Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Égypte

Bachelet appelle l'Egypte à "changer radicalement" d'approche face aux manifestations (ONU)

La nouvelle Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, assiste à la journée d'ouverture du 39ème Conseil des droits de l'homme des Nations Unies à Genève le 10 septembre 2018.

La Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Michelle Bachelet a appelé vendredi les autorités égyptiennes à "changer radicalement" d'approche face aux manifestations, demandant la libération "immédiate" des personnes détenues pour avoir exercé leur droit à manifester.

Dans un communiqué, Mme Bachelet a exhorté "les autorités à changer radicalement leur approche à l'égard de toute manifestation future, y compris celles qui pourraient avoir lieu aujourd'hui".

"Je rappelle au gouvernement égyptien qu'en vertu du droit international, les gens ont le droit de manifester pacifiquement", a-t-elle ajouté.

Les premières manifestations le 20 septembre ont créé la surprise dans un pays où l'opposition a été sévèrement réprimée depuis la mise à l'écart en 2013 du président islamiste Mohamed Morsi, renversé par M. Abdel Fattah al-Sissi, alors chef de l'armée.

Réagissant sans délai, les autorités ont procédé à l'arrestation d'environ 2.000 personnes, dont des journalistes, des intellectuels et des militants politiques, selon Human Rights Watch et des ONG locales de défense des droits humains.

Un certain nombre d'entre eux ont été libérés depuis, selon l'ONU.

Mais "toutes les personnes arrêtées et détenues uniquement pour avoir exercé leurs droits doivent être libérées immédiatement", a réclamé Mme Bachelet.

"Toute réponse des forces de sécurité devrait être conforme aux normes et règles internationales concernant les droits à la liberté d'expression et de réunion pacifique, ainsi que le droit à un procès équitable", a-t-elle ajouté.

Dans le communiqué, la Haut-Commissaire fait part de ses "graves préoccupations" face à des informations faisant état de défaillances lors des procédures judiciaires ayant suivi les détentions la semaine dernière.

Selon le Haut-Commissariat, certaines des personnes détenues se seraient notamment vu refuser d'avoir un avocat à leurs côtés lors de leur comparution devant le procureur. D'autres ont été accusées d'infractions graves, comme "aide apportée à un groupe terroriste", "diffusion de +fausses nouvelles+" ou "participation à des manifestations non autorisées" et "utilisation abusive des médias sociaux", selon l'ONU.

Les gens "ont le droit d'exprimer leurs opinions, y compris sur les médias sociaux" et "ne devraient jamais être détenus, et encore moins accusés d'infractions graves, simplement pour avoir exercé ces droits", a insisté Mme Bachelet.

C'est une série de vidéos postées début septembre sur Facebook par un entrepreneur égyptien en exil, Mohamed Aly, qui a poussé des centaines de personnes à manifester les 20 et 21 septembre aux cris de "Sissi dégage", avant d'être dispersées à coups de gaz lacrymogènes.

Dans ces vidéos partagées des millions de fois sur internet, Mohamed Aly a accusé de corruption M. Sissi, qui a démenti, et a appelé à manifester.

Toutes les actualités

Barrage du Nil : après des progrès, l'Egypte dit vouloir "poursuivre ses efforts"

Vue générale sur le Nil Bleu.

Le Caire a exprimé jeudi son souhait de "poursuivre ses efforts" en vue d'un "accord final", après les progrès enregistrés dans les négociations entre l'Egypte, l'Ethiopie et le Soudan au sujet du grand barrage éthiopien sur le Nil Bleu.

"L'Egypte souhaite poursuivre ses efforts en vue de conclure un accord final équilibré, juste et qui préservera les intérêts communs des trois pays", a indiqué dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères, recourant à une rhétorique plus conciliante qu'à l'accoutumée sur ce dossier brûlant.

Mercredi, Le Caire, Addis Abeba et Khartoum ont esquissé un compromis et se sont à nouveau donné rendez-vous fin janvier à Washington pour surmonter les dernières divergences.

Cet accord préliminaire représente en lui-même "un progrès majeur pour cette crise qui dure depuis une décennie", a commenté auprès de l'AFP Hani Raslan, un analyste du Centre Al-Ahram d'études politiques et stratégiques.

