Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Facebook stoppe des campagnes de désinformation iraniennes et russes

Mark Zuckerberg au QG de Facebook à Menlo Park, Californie, le 27 septembre 2015

Le réseau social Facebook a annoncé mardi qu'il avait mis fin à des opérations de manipulation de grande envergure, initiées en Iran et en Russie et ayant pour cible l'Amérique latine, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Moyen-Orient.

"Certaines de ces activités étaient initiées d'Iran, d'autres de Russie. Il s'agissait de campagnes distinctes et nous n'avons identifié aucun lien ou coordination entre elles", souligne sur son blog Facebook, à qui il a été vivement reproché, notamment après la campagne électorale de 2016 aux Etats-Unis, de ne pas faire assez pour lutter contre ce genre d'abus.

Les services de renseignements américains avaient révélé que des opérateurs russes s'étaient servis --entre autres-- de Facebook pour tenter d'influer sur l'élection qui a mené Donald Trump à la Maison Blanche. Moscou a toujours réfuté ces accusations.

A l'approche des élections législatives de novembre aux Etats-Unis, les autorités ont indiqué que les opérations d'ingérence russe avaient repris de plus belle.

"Nous bannissons ce genre de comportements parce que nous voulons que les gens aient confiance dans les connexions qu'ils font sur Facebook", a souligné le réseau social tout en soulignant l'immensité de la tâche.

"C'est un défi permanent parce que les responsables (de ces activités) sont déterminés et disposent de moyens financiers importants".

Le président de la commission du renseignement du Sénat, Richard Burr a appelé à une union sacrée, dans un communiqué. Pour lui, l'annonce de Facebook renforce sa conviction que "le but de ces campagnes étrangères sur les réseaux sociaux est de semer la discorde, que la Russie n'est pas le seul acteur étranger hostile à développer ces capacités, et que pour contrer ces menaces il faut que les entreprises, les forces de l'ordre, le Congrès et les services de renseignement travaillent ensemble".

Facebook a aussi reconnu qu'il n'était pas possible de s'attaquer seul au problème et indiqué avoir collaboré avec les forces de l'ordre, des experts et d'autres compagnies.

Iran

Facebook a fermé 652 pages, groupes et comptes "inauthentiques" initiés d'Iran et qui visaient des gens au Proche-Orient, en Amérique latine, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni sur Facebook et d'autres services en ligne.

Le réseau social a été alerté par une entreprise spécialisée dans la cybersécurité de l'existence de pages contrôlées par un groupe dénommé "Liberty Front Press", qui, selon Facebook, est lié "à des médias d'Etat iraniens" dont notamment Press TV.

Les premiers comptes "Liberty Front Press" ont été créés en 2013 et en 2017 et se sont concentrés sur les Etats-Unis et le Royaume-Uni sans jamais révéler leur lien avec l'Etat iranien, affirme Facebook, qui dit avoir partagé ses informations avec les autorités américaines et britanniques.

Russie

Outre la fermeture des pages liées à l'Iran, Facebook a annoncé avoir continué à clore des pages qui peuvent être "liées à des sources, identifiées au préalable par le gouvernement américain comme pilotées par les services de renseignements militaires russes".

Les contenus de ces pages désormais closes concernaient essentiellement l'Ukraine et la Syrie.

Là encore le réseau social a indiqué collaborer pleinement avec la police américaine.

L'annonce de cette nouvelle vague de fermeture de comptes "inauthentiques", qui fait suite à une annonce similaire du groupe de Mark Zuckerberg le 31 juillet, intervient au lendemain de révélations du géant informatique Microsoft sur l'étendue des opérations d'ingérence du gouvernement russe aux Etats-Unis.

Microsoft accuse des pirates informatiques russes au service du Kremlin d'avoir visé les sites internet de centres de réflexion conservateurs américains.

Le géant américain des logiciels a indiqué avoir fermé la semaine dernière six faux noms de domaine créés par le célèbre groupe de pirates "Fancy Bear", considéré comme étant contrôlé par les services de renseignement russes.

Si Facebook s'est lancé tous azimuts dans la lutte contre les Fake News et les opérations de désinformation pour ne pas entamer plus avant la confiance des usagers, le groupe reconnaît qu'il existe toujours "une tension entre éliminer rapidement ces acteurs nocifs et améliorer nos défenses sur le long terme".

Avec AFP

Toutes les actualités

Nouvelle fusillade en Californie, 4 morts et 6 blessés

La police dans un quartier de Fresno, Californie, après une fusillade, le 18 avril 2017.

Une nouvelle "fusillade de masse" a touché dimanche soir les Etats-Unis, provoquant la mort de quatre jeunes hommes et en blessant six autres lors d'une réunion de famille dans une résidence de la ville de Fresno (Californie).

Selon les premiers éléments de l'enquête, un ou plusieurs suspects ont pénétré dans une résidence où étaient rassemblées quelque 35 personnes, dont des enfants, pour suivre un match de football américain lors "d'une réunion de famille", a expliqué aux journalistes Michael Reid, responsable de la police de Fresno.

L'attaquant ou les attaquants ont ensuite "ouvert le feu dans le jardin, où se trouvaient la plupart des personnes, touchant par balles dix d'entre elles", a-t-il poursuivi.

Trois personnes sont mortes sur place, "tous des hommes de type asiatique âgés de 25 à 30 ans" et un quatrième, transporté dans un état critique à l'hôpital, a succombé à ses blessures.

Six autres personnes ont été plus légèrement blessées et leurs jours ne sont pas en danger, a souligné le policier.

Le ou les auteurs des coups de feu, encore non identifiés, sont en fuite et les enquêteurs tentaient de retrouver leur trace en examinant les images de vidéosurveillance et en interrogeant les nombreux voisins qui ont donné l'alerte en entendant les tirs, aux alentours de 18h00 heure locale dimanche (02h00 GMT lundi).

- Enfants et femmes présents -

"Dieu merci, aucun enfant n'a été touché car il y avait plusieurs enfants et femmes" mais ils étaient à l'intérieur de la maison, a précisé Michael Reid.

"Les dix victimes, décédées ou non, sont toutes des hommes âgés de 20 à 35 ans environ" et "tous se trouvaient hors de la maison, dans le jardin", a-t-il insisté.

"Nous ne connaissons pas encore exactement leur origine mais je pense qu'on peut dire d'Asie du sud-est ou d'Asie", a dit le responsable de la police de Fresno.

Interrogé par les journalistes sur les motivations possibles du crime, M. Reid a répondu que l'enquête s'attachait à la déterminer.

Il a toutefois jugé "très probable que le rassemblement ait été pris pour cible à dessein, nous ne savons pas encore pourquoi".

A ce stade de l'enquête, rien n'indique qu'il puisse s'agir d'une fusillade liée à des gangs, a-t-il souligné, qualifiant les faits de "violence absurde".

Un voisin a affirmé au journal Fresno Bee qu'une autre maison avait déjà essuyé des tirs la semaine dernière, provoquant l'émoi dans le quartier.

"Je ne me sens pas en sécurité dehors après la nuit tombée", a déclaré ce voisin, Choua Vang, affirmant songer à déménager.

Les Etats-Unis sont régulièrement endeuillés par de telles tueries de masse, qui relancent à chaque fois le débat sur la prolifération des armes à feu sans que la législation en la matière ait évolué de manière significative.

Le dernier drame en date, la semaine dernière, a également touché la Californie.

Un adolescent a ouvert le feu dans la cour de son lycée le jour de son anniversaire, tuant deux camarades âgés de 14 et 15 ans et blessant trois autres jeunes, près de Los Angeles.

Il a lui-même succombé à ses blessures après s'être tiré une balle dans la tête juste après avoir commis son geste, pour lequel il n'a laissé aucune explication.

Avec AFP

Passe d'armes en direct entre Trump et l'ex-ambassadrice à Kiev

L'ancienne ambassadrice américaine en Ukraine, Marie Yovanovitch, témoigne devant la commission du renseignement de la Chambre des représentants de Capitol Hill à Washington, le vendredi 15 novembre 2019, à l'occasion de la deuxième audience publique de mise en accusation.

L'ex-ambassadrice américaine à Kiev a jugé vendredi "intimidantes" les flèches décochées à son encontre par Donald Trump au moment même où elle livrait un témoignage édifiant au Congrès dans le cadre de l'enquête en destitution qui menace le président.

Les démocrates ont dénoncé une pression sur un témoin qui pourrait alimenter le dossier d'accusation contre le président des Etats-Unis, déjà soupçonné d'abus de pouvoir pour avoir demandé à l'Ukraine d'enquêter sur un de ses rivaux.

"Partout où Marie Yovanovitch est passée, les choses ont mal tourné", a tweeté Donald Trump une heure après le début de l'audition de la diplomate. "Elle a débuté en Somalie, et regardez comment ça s'est terminé", a-t-il ajouté en référence au chaos dans ce pays de la Corne de l'Afrique.

