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RDC

Au moins six miliciens tués par l'armée au Sud-Kivu

Un groupe de miliciens Mai Mai à Fizi, Sud-Kivu, 11 décembre 2003.

Au moins six miliciens cantonnés dans un village de l'est de la République démocratique du Congo où ils s'étaient rendus aux autorités ont été tués par des militaires car ils maltraitaient les civils, a affirmé dimanche l'armée.

Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont "tué dans des combats samedi six miliciens du chef rebelle Ebwela Mutetezi Kibukila, actif dans les Hauts plateaux du territoire de Fizi" dans la province du Sud-Kivu, a déclaré à l'AFP le capitaine Dieudonné Kasereka, un porte-parole de l'armée dans cette province.

C'était "un assaut sur le quartier général de ces éléments rebelles, dans le village Kafulo" où ils s'étaient regroupés après avoir annoncé leur reddition, a-t-il précisé.

Le chef rebelle Ebwela Mutetezi s'était rendu à Kafulo le 30 janvier avec environ 300 miliciens, en se désolidarisant du groupe armé Yakutumba, du nom de l'ex-officier William Amuri Yakutumba qui a pris le maquis contre l'ancien président congolais Joseph Kabila, selon des sources sécuritaires.

Général autoproclamé, Ebwela Mutetezi a affirmé dimanche sur une radio locale s'être désolidarisé du groupe rebelle Yakutumba à la fin du mois de janvier après l'investiture du nouveau président élu de la RDC, Félix Tshisekedi.

"Nous avions décidé de laisser la guerre depuis l’élection du nouveau président, les autorités nous ont demandé d’écrire nos revendications et nous l’avons fait. Nous avons alors décidé de regrouper nos hommes à Kafulo en attendant la décision du gouvernement", a-t-il expliqué.

"Nous avons été surpris quand ils [les militaires] nous ont attaqué. Ils ont tué ma femme et six de mes hommes", a ajouté le chef rebelle à la radio.

Selon le capitaine Kasereka, ces miliciens continuaient à "maltraiter les populations civiles" en volant notamment leurs biens.

En février 2018, l'armée congolaise avait affirmé avoir "anéanti" les Yakutumba au cours d'une offensive à Fizi.

Riche en minerais, le territoire de Fizi était le fief de la rébellion de Laurent-Désiré Kabila, qui avait renversé en 1997 le maréchal Mobutu Sese seko.

Depuis l'investiture du nouveau président Tshisekedi, aucune attaque d'envergure des miliciens n'a été rapportée dans cette région de la province du Sud-Kivu.

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Une femme à la tête du Palais du peuple à Kinshasa

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Mouvement d'humeur contre les opérateurs téléphoniques

Ba clients na cybercafé na Kinshasa, 25 février 2015.

Des sit-in ont été organisés jeudi à Kinshasa et Beni (est) devant des locaux d'opérateurs de téléphonie mobile par le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha) qui demande des services moins chers et de meilleure qualité.

Les militants de Lucha ont visé les locaux de l'opérateur Vodacom à Kinshasa et Airtel à Beni, et cite également les deux autres opérateurs présents en République démocratique du Congo (Orange et Africell).

Ils ont reçu le soutien du député national Claude Lubaya "contre la surfacturation et la mauvaise qualité des prestations dans le secteur de télécom".

"Il s'agit d'un combat essentiel pour la défense des droits des consommateurs et qui appelle à la solidarité de tous", a ajouté le parlementaire.

L'essentiel des abonnements en RDC est constitué de crédits pré-payés, et la dépense moyenne mensuelle par utilisateur est de quelques dollars, expliquait récemment un opérateur.

Le prix d'un forfait internet de un gigabit est de 10 dollars pour une validité variant entre 7 et 30 jours. Un opérateur propose cinq gigas à 30 dollars valables 30 jours.

Neuf militants de Lucha avaient été interpellés "lors d'un sit-in pacifique devant la représentation locale" de l'opérateur Airtel à Butembo dans l'est il y a quelques jours, a indiqué le mouvement citoyen. Ils ont été relâchés.

La RDC est le plus vaste pays d'Afrique sub-saharienne avec 2,3 millions de km2.

Les écarts de revenus sont énormes, entre une infime minorité largement connectée avec des smartphones modernes, et des millions de Congolais qui ne gagnent que quelques dollars par jour.

Rejet d'une demande de liberté provisoire pour le chef de guerre Germain Katanga

Le général Germain Katanga assis au tribunal militaire de Kinshasa, le 3 février 2016.

La Haute Cour militaire a rejeté jeudi à Kinshasa la demande de mise en liberté provisoire sollicitée par l'ancien chef de guerre Germain Katanga poursuivi pour crime contre l'humanité en RD Congo et par la Cour pénale internationale (CPI).

Germain Katanga et ses six co-accusés ont comparu à l'audience dans ce procès ouvert en février 2016.

Ils sont poursuivis pour "crime de guerre, crime contre l'humanité et participation à un mouvement insurrectionnel" dans la région aurifère de l'Ituri (nord-est).

Le tribunal a déclaré "non fondées" les demandes de mise en liberté provisoire introduites par les prévenus tout en les déclarants “recevables".

Les juges ont estimé que "les faits pour lesquels ils sont poursuivis sont d'une extrême gravité".

"C'est une grande déception. Après 14 ans, on continue toujours à attendre l'issue du procès", a réagi auprès de l'AFP Me Peter Ngomo, avocat de la défense.

Une prochaine audience est prévue pour le 2 mai.

Surnommé Simba ("Lion" en swahili) pour sa férocité lorsqu'il était à la tête des Forces de résistance patriotiques en Ituri (FRPI), Germain Katanga, 41 ans, promu général de brigade dans l'armée congolaise fin 2004 en échange de la reddition de sa milice, avait été arrêté en 2005 par les autorités congolaises.

Livré en 2007 à la Cour pénale internationale (CPI), il a été condamné en 2014 à 12 ans de prison pour complicité de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité pour l'attaque d'un village en Ituri et qui a fait environ 200 morts en 2003.

Transféré à Kinshasa en décembre 2015, M. Katanga, devait sortir de prison le 18 janvier 2016.

Ce même jour, les autorités congolaises avaient indiqué qu'il ne serait pas libéré et que des poursuites avaient été ouvertes contre lui.

Premier désaccord à l'Assemblée nationale congolaise

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Jeannine Mabunda, nouvelle présidente de l’Assemblée nationale en RDC

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