Il "est proche des exigences égyptiennes mais beaucoup de questions techniques doivent encore être aplanies", a-t-il ajouté.

Les progrès enregistrés mercredi témoignent toutefois du chemin parcouru depuis l'an dernier, époque à laquelle l'International Crisis Group (ICG) mettait en garde dans un rapport contre un "conflit violent" entre les trois pays du bassin du Nil.

Long de 1,8 km et haut de 145 m, le Grand barrage éthiopien de la renaissance (GERD), dont les travaux ont débuté en 2011, doit devenir le plus grand barrage hydroélectrique d'Afrique, et ce projet inquiète vivement l'Egypte, située en aval.

L'Egypte, dont 97% des besoins en eau sont fournis par le Nil, a régulièrement fait part de ces inquiétudes, évoquant une "menace existentielle".

Pour sa part, l'Ethiopie a demandé récemment à l'Afrique du Sud d'intervenir pour tenter de contribuer à apaiser le différend avec l'Egypte.

Après neuf années de discussions entre l'Ethiopie, l'Égypte et le Soudan, pays où le Nil Bleu converge avec le Nil Blanc avant de poursuivre sa route vers l'Egypte, la question la plus épineuse reste la vitesse de remplissage du réservoir.

Dans un accord préliminaire, l'Ethiopie a accepté de procéder à ce remplissage en plusieurs étapes et uniquement durant les mois d'été, soit la saison humide.

Addis Abeba prendra aussi en considération "les conditions hydrologiques" dans la région du Nil Bleu, selon la déclaration conjointe publiée mercredi par le Trésor américain.

La date du 29 janvier pour aboutir à la signature d'un accord final à Washington a été fixée par le Trésor américain et la Banque mondiale, qui parrainent le processus.

Washington dénonce la mort "évitable" d'un Américain détenu en Egypte

Le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi, au palais présidentiel Ittihadiya au Caire, en Égypte, le 26 mai 2017.

Un ressortissant américain incarcéré depuis 2013 en Egypte, Moustapha Kassem, dont le cas avait été soulevé à plusieurs reprises par Washington, est décédé lundi en prison, une mort jugée "inutile, tragique et évitable" par les Etats-Unis.

"La cause immédiate du décès semble être une défaillance cardiaque", écrivent les organisations non gouvernementales Pretrial Rights International et The Freedom initiative, qui représentent sa famille, dans un communiqué.

Elles accusent toutefois les autorités égyptiennes de "négligence" dans le suivi médical de Moustapha Kassem, un Egypto-Américain de 64 ans qui souffrait de diabète et de problèmes cardiaques.

Selon la presse égyptienne, Kassem avait entamé une grève de la faim depuis une cinquantaine de jours, ne s'alimentant que de liquides. Il a cessé de prendre des liquides la semaine dernière, avant d'être transféré à l'hôpital où il est décédé, selon la même source.

Au Caire mardi, les autorités judiciaires ont annoncé qu'une autopsie serait pratiquée pour déterminer les causes de la mort.

Pour sa part, le ministère de l'Intérieur égyptien a estimé que Kassem avait été placé à l'hôpital de la prison pour y recevoir un traitement pour son diabète. "Son état de santé s'est détérioré (...) et il est mort le 13 janvier", selon un communiqué du ministère.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo avait évoqué son cas début décembre avec son homologue égyptien Sameh Choukry.

Son adjoint chargé du Moyen-Orient, David Schenker, s'est dit lundi "attristé".

"Sa mort en détention était inutile, tragique et évitable", a-t-il affirmé devant des journalistes au département d'Etat, en présentant les condoléances de la diplomatie américaine à la veuve et aux deux enfants de Moustapha Kassem. "Nous continuerons de souligner à chaque occasion nos inquiétudes au sujet des droits humains et des détenus américains."

Cet Egyptien naturalisé américain après avoir émigré aux Etats-Unis avait été arrêté à l'été 2013 alors qu'il se trouvait au Caire en vacances. "Il était allé changer de l'argent dans un centre commercial", quand des soldats lui ont demandé ses papiers et l'ont "battu et interpellé" à la vue de son passeport américain, selon les ONG.

