrate socialiste" appelant au renouvellement des élites risque de se heurter à son profil, un septuagénaire blanc, déjà candidat en 2016.

Certains militants du mouvement #MeToo avaient même condamné d'avance sa candidature, après que certaines des employées de sa campagne 2016 eurent indiqué avoir été sexuellement harcelées par des collègues plus âgés.

Bernie Sanders s'était excusé publiquement début janvier, tout en assurant n'avoir pas été au courant des faits à l'époque.

L'homme aux cheveux blancs rebelles, qui demeure populaire au sein des démocrates, a été élu à la Chambre des représentants de 1990 à 2006, avant de devenir sénateur. Il a été confortablement réélu en novembre dernier.

La candidature d'un autre poids lourd, Joe Biden, ancien vice-président de Barack Obama, est également attendue.

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Trump ordonne le retrait des troupes américaines de la Somalie

Un soldat américain assure la sécurité d'un avion d'escadron en Somalie, le 28 juin 2020.

Le président américain Donald Trump a ordonné à quasiment tous les militaires américains de se retirer de la Somalie, a-t-on appris vendredi de source officielle.

Les Etats-Unis ont environ 700 soldats en Somalie. Leur rôle est d’appuyer les forces locales à faire face aux insurgés d'Al Shabaab, un groupe qui selon les experts est lié à la nébuleuse Al-Qaïda.

Le Pentagone a toutefois tenu à préciser qu’il ne s’agit pas d’un retrait total de l’Afrique de l’Est. Il s’agit plutôt d’un "repositionnement" dans la sous-région.

"Notre présence en Somalie va certes diminuer de manière significative, mais les forces américaines resteront dans la région et nos tâches et notre engagement envers nos partenaires restent inchangés", a souligné le général Stephen Townsend, commandant des forces américaines en Afrique, dans une déclaration dont copie est parvenue à VOA Afrique.

Les États-Unis se sont déjà retirés des villes somaliennes de Bossaso et Galkayo au début de cette année.

Le mois dernier, les troupes américaines étaient toujours présentes dans la ville portuaire de Kismayo, dans le sud du pays, sur la base aérienne de Baledogle dans la région du Bas Shabelle et dans la capitale Mogadiscio.

Selon un responsable du Pentagone qui a requis l’anonymat, le retrait de la Somalie devait être achevé le 15 janvier, soit cinq jours avant la prestation de serment du président élu Joe Biden.

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Covid-19: Biden, Obama, Bush et Clinton prêts à se faire vacciner publiquement

Le 21 octobre 2017, l'ancien président George W. Bush (à g.), son successeur Barack Obama et l'ancien président Bill Clinton lors d'un concert caritatif à College Station, Texas.

Le président élu Joe Biden et les anciens présidents américains Barack Obama, George W. Bush, Bill Clinton se sont dits prêts à se faire vacciner publiquement contre le Covid-19 afin d'encourager leurs concitoyens à en faire de même.

Barack Obama, 59 ans, a affirmé faire "entièrement confiance" aux autorités sanitaires du pays, dont l'immunologue Anthony Fauci, figure scientifique très respectée aux Etats-Unis.

"Si Anthony Fauci me dit que ce vaccin est sûr et peut protéger du Covid, je n'hésiterai pas à me le faire injecter", a-t-il déclaré dans un entretien radio à SiriusXM, dont des extraits ont été partagés mercredi sur YouTube.

"Je promets que lorsqu'il sera disponible pour les personnes moins vulnérables, je me ferai vacciner. Je pourrais le faire à la télévision ou faire en sorte que ce soit filmé, afin que les gens puissent voir que je fais confiance à la science", a-t-il ajouté.

Une tribune dans le Washington Post appelait le président élu Joe Biden, 78 ans, et sa future vice-présidente Kamala Harris, 56 ans, à se faire vacciner en direct à la télévision afin de convaincre les sceptiques, nombreux aux Etats-Unis face à la vitesse de développement des vaccins contre le Covid-19.

Interrogé sur le sujet, Joe Biden a dit jeudi qu'il serait "heureux" de se faire vacciner en public dès que le Dr Fauci recommanderait de le faire.

Un représentant de George W. Bush a fait savoir à CNN que l'ancien président républicain de 74 ans était lui aussi disposé à faire la promotion des vaccins contre le Covid-19.

"Les vaccins doivent dans un premier temps avoir été jugés sûrs et administrés aux populations prioritaires", a dit ce représentant, Freddy Ford. "Le président Bush attendra ensuite son tour et se fera volontiers vacciner devant les caméras".

Le porte-parole de Bill Clinton, Angel Urena, a également indiqué à CNN que l'ancien président démocrate, lui aussi âgé de 74 ans, se ferait vacciner publiquement "si cela pouvait inciter tous les Américains à en faire de même".

De nombreux républicains doutent de la sincérité des élections

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