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Avec retard, Facebook s'en prend à l'armée birmane

Le général Min Aung Hlaing, chef de l'armée, Naypyidaw, Birmanie, le 13 février 2018.

Facebook a pris lundi la décision tout à fait inhabituelle de bloquer des membres de la junte birmane après des mois de pression pour que le premier réseau social prenne des mesures contre l'armée accusée par l'ONU de "nettoyage ethnique" contre les musulmans rohingyas.

C'est la première fois que Facebook met au ban des militaires ou des représentants gouvernementaux.

Pourtant, la Birmanie n'est pas le seul pays à agir ainsi. Un rapport de l'université d'Oxford a trouvé "des manipulations volontaires sur les réseaux sociaux" dans 48 pays, où agences gouvernementales ou partis politiques désinforment, disséminent des fausses nouvelles et exercent la censure".

Mais le réseau social a souligné qu'en Birmanie les circonstances sont exceptionnelles parce que Facebook y joue un rôle crucial dans l'accès à l'information pour une population qui n'a pu se brancher sur la toile que très récemment, après un demi-siècle sous régime militaire.

En raison de la prévalence du réseau --la Birmanie compte 18 millions de comptes Facebook pour une population de 51 millions d'habitants--, l'armée et des moines bouddhistes extrémistes birmans se servent abondamment de la plateforme pour diffuser leur propagande.

Parmi les pages bannies, figure notamment celle du général Min Aung Hlaing, le chef de l'armée.

"Mais nous reconnaissons que des gens dans d'autres parties du monde ont à faire face à des violences au quotidien et nous allons continuer à enquêter et à agir quand nous aurons assez d'éléments pour le faire", a souligné le groupe.

La Birmanie a fait savoir qu'elle avait pris contact avec Facebook afin d'en savoir plus sur cette décision.

L'annonce du réseau social coïncide avec la demande d'enquêteurs de l'ONU que la justice internationale poursuive le chef de l'armée birmane et cinq autres hauts gradés pour "génocide", "crimes contre l'humanité" et "crimes de guerre" à l'encontre des musulmans rohingyas.

Au total, ce sont 52 pages, suivies par 12 millions de personnes, qui ont été fermées, mais Facebook a indiqué que les données qu'elles contenaient ont été préservées.

Soulignant que Facebook s'est appuyé sur un rapport de l'ONU, Daniel Castro, vice-président du centre de réflexion Information Technology and Innovation Institute, remarque que ces entreprises ne sont pas forcément équipées pour enquêter elle-mêmes.

Mais il ajoute que les processus de l'ONU sont trop lents pour la vitesse de circulation sur les réseaux sociaux. "C'est à l'ONU ou à une autre organisation d'adapter ses processus à l'ère numérique et non pas aux réseaux sociaux de prendre en charge ce nouveau rôle", a affirmé M. Castro.

Si c'est la première fois que Facebook s'en prend ainsi à l'armée birmane, la plateforme a été accusée depuis des mois de ne pas réagir assez vite.

- Un monstre -

Les enquêteurs de l'ONU avaient jugé que Facebook était devenu "un monstre" en Birmanie et des groupes de défense de droits de l'homme reprochaient au réseau de mettre plusieurs jours à fermer un compte, laissant au contenu le temps d'être diffusé très largement et de devenir viral.

Le rapport de l'ONU dénonce lui aussi une réponse "lente et inefficace" de Facebook.

De manière générale les grands réseaux sociaux, Twitter, Facebook, Youtube, etc sont accusés de ne pas faire assez pour empêcher la propagation de fausses informations ou d'incitations à la haine et la violence.

Irina Raicu, directrice du programme d'éthiques sur internet de l'Université à Santa Clara University, soulève un autre problème en notant que Facebook semble avoir agi de façon préventive pour certaines des personnes bannies en Birmanie.

"C'est une façon de faire, bien plus proactive que ce que Facebook faisait auparavant et cela pose la question des critères appliqués pour désigner" ces individus, souligne t-elle.

Face aux critiques, le géant des réseaux sociaux s'est lancé ces derniers mois dans une grande campagne de communication admettant qu'il tardait trop souvent à éliminer les contenus incitant à la violence ou niant des atrocités.

Le patron et inventeur de Facebook, Mark Zuckerberg, a fait état des violences en Birmanie à plusieurs reprises y compris lors d'une audition devant le Congrès à Washington il y a quelques mois.

Il a expliqué aux élus américains que Facebook avait l'intention d'embaucher plus de gens parlant la langue et avait pris contact avec des acteurs de la société civile pour parvenir à détecter plus rapidement les auteurs de propos racistes ou d'appels à la violence.