Il a été condamné en 2018 à quinze ans de prison pour participation à des manifestations contre le pouvoir, mais sa défense assure qu'aucune preuve le concernant personnellement n'a jamais été présentée à son encontre lors d'un procès visant plus de 700 prévenus.

Washington a récemment haussé le ton à l'égard du gouvernement égyptien, malgré l'amitié régulièrement affichée par le président américain Donald Trump et son homologue Abdel Fattah al-Sissi.

Mike Pompeo a ainsi évoqué ces derniers mois ses "inquiétudes" au sujet "de la liberté de la presse et de la situation des droits humains" en Egypte, en réaction à une série d'arrestations de journalistes, intellectuels et militants politiques après de rares manifestations en septembre contre le président al-Sissi.

Avec AFP

L'héritage des coptes désormais régi par les règles chrétiennes

Un tribunal égyptien a tranché en faveur de l'application pour les citoyens copte des règles chrétiennes qui accordent aux femmes et aux hommes les mêmes droits en matière d'héritage, a indiqué dimanche l'avocate Hoda Nasrallah.

En Egypte, pays à grande majorité musulmane, la loi islamique en matière d'héritage s'applique aux citoyens coptes depuis une loi datant des années 1940.

"Jusqu'ici, c'était la loi islamique concernant l'héritage (prévoyant que les hommes héritent du double de la part d'une femme) qui s'appliquait aux citoyens coptes et ce, bien que le règlement orthodoxe garantisse l'égalité entre les hommes et les femmes", a déclaré Mme Nasrallah.

La minorité copte représente 10 à 15% d'une population égyptienne de près de 100 millions d'habitants.

L'avocate, qui s'est elle-même "retrouvée contrainte de saisir le tribunal afin que l'héritage de son père soit équitablement partagé entre elle et ses deux frères", a finalement obtenu gain de cause.

La décision de justice s'appuie sur "l'article trois de la Constitution égyptienne de 2014 qui garantit l'application des règles chrétiennes régissant l'héritage" dans des affaires concernant les chrétiens et "l'article 245 du règlement copte orthodoxe qui garantit, quant à lui, l'égalité dans l'héritage aux fils et aux filles du défunt", a-t-elle poursuivi.

Néanmoins, un précédent juridique datant de 2016 n'a pas pour autant fait jurisprudence et "la charia islamique continue de s'appliquer aux coptes orthodoxes", a regretté Mme Nasrallah.

Pompeo dit au chef de la diplomatie égyptienne ses "inquiétudes" pour les droits humains

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi .

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a fait part lundi à son homologue égyptien Sameh Choukry des "inquiétudes" des Etats-Unis "au sujet de la liberté de la presse et de la situation des droits humains" en Egypte.

Lors d'une rencontre à Washington, il a également évoqué le cas des ressortissants américains détenus en Egypte, et notamment de Moustapha Kassem, a déclaré le département d'Etat américain dans un communiqué.

Cet Américain est incarcéré depuis 2013, accusé de participation à des manifestations contre le pouvoir du Caire. Il a été condamné en 2018 à quinze ans de prison.

Washington a récemment haussé le ton à l'égard du gouvernement égyptien, malgré l'amitié régulièrement affichée par le président américain Donald Trump et son homologue Abdel Fattah al-Sissi.

Mike Pompeo a ainsi exhorté fin novembre l'Egypte, proche allié des Etats-Unis, à respecter la liberté de la presse, en réaction à une série d'arrestations de journalistes.

L'Egypte est le pays qui emprisonne le plus de journalistes au monde après la Chine et la Turquie, selon le Comité pour la protection des journalistes, une association basée à New York.

Des manifestations --rares en Egypte car interdites en vertu d'une loi adoptée en 2013-- ont eu lieu en septembre à travers le pays contre le président al-Sissi.

Selon plusieurs organisations de défense des droits humains, plusieurs milliers de personnes ont depuis été arrêtées, dont des intellectuels, des militants politiques, des avocats et des journalistes. Les ONG estiment que ce coup de filet est le plus vaste depuis l'arrivée au pouvoir du président en 2014.

Mike Pompeo a toutefois aussi évoqué lundi avec Sameh Choukry "l'importance du partenariat stratégique fort" entre les deux pays.

Avec AFP

Victoire du Gabon contre Santullo Sericom

Victoire du Gabon contre Santullo Sericom
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:31 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG