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Présentation d'un nouveau projet de révision de la Constitution à IBK

Remise de l'avant projet de loi portant révision à la Constitution du 25 février 1992 à IBK, le 2 avril 2019. (VOA/Kassim Traoré)

Un comité d'experts a remis lundi au président malien Ibrahim Boubacar Keïta un nouveau projet de révision constitutionnelle dont l'adoption sera soumise à un référendum, un an et demi après l'abandon d'une première mouture, a annoncé la présidence malienne dans un communiqué.

Le texte comporte certaines propositions comme la création d'un senat, d'une cour de compte conformement au traité de l'UEMOA et la définition des rôles du président de la république et du premier ministre au sein de l'éxécutif.

Notre correspondant sur place donne plus de détails sur ce document.

"Le temps était venu pour nous de remettre notre ouvrage en question et de le reconsidérer", c'est ce qu'a déclaré IBK à l'ouverture de cette présentation de rapport. C'est après que le président du Comité d’experts pour la réforme constitutionnelle a dévoilé les grandes lignes de son rapport Makan Moussa Sissko.

Le document prend en compte des clauses de l’Accord pour la paix et la réconciliation qui relèvent de la matière constitutionnelle, des propositions pertinentes des précédentes tentatives de révision constitutionnelle et d’autres réaménagements devant être apportés à la Constitution au regard de l’évolution du contexte institutionnel et juridique du pays.

"L’avant-projet indique également l’augmentation des délais relatifs à l’élection du président de la République et à la durée de la période intérimaire au niveau de cette institution, le réaménagement des attributions, des règles d’organisation et de fonctionnement de la Cour suprême, de la Cour constitutionnelle et de la Haute cour de justice, et la création d’une Cour des comptes conformément au traité de l’UEMOA", a déclaré Ibrahim Boubacar Keita, président de la République

L'opposition n'est pas d'accord avec le rapport comité d'experts selon Nouhoum Togo, porte-parole du chef de file de l'opposition malienne. L'avant projet en question sera soumis aux députés maliens.

Contexte de violences communautaires

Le Mali est également le théâtre de violences intercommunautaires, dont la dernière en date, le 23 mars, a fait quelque 160 morts dans un village peul du centre du pays.

Le professeur Sissoko a résumé devant le président malien les "grandes lignes" de sa "mission inclusive", a précisé la présidence, citant "l'environnement, la Cour des comptes, les autorités traditionnelles entre autres".

Lors d'une précédente audience du groupe d'experts le 4 février, M. Keïta avait assuré que "tout le monde sera consulté à quelque niveau qu'il soit, pour qu'au bout du parcours le produit soit l'exact reflet de la volonté du peuple malien et nous situe de manière absolument irréfutable parmi les nations fondées sur le droit", selon le communiqué.

"La prochaine étape de la démarche consistera à faire approuver de manière inclusive ce rapport. Ensuite, les Maliennes et Maliens seront sollicités pour donner leur avis par voie référendaire sur la révision de la Constitution", la première depuis 1992, a ajouté la présidence, sans préciser la date de ce référendum.

En août 2017, le chef de l'Etat avait décidé de "surseoir" à l'organisation d'un référendum sur un premier projet de révision de la Constitution. Cette décision avait été célébrée dans les rues de Bamako par plusieurs milliers d'opposants qui reprochaient notamment au texte de ne

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Du matériel de la mission de l'ONU pillé par des manifestants à Sévaré

Un soldat de l'armée malienne monte la garde devant le poste de commandement de la Force régionale d’Afrique de l'Ouest G5-Sahel, à Sevare, 30 mai 2018.

Une manifestation contre la présence de forces étrangères au Mali a dégénéré en pillage de conteneurs appartenant à la Mission de l'ONU (Minusma) samedi à Sévaré, dans le centre du pays, alors qu'une centaine de personnes réclamaient dans le même temps à Bamako une intervention de la Russie.

A Sévaré, à 15 km de Mopti, principale ville du centre, une manifestation a rassemblé un millier de personnes aux abords du camp des forces de l'ONU et de l'aéroport, selon des témoins. Après avoir mis le feu à des pneus, des jeunes ont emporté du matériel divers, dont des câbles électriques, une climatisation et des matelas.

"Des manifestations organisées par la Plateforme Fasso Ko, censées être pacifiques, se déroulent à Sevaré depuis quelques jours, mais ont dégénéré aujourd'hui en ciblant plusieurs dizaines de conteneurs de stockage de la Minusma situés à l'extérieur du camp", a indiqué la Mission de l'ONU au Mali.

"Les manifestants ont également dérobé du matériel logistique et de construction. D'autres se sont mis en danger aux alentours de citernes de carburant qui, heureusement, n'ont pas explosé malgré la proximité d'un camion qui a été brûlé", selon un communiqué. "Bien que la sécurité du camp n'ait pas été impactée, ces actes de vandalisme sont totalement inacceptables et indignes".

Appelant la population "au calme et à la retenue", la force de l'ONU, qui s'est récemment déployée dans le centre du Mali, en proie aux attaques djihadistes et aux violences intercommunautaires, "surmonte d'importants défis et paie un très lourd tribut au Mali", souligne le texte.

La Minusma est la plus coûteuse en vies humaines des opérations actuelles de maintien de la paix de l'ONU, avec quelque 180 morts depuis son déploiement en 2013, dont plus de cent dans des actes hostiles.

Dans son communiqué, elle précise rester "résolument engagée aux côtés des forces de défense et de sécurité maliennes pour améliorer la situation sécuritaire et la protection des populations".

Le régime du président Ibrahim Boubacar Keïta est secoué depuis début octobre par le plus important revers qu'ait essuyé l'armée malienne depuis des années. Quarante soldats ont été tués le 30 septembre et le 1er octobre quand les djihadistes ont attaqué les camps militaires de Boulkessy et Mondoro (centre), selon un bilan encore provisoire.

Une centaine de personnes se sont par ailleurs rassemblées samedi à Bamako, selon un correspondant de l'AFP, répondant à l'appel d'un mouvement de jeunes, le Groupe des patriotes du Mali (GPM), pour "réclamer l'intervention de la Russie afin d'aider l'armée malienne à recouvrir l'intégrité du territoire".

"Nous n'avons pas de problème avec la France et la Minusma, mais ils ont prouvé leur limite. C'est pour ça que nous voulons l'intervention de la Russie", a déclaré à l'AFP un manifestant, Clément Dembélé.

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