Avec AFP

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Destitution: Trump jugé pire que Nixon par les démocrates après des auditions choc

Le président du comité du renseignement de la Chambre des représentants , Adam Schiff , à Capitol Hill, à Washington, États-Unis. 15 novembre 2019. REUTERS / Joshua Roberts / Pool

"Au-delà" du Watergate: l'élu démocrate en charge de l'enquête en destitution contre Donald Trump a conclu jeudi une série d'auditions publiques en assurant que les faits reprochés au locataire de la Maison Blanche étaient "bien plus graves" que ceux commis par l'ancien président Richard Nixon.

Au cours des huit derniers jours, douze témoins entendus au Congrès ont livré de nombreux éléments à charge pour le président américain, sans ébranler - du moins en apparence - les élus républicains.

A l'issue de ce marathon, Adam Schiff a fait monter la pression sur Donald Trump en le comparant au seul président de l'histoire des Etats-Unis à avoir démissionné, en 1974, pour s'éviter une destitution certaine.

"Ce que nous avons ici (...) va bien au-delà de ce que Nixon a fait", a-t-il lancé en référence au scandale d'espionnage politique dit du Watergate.

Quarante-cinq ans plus tard, Donald Trump est à son tour menacé par une enquête en destitution parce qu'il a demandé à l'Ukraine d'enquêter sur le démocrate Joe Biden, qui pourrait être son adversaire lors de la présidentielle de 2020.

Les démocrates accusent le président républicain d'avoir abusé de sa fonction pour faire pression sur Kiev, notamment en gelant une aide militaire de près de 400 millions de dollars votée par le Congrès.

Donald Trump nie toute pression, assure que son appel était "parfait" et se dit victime d'une "chasse aux saucières" sans précédent.

Aucun autre témoin n'est programmé à cette heure et il est probable que la Chambre des représentants, aux mains des démocrates, passe rapidement au vote sur une mise en accusation ("impeachment") du président. Il restera ensuite au Sénat, contrôlé par les républicains, de le juger.

Hogan Gidley, porte-parole de la Maison Blanche a appelé jeudi à mettre fin "à ces audiences bidons illégitimes".

Si elles se poursuivent, "le président Trump veut avoir un procès au Sénat, parce que c'est clairement la seule chambre où il peut s'attendre à l'équité et au respect scrupuleux de la loi en vertu de la Constitution", a-t-il précisé.

- "Mal tourné" -

Les témoins qui se sont succédé à la Chambre des représentants n'ont pas été épargnés par l'aigreur des débats.

Vendredi, le président a décoché des flèches contre l'ex-ambassadrice à Kiev Marie Yovanovitch au moment même où elle témoignait. Partout où elle "est passée, les choses ont mal tourné", comme "en Somalie", a-t-il tweeté.

Avec plus ou moins de force ou de prudence, les diplomates, hauts responsables ou conseillers auditionnés ont résisté à ces attaques et dressé par petites touches un tableau accablant pour le président.

Ils ont d'abord décrit comment il avait écarté sans raison Mme Yovanovitch et imposé en mai son avocat personnel Rudy Giuliani aux diplomates en charge du dossier ukrainien.

Cela faisait des mois que l'ancien maire de New York multipliait les contacts à Kiev et les interviews télévisées pour réclamer une enquête sur Joe Biden et les affaires de son fils Hunter en Ukraine.

Une fois M. Giuliani à la manoeuvre, un "donnant-donnant" a été proposé aux Ukrainiens, a déclaré mercredi l'ambassadeur auprès de l'Union européenne Gordon Sondland: si leur président voulait être invité à la Maison Blanche, il devait annoncer publiquement des enquêtes sur "Burisma", le groupe gazier qui a longtemps employé Hunter Biden.

M. Sondland, un riche homme d'affaires et donateur républicain, a ajouté "avoir acquis la conviction" que l'aide militaire avait également servi de levier. Il a toutefois reconnu que le président Trump, avec qui il discutait régulièrement, ne lui en avait "jamais" parlé "directement".

Les républicains se sont emparés de cette déclaration pour dénoncer un dossier "sans preuve matérielle".

- "Fiction russe" -

Entendue en dernier, une conseillère de la Maison Blanche a indirectement critiqué jeudi le président qui, outre Joe Biden, a demandé à l'Ukraine d'enquêter sur une prétendue ingérence ukrainienne dans l'élection présidentielle de 2016 au profit des démocrates.

"C'est une fiction qui a été créée et propagée par les services de sécurité russes", a souligné Fiona Hill, haute responsable au sein du Conseil de sécurité nationale.

"S'il vous plaît, ne propagez pas pour des raisons politiques des mensonges qui servent clairement les intérêts russes", a-t-elle lancé aux élus, en leur rappelant que les services de renseignement américains avaient conclu que Moscou s'était ingéré dans la campagne de 2016, et non l'Ukraine.

Aucun autre témoin n'est programmé à cette heure et il est probable que la Chambre des représentants, aux mains des démocrates, passe rapidement au vote sur une mise en accusation ("impeachment") du président.

Il restera ensuite au Sénat, contrôlé par les républicains, de le juger. Donald Trump devrait donc échapper à une destitution.

Avec AFP

USA: le Congrès adopte un projet de loi de finances pour éviter un "shutdown"

Le Congrès décoré pour l'investiture de Donald Trump, à Washington DC, le 18 janvier 2017. (VOA/Nastasia Peteuil)

Le Congrès américain a définitivement approuvé jeudi un projet de loi budgétaire temporaire, courant jusqu'au 20 décembre, afin d'éviter la paralysie des administrations américaines, ou "shutdown".

Le président Donald Trump doit encore signer ce texte pour le promulguer avant minuit ce jeudi, heure à laquelle les budgets actuellement alloués arriveront à leur terme.

Malgré des mois de négociations, l'opposition démocrate et les républicains ne sont pas parvenus à s'accorder sur un budget à plus long terme, à cause de différends, notamment sur le financement du mur à la frontière avec le Mexique, grande promesse de campagne de M. Trump pour lutter contre l'immigration clandestine.

Divisés par l'enquête en destitution lancée contre M. Trump par les démocrates à la Chambre des représentants, des élus s'inquiètent de leur capacité à parvenir à un accord budgétaire à long terme d'ici la prochaine date butoir du 20 décembre.

La mesure provisoire a été approuvée jeudi au Sénat, contrôlé par les républicains, par 74 voix en faveur contre 20, soit un soutien suffisant pour surmonter un éventuel veto présidentiel.

Elle avait déjà été adoptée mardi à la Chambre des représentants, à majorité démocrate, par 231 voix contre 192, dont 12 soutiens républicains.

Le budget temporaire inclut une augmentation de salaire de 3,1% pour l'armée américaine, finance le fonctionnement du grand recensement prévu en 2020 ainsi que d'importants programmes dans le secteur de la santé.

Depuis l'arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump, en janvier 2017, les Etats-Unis ont été partiellement paralysés par deux "shutdowns", dont le plus long de l'histoire américaine, lorsque certains budgets avaient été asséchés durant 35 jours entre fin 2018 et début 2019.

Cinquième débat démocrate à Atlanta

Cinquième débat démocrate à Atlanta
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L'enquête a permis d'établir une forme de chantage de Trump sur l'Ukraine, selon les démocrates

Trump Impeachment

L'enquête en vue d'une destitution de Donald Trump a permis jusqu'ici de confirmer une forme de chantage exercée par le président américain sur l'Ukraine pour obtenir des enquêtes contre ses adversaires politiques, même si les républicains continuent de le défendre, disent les démocrates.

Voici ce qui a pu être établi, deux mois après le début de la procédure lancée par les démocrates et après une semaine d'auditions publiques au Congrès.

- L'appel Trump-Zelensky -

Le scandale est parti d'une conversation téléphonique du 25 juillet au cours de laquelle le milliardaire républicain demande "un service" à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, alors que ce dernier lui parle d'armements américains dont Kiev a besoin.

Donald Trump évoque la nécessité d'enquêter sur une prétendue ingérence ukrainienne dans les élections américaines de 2016 au profit des démocrates, selon une thèse relayée par des cercles trumpistes qui ne s'appuie sur aucun élément avéré; et d'enquêter aussi sur l'ancien vice-président Joe Biden, accusé sans preuve d'être intervenu pour protéger son fils Hunter d'investigations visant Burisma, groupe gazier local dont il était membre du conseil d'administration.

Au même moment, Volodymyr Zelensky espérait décrocher une invitation dans le Bureau ovale. Et, surtout, les Etats-Unis avaient gelé une aide militaire cruciale à l'Ukraine.

Les démocrates accusent Donald Trump d'avoir commis un "abus de pouvoir" en exerçant un chantage aux allures de "corruption", afin de monnayer l'invitation et la reprise de l'aide en échange de ces enquêtes. Avec d'évidentes arrières-pensées politiques, Joe Biden étant bien placé pour l'affronter à la présidentielle de 2020.

- Invitation contre enquêtes -

Les témoignages semblent confirmer que Donald Trump avait conditionné une rencontre avec Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche à un engagement ukrainien à enquêter contre les démocrates.

Il a imposé à ses diplomates de travailler avec son avocat personnel, Rudy Giuliani, dont c'était l'objectif affiché.

L'ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'Union européenne, Gordon Sondland, a affirmé sans détour qu'il y avait bien eu un tel "donnant-donnant", sous l'impulsion de Rudy Giuliani mais conformément aux "souhaits du président".

- Aide contre enquêtes? -

L'ambassadeur Sondland a aussi dit aux Ukrainiens que le dégel de l'aide militaire était conditionné à l'annonce des enquêtes chères à Donald Trump.

Mais l'ordre d'imposer cet autre "donnant-donnant" venait-il du président?

Oui, ont répondu plusieurs acteurs, mais aucun d'entre eux n'en a été un témoin direct. La plupart affirment avoir entendu Gordon Sondland leur rapporter que Donald Trump avait lié l'aide aux enquêtes.

Or, l'ambassadeur a lui déclaré sous serment que le président ne le lui avait "jamais dit directement".

Pour autant, Gordon Sondland estime que c'était la seule explication logique du gel de cette aide pourtant jugée par tous indispensable. Il assure que le vice-président Mike Pence et le secrétaire d'Etat Mike Pompeo ne l'ont pas contredit lorsqu'il a évoqué avec eux sa "déduction logique" d'un lien aide-enquêtes. Et que même les dénégations de Donald Trump, qui lui a dit ne vouloir "aucun donnant-donnant", n'avaient pas ébranlé sa conviction.

- Les républicains font bloc -

Les démocrates estiment que ces témoignages permettent d'établir que le 45e président des Etats-Unis s'est rendu coupable d'abus de pouvoir, voire de corruption, des actes passibles de destitution. Ils pourraient aussi l'accuser d'entrave, la Maison Blanche ayant refusé de coopérer avec la procédure, et d'intimidation de témoins, pour avoir attaqué plusieurs diplomates alors même qu'ils étaient entendus au Congrès.

Les démocrates devraient bientôt formaliser sa "mise en accusation", ou "impeachement", par la Chambre des représentants, où ils sont majoritaires.

Mais le procès en destitution sera organisé au Sénat, qui aura le dernier mot.

Or, les républicains, majoritaires à la Chambre haute, font bloc derrière leur président.

Pour sa défense, ils estiment qu'il n'a personnellement jamais lié l'aide aux enquêtes. Qu'il était fondé à demander à l'Ukraine de lutter contre la corruption, quand bien même cela impliquerait un adversaire politique. Qu'aucun crime n'est constitué puisque l'aide a été débloquée sans que les enquêtes soient lancées. Ou, pour les plus embarrassés d'entre eux, que ce qu'a fait Donald Trump était certes "inapproprié", mais pas au point de lui valoir une destitution.

Trump interdit à l'US Navy d'exclure un soldat de son unité d'élite

Germany G20

Donald Trump a interdit jeudi à l'US Navy d'exclure de son unité d'élite, les "Navy Seals", un sous-officier américain qu'il vient de gracier alors que la justice militaire l'avait déchu de son grade après l'avoir accusé de crimes de guerre.

"La Navy ne va PAS retirer son Trident au Navy Seal Eddie Gallagher", a tweeté le président américain en référence au prestigieux insigne que portent les soldats des commandos de la Marine américaine.

"Cette affaire a été très mal gérée depuis le début", a ajouté M. Trump au lendemain de l'ouverture d'une procédure administrative au sein de l'US Navy pour exclure Gallagher et trois autres Navy Seals.

Un panel d'officiers des Navy Seals devait se réunir le mois prochain pour décider si Edward Gallagher, dont le cas a notamment été défendu par la chaîne de télévision Fox News, très suivie par Donald Trump, peut rester au sein de cette unité très respectée de l'US Navy.

Ce panel devait donner son avis au chef des commandos de l'US Navy, le vice-amiral Collin Green, qui devait lui-même faire des recommandations à la direction de l'US Navy.

Edward Gallagher avait été acquitté en juillet du meurtre d'un prisonnier adolescent lors d'une mission en Irak en 2017 et de deux tentatives de meurtre sur des civils irakiens à l'aide de son fusil de précision, ainsi que pour obstruction à la justice.

Il avait en revanche été reconnu coupable d'avoir posé à côté du corps du jeune homme en compagnie d'autres soldats, une photo de groupe de nature à "porter préjudice aux forces armées" d'après l'acte d'accusation, et dégradé d'un rang, une sanction qui réduisait sa solde et sa retraite.

La semaine dernière, M. Trump a gracié un ex-soldat américain condamné pour meurtre et un autre accusé d'avoir assassiné à l'arme blanche un taliban, en dépit des critiques d'anciens responsables militaires américains. Il a également annulé la décision de la justice militaire de rétrograder Edward Gallagher.

Cette nouvelle intervention du président américain dans les affaires internes de la Navy est "une attaque dévastatrice contre le professionnalisme de nos forces armées", a estimé sur Twitter un expert des affaires militaires au Council on Foreign Relations, Max Boot.

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