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Au moins huit blessés lors de tirs contre des manifestants à Khartoum


Un parti de la coalition au pouvoir à Khartoum demande une enquête sur la mort de plusieurs

Au moins huit personnes ont été blessées mercredi par des tirs contre des manifestants autour du QG de l'armée à Khartoum, peu avant la reprise de discussions cruciales sur la transition politique, a indiqué un porte-parole du mouvement de contestation.

"Il y a huit blessés par balle au moins", a déclaré ce porte-parole, Amjad Farid, sur son compte Facebook.

L'Association des professionnels soudanais (SPA) a immédiatement demandé aux Soudanais, dans un communiqué, de montrer leur "soutien aux manifestants" en les rejoignant sur le lieu du sit-in du mouvement de contestation devant le QG de l'armée.

La SPA est le pilier de l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC) qui regroupe les principales formations du mouvement de protestation.

Elle a en même temps exhorté les manifestants à "la retenue, à garder le caractère pacifique de leur mouvement et à éviter tout affrontement" avec d'autres parties.

Auparavant, des témoins ont fait état de nombreux blessés dans des tirs contre les manifestants près du sit-in.

"Il y a eu des tirs au niveau du Boulevard du Nil et autour du sit-in et il y a eu plusieurs blessés", a indiqué à l'AFP l'un d'eux, Mohammed Dahab, un volontaire dans une clinique de fortune installée en face du QG.

Les sources n'ont pas précisé si les blessés étaient des manifestants.

Les violences ont éclaté avant des discussions entre le Conseil militaire au pouvoir et les représentants de l'ALC qui a poussé à la destitution le 11 avril dernier par l'armée du président Omar el-Béchir.

La rencontre doit porter sur la composition d'un Conseil souverain, l'une des trois institutions de la période de transition fixée à trois ans par les deux camps.

Les progrès dans les discussions ont été précédés par une première poussée de violence pendant laquelle six personnes dont cinq manifestants et un militaire ont été tués lundi.

L'ALC et l'ambassade américaine à Khartoum ont imputé ces violences à l'armée mais le Conseil militaire a affirmé qu'elles étaient le fait d'"éléments infiltrés", cherchant à faire dérailler le processus politique.

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