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Au moins deux soldats tués dans une attaque de Boko Haram dans le sud-est du Niger


Le ministre de l'intérieur nigérien Mohamed Bazoum dans un camp de déplacés à l'extérieur de Diffa, au sud du Niger, le 18 juin 2016.

Il s’est agi, selon des sources concordantes, d’"une attaque surprise" lancée dans la nuit de vendredi à samedi par Boko Haram contre une position de l'armée dans le Sud-est du pays, proche du Nigeria. Au moins deux soldats nigériens ont été tués et sept blessés.

Au moins deux soldats nigériens ont été tués et sept blessés dans "une attaque surprise" lancée dans la nuit de vendredi à samedi par Boko Haram contre une position de l'armée dans le Sud-est du pays, proche du Nigeria, selon des sources concordantes.

"Il y a eu deux de nos soldats tués et sept autres blessés dans cette attaque surprise de Boko Haram menée contre une position de l'armée à Gueskerou", dans la région de Diffa, a dit à l'AFP un élu local sous couvert de l'anonymat.

Les assaillants "en grand nombre" sont "venus à pied" après avoir "traversé la rivière Komagoudou Yobé", frontière naturelle avec le Nigeria, "pour attaquer par surprise", a expliqué cette source.

Trois véhicules de l'armée ont été également brûlés, selon l'élu de Diffa.

Les "deux morts" sont des éléments de la Garde nationale, a affirmé à l'AFP une source sécuritaire basée à Diffa.

Elle a précisé que "des poursuites aériennes" ont été engagées et que "de nombreux terroristes ont été tués" alors qu'ils se repliaient vers des zones marécageuses du lac Tchad, située à cheval entre le Niger, le Tchad et le Nigeria.

Des témoins, joints par l'AFP, ont entendu les détonations des bombes lancées par les avions Sukhoi de l'armée nigérienne samedi.

Début janvier, trois soldats nigériens ont été tués et sept blessés dans une attaque des positions de l'armée à Baroua, une autre localité de la région de Diffa, selon l'armée.

Quinze combattants de Boko Haram avaient été tués dans cette attaque et un "capturé".

Niamey a annoncé fin décembre à grand renfort médiatique qu'une cinquantaine de combattants nigériens du groupe jihadiste avaient déposé les armes.

Le ministre nigérien de l'Intérieur, Mohamed Bazoum, qui s'est rendu fin décembre à Diffa, avait alors expliqué cette reddition notamment par le nouveau "rapport de force instauré entre Boko Haram "totalement en déperdition" et l'armée nigérienne depuis juillet.

Le ministre avait toutefois relevé "l'existence d'éléments nuisibles" de Boko Haram dans la région du lac Tchad.

Dans son message de voeux à la nation, le président nigérien Mahamadou Issoufou avait lancé "un appel à tous ceux qui se sont laissés entraîner dans la voie de l'égarement par Boko Haram (à) se ressaisir et déposer les armes".

Avec AFP

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