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Au moins neuf personnes tuées par de présumés shebab au Kenya


Des corps de victimes d’attaques de shebab transportés dans une ambulance, à Nairobi, Kenya, 27 janvier 2017.

Un haut responsable de la police nationale à Nairobi a confirmé l'incident: "c'est vrai, nous avons eu neuf morts dans l'attaque de ce matin", a indiqué l'officier sans autre détail.

Au moins neuf personnes ont été tuées par des jihadistes shebab présumés dans deux villages du sud-est du Kenya proches de la frontière somalienne, ont annoncé samedi les forces de sécurité locales.

Les attaques menées, selon la police, par des shebab se sont déroulées dans les villages de Jima et Pandaguo, dans le comté de Lamu, théâtre fréquent des activités des jihadistes somaliens, affiliés à Al-Qaïda.

"Neuf personnes ont été tuées, certaines par balle, d'autres égorgées", a indiqué sous couvert d'anonymat un responsable de la police locale, en précisant que toutes les victimes étaient des civils, alors qu'habituellement les shebab visent des policiers ou des militaires.

Un autre haut responsable du comté de Lamu a affirmé que les recherches d'éventuels autres corps étaient ralenties par la peur que des engins explosifs artisanaux aient été cachés dans les environs de l'attaque. Le responsable a précisé que le nombre d'attaquants n'était pas encore connu.

"Une opération est en cours pour retrouver les assaillants" qui ont pris la fuite, a indiqué le responsable de l'opération militaire dans la forêt de Boni, James Ole Serian.

En début de semaine, trois policiers avaient été tués dans l'attaque d'un poste de police à Lamu, attribuée par les autorités aux shebab.

Les shebab ont juré la perte du fragile gouvernement central somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 22.000 hommes de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).

Depuis son intervention militaire dans le sud de la Somalie en 2011 pour lutter contre les shebab, le Kenya a été la cible de plusieurs attentats meurtriers, notamment ceux du centre commercial Westgate à Nairobi (septembre 2013 - 67 morts) et de l'université de Garissa (avril 2015 - 148 morts).

Lors d'une intervention à la télévision à la suite du décès à l'hôpital du ministre de l'Intérieur Joseph Nkaissery, le président Uhuru Kenyatta a évoqué "un regrettable incident ce matin, que nous sommes en train d'évaluer".

En annonçant la nomination du ministre de l'Education Fred Matiangi en intérim au poste de l'Intérieur, le président Kenyatta a souligné qu'il n'y aurait pas de "vide du pouvoir concernant la sécurité" dans le pays.

Le président Kenyatta est candidat à sa propre succession lors d'un scrutin présidentiel prévu le 8 août.

Avec AFP

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