Mme Yovanovitch, diplomate depuis 33 ans jouissant d'une réputation de grande intégrité, avait été rappelée en urgence à Washington en mai sur ordre du président. Les démocrates le soupçonnent d'avoir voulu laisser le champ libre à des proches pour qu'ils puissent faire pression sur l'Ukraine.

Dans ses tweets, le président a défendu "son droit absolu" de choisir ses ambassadeurs.

A la Chambre des représentants, sa salve n'est pas passée inaperçue. L'élu démocrate Adam Schiff, qui dirige l'enquête contre le président, a lu ses messages et demandé à la diplomate de réagir.

Après un moment de recul, elle a pesé ses mots: "C'est très intimidant".

Lors d'une pause, Adam Schiff a dénoncé "une intimidation de témoin en direct", qui pourrait constituer une "entrave" à l'enquête.

Ce "n'était pas de l'intimidation de témoins, c'était juste l'opinion du président", a réagi la Maison Blanche. "J'ai le droit de m'exprimer", a renchéri le président devant la presse.

- "Forces de l'ombre" -

Donald Trump est visé par une procédure de destitution parce qu'il a demandé le 25 juillet à son homologue ukrainien d'enquêter sur le démocrate Joe Biden, bien placé pour l'affronter lors de la présidentielle de 2020.

Dans cet appel, rendu public en septembre après l'intervention d'un lanceur d'alerte, il avait cité Mme Yovanovitch. "Il va lui arriver des choses", avait-il déclaré.

"J'ai été choquée" d'entendre ça", "Cela ressemblait à une menace diffuse", a-t-elle commenté vendredi.

La diplomate, restée très digne malgré une émotion évidente, a également confié avoir été perturbée par la campagne de dénigrement menée contre elle pendant des mois par l'avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani.

"Je n'ai pas compris pourquoi il m'attaquait", a-t-elle déclaré, en confiant s'être "inquiétée" de voir "le président et son fils" relayer ses attaques.

Jurant n'avoir "aucun parti-pris politique", Mme Yovanovitch a assuré que son rappel avait "porté un coup au moral" des diplomates américains à Kiev et dans l'ensemble du réseau américain.

Sans citer le secrétaire d'Etat Mike Pompeo, elle a critiqué les responsables du département d'Etat pour ne pas l'avoir défendue. "Dans le monde entier, les forces de l'ombre auront compris qu'il ne faut pas grand-chose pour obtenir la tête d'un ambassadeur", a-t-elle souligné.

Après cinq heures d'audition, ponctuées par des marques de respect unanimes pour l'ancienne ambassadrice, elle a quitté la salle sous des applaudissements nourris.

- Aide bloquée -

Les républicains n'ont pas mis en cause son intégrité, mais ont relevé qu'elle restait employée du département d'Etat à un poste prestigieux dans une université.

Ils l'ont assaillie de questions sur les affaires du fils de Joe Biden en Ukraine au moment où son père était vice-président des Etats-Unis. Elle a reconnu que cela "pouvait ressembler à un conflit d'intérêt".

Les parlementaires républicains ont également insisté sur le fait qu'elle n'avait aucun élément factuel à apporter à l'enquête, puisqu'elle avait quitté l'ambassade au moment des principaux épisodes contestés.

Elle n'a en effet rien pu dire sur une aide militaire de 400 millions de dollars destinée à l'Ukraine, qui avait été gelée sur ordre du président au début de l'été.

William Taylor, le chargé d'affaires qui l'a remplacée à Kiev, avait déclaré mercredi lors des premières auditions publiques au Congrès, avoir appris par l'entremise d'un autre ambassadeur que Donald Trump avait conditionné le déblocage des fonds à l'ouverture d'une enquête sur Joe Biden.

Le président nie avoir lié les deux et se dit victime d'une chasse aux sorcières". Compte-tenu de la majorité républicaine au Sénat, qui sera chargé de le juger, il devrait échapper à la destitution.

Mais sa très probable mise en accusation (impeachment) à la Chambre des représentants contrôlée par les démocrates jettera une ombre sur sa campagne.

Mo'Nique poursuit Netflix pour discrimination salariale

Mo'Nique poursuit Netflix pour discrimination salariale
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:04:16 0:00

Passe d’armes en direct entre Trump et l’ex-ambassadrice à Kiev

Passe d’armes en direct entre Trump et l’ex-ambassadrice à Kiev
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:03 0:00

Nouvelle phase de l'enquête parlementaire pour la mise en accusation du président Donald Trump

Nouvelle phase de l'enquête parlementaire pour la mise en accusation du président Donald Trump
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:19 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG