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Nouvelle reddition de combattants de Boko Haram au Niger


Un soldat nigérien garde le camp de déplacés de Diffa, au Niger, menacé par les attaques de Boko Haram, le 18 juin 2016.

Une vingtaine de combattants nigériens du groupe jihadiste nigérian Boko Haram de la région de Diffa (sud-est du Niger) se sont rendus aux autorités, a annoncé le ministre nigérien de l'Intérieur, dix jours après la reddition d'une trentaine d'autres combattants.

Au total, "nous avons une cinquantaine de combattants de Boko Haram qui se sont rendus" depuis le 27 décembre, s'est réjoui le ministre Bazoum Mohamed dans un entretien diffusé mercredi soir sur la télévision publique Télé Sahel.

Fin décembre, M. Mohamed avait annoncé la reddition d'une trentaine de combattants de Boko Haram de Diffa qui avaient déposé les armes. Très proche du nord-est du Nigeria, Diffa est un des bastions des islamistes de Boko Haram.

Le flux de reddition va augmenter, a estimé M. Mohamed, en assurant que "la guerre (contre Boko Haram) dans certains secteurs est déjà terminée".

Le ministre a expliqué cette reddition notamment par le nouveau "rapport de force instauré entre Boko Haram et nos forces de défense et de sécurité" depuis juillet.

Le Niger, le Tchad et le Nigeria ont en effet lancé quasi simultanément en juillet des "opérations de ratissage" contre les fiefs de Boko Haram, selon l'armée du Niger.

Le ministre a toutefois noté la présence "d'éléments de Boko Haram organisés qui s'entrainent dans le lit du lac Tchad", une zone marécageuse très enclavée située à cheval entre le Niger, le Tchad et le Nigeria.

Trois soldats nigériens ont été tués et sept blessés dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier lors d'une attaque de positions de l'armée par Boko Haram à Baroua dans la région de Diffa. Selon l'armée nigérienne, quinze combattants de Boko Haram ont également été tués et un autre "capturé".

La région de Diffa abrite plus de 300.000 réfugiés et déplacés, dont des milliers vivent aux dépens d'une population locale déjà très pauvre, selon l'ONU qui demande à la communauté internationale d'accroître son soutien financier.

Dans un message de voeux à la nation samedi soir, le président nigérien Mahamadou Issoufou a lancé "un appel à tous ceux qui se sont laissés entraîner dans la voie de l'égarement par Boko Haram (à) se ressaisir et déposer les armes".

Avec AFP

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