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Au moins 58 morts dans de nouveaux massacres en Ituri

Un combattant de la Force patriotique de résistance pour la milice de l'Ituri (FRPI) fume, le 28 juillet 2006, près de Tchei, dans le sud de l'Ituri. (Photo by LIONEL HEALING / AFP)

Cinquante-huit personnes ont été tuées dans deux massacres mardi et jeudi dans la province d'Ituri, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo (RDC), a indiqué le ministre provincial de l'Intérieur à l'AFP.

Au total, 23 personnes ont été tuées mardi, puis 35 jeudi, en territoire d'Irumu dans le Sud de la province, a détaillé le ministre, Adjio Gidi.

Il a accusé le groupe armé d'origine ougandaise des Forces démocratiques alliées (ADF) d'être à l'origine de ces deux massacres qui ont provoqué "un mouvement important de population".

Les auteurs "sont des ADF qui fuient la pression militaire du côté de la province du Nord-Kivu, précisément de Beni", a-t-il détaillé.

L'armée congolaise affirme en effet mener depuis novembre dernier des "opérations d'envergure" contre les ADF dans la province du Nord-Kivu, voisine de l'Ituri.

A l'origine des rebelles ougandais musulmans, les ADF ont tué des centaines de civils ces derniers mois dans le territoire de Beni, ce qui en fait l'un des groupes armés les plus violents de l'Est de la RDC, qui en compte des dizaines.

"Nos éléments sont déjà sur les lieux et en contact avec l'ennemi", a affirmé le ministre de l'Intérieur de l'Ituri.

Les attaques ont lieu dans une région forestière appelée Tshabi.

"Les personnes ont été tuées par tous types d’armes, des armes blanches et des armes à feu", a déclaré à l'AFP un responsable de la communauté Nyali de Tshabi, Richard Balengilyao.

"La zone de Tshabi est une zone forestière, donc les recherches sont très difficiles. Actuellement l'armée congolaise aidée de la population est en train de chercher encore des victimes dans la forêt".

Cette même source fait état de "17 personnes disparues qui ont sûrement été enlevées".

La province de l'Ituri est aussi le théâtre de massacre de civils dans sa partie Nord en territoire de Djugu.

Dans cette zone de conflits, la milice Coopérative pour le développement du Congo (Codeco) est accusée d'avoir tué des centaines de civils depuis décembre 2017.

Un accord de paix a été signé en début d'année avec un autre groupe armé de la province, le FRPI. Des éléments de la Codeco ont également fait part de leur intention de rendre les armes.

Une délégation officielle de haut niveau doit arriver vendredi en Ituri pour aborder les questions sécuritaires de la province. Les ministre de l'Intérieur et de la Défense du gouvernement central sont annoncés.

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Les centaines d'adolescentes enlevées au Nigeria ont été libérées

Les écolières nigérianes qui avaient été enlevées après leur libération, au gouvernorat de l'État de Zamfara, le 2 février 2021

Les centaines d'adolescentes enlevées vendredi dernier dans leur pensionnat de Jangebe dans le nord-ouest du Nigeria ont été libérées et sont mardi matin dans les locaux du gouvernement de Zamfara, a annoncé à l'AFP le gouverneur de cet Etat Dr. Bello Matawalle.

"Dieu soit loué ! Je suis heureux d'annoncer la libération des élèves enlevées du lycée GGSS Jangebe", a-t-il écrit sur son compte Twitter.

"Le nombre total de filles enlevées dans l'école est de 279, elles sont toutes ici avec nous, nous remercions Allah", a ajouté le gouverneur.

Les autorités avaient initialement affirmé que 317 jeunes filles manquaient à l'appel après l'attaque de ce pensionnat dans l'Etat de Zamfara dans le nuit de jeudi à vendredi par des hommes armés.

Un journaliste de l'AFP a pu voir des centaines de jeunes filles, portant un hijab de couleur bleu ciel, réunies à la maison du gouvernement.

Il s'agissait de la quatrième attaque d'écoles en moins de trois mois dans le nord-ouest du Nigeria, où des groupes criminels, appelés "bandits", multiplient les vols de bétail à grande échelle et pratiquent les enlèvements contre rançon depuis plus de dix ans.

Les autorités de Zamfara ont l'habitude de discuter avec les groupes criminels avec lesquels ils négocient depuis plus d'un an des accords d'amnistie en échange de la remise de leurs armes.

Ce sont les responsables de l'Etat de Zamfara qui avaient d'ailleurs négocié la libération en décembre dernier de 344 garçons qui avaient été enlevés par des bandits de leur pensionnat dans l'Etat voisin de Katsina.

A chaque libération, les autorités nient payer une quelconque rançon aux ravisseurs, mais cela fait pourtant peu de doute pour les experts en sécurité qui craignent que cela ne mène à une multiplication des enlèvements dans ces régions minées par l'extrême pauvreté et peu ou pas du tout sécurisées.

Ce nouvel enlèvement de masse avait ravivé le souvenir du rapt de Chibok en 2014, lorsque le groupe jihadiste Boko Haram avait enlevé 276 lycéennes, suscitant une émotion mondiale.

Pus d'une centaines d'entre elles sont encore portées disparues et personne ne sait combien sont toujours vivantes.

Mais ces deux enlèvements sont à distinguer: les "bandits" agissent avant tout pour l'appât du gain, et non pour des raisons idéologiques, même si certains ont tissé des liens avec les groupes jihadistes dans le nord-est.

Le député sénégalais Ousmane Sonko est convoqué à la gendarmerie

Ousmane Sonko lors d'un débat organisé par le mouvement "Y'en a marre" à la maison de la culture Douta Seck, à Dakar, le 21 février 2019.

Le député sénégalais Ousmane Sonko est convoqué mercredi matin pour répondre aux questions des gendarmes dans une affaire de viols présumés dont est accusée cette figure de l'opposition, a indiqué son avocat lundi à l'AFP.

Cette convocation fait suite à la levée de l'immunité de M. Sonko par le Parlement à la demande du juge la semaine passée. M. Sonko, arrivé troisième de la présidentielle de 2019, a déclaré qu'il ne se rendrait pas à la convocation avant que celle-ci ne se confirme.

Son avocat, Me Cheikh Khouraissy Ba, qui a fait état de la convocation de son client devant les gendarmes dans un échange téléphonique avec un journaliste de l'AFP, n'a pas dit si M. Sonko persistait dans ce refus maintenant que la convocation était effective.

Cette affaire crée de vives tensions depuis début février. Le parti de M. Sonko a dénoncé lundi l'arrestation en un mois de près de 80 personnes, de jeunes sympathisants, des activistes connus comme Assane Diouf, Clédor Sène et Guy Marius Sagna et, dernièrement, 17 femmes qui entendaient manifester en sa faveur vendredi.

Les autorités ont déployé d'importants effectifs de police à Dakar pour parer à d'éventuelles manifestations.

M. Sonko, 46 ans, a fait l'objet début février d'une plainte pour viols et menaces de mort déposée par une employée d'un salon de beauté dans lequel il allait se faire masser pour, dit-il, soulager ses maux de dos.

Il nie ces accusations et crie au complot, ourdi selon lui par le président Macky Sall lui-même pour l'écarter de la prochaine présidentielle en 2024. Le président sénégalais a démenti avoir à quoi que ce soit à voir avec les ennuis du député.

La plainte contre M. Sonko a suscité des comparaisons avec les ennuis de Karim Wade, fils et ancien ministre de l'ex-président Abdoulaye Wade, et de Khalifa Sall, maire déchu de Dakar, tous deux frappés par des condamnations pour des malversations financières et empêchés de se présenter à la présidentielle de 2019.

M. Sall, 59 ans, élu en 2012 et réélu en 2019, maintient le flou sur l'éventualité d'une candidature à un troisième mandat, malgré la limite de deux instaurée après une révision constitutionnelle approuvée en 2016.

Mis en cause pour harcèlements sexuels, le vice-président zimbabwéen démissionne

Le vice-président du Zimbabwe Kembo Dugishi Mohadi.

Le vice-président du Zimbabwe, Kembo Mohadi, accusé de harcèlement sexuel, a annoncé lundi sa démission, tout en réaffirmant son innocence.

Plusieurs médias locaux ont publié des comptes rendus de conversations au cours desquelles un homme présenté comme Kembo Mohadi harcelait sexuellement plusieurs femmes, dont l'une serait une de ses collaboratrices.

"Je démissionne de mes fonctions de vice-président de la république du Zimbabwe (...) avec effet immédiat", a écrit Kembo Mohadi, 71 ans, dans une lettre diffusée sur le compte twitter du ministère de l'Information.

Il s'agit d'un geste de respect à l'égard de la présidence, "afin qu'elle ne soit pas mise en cause ou caricaturée".

"J'ai besoin de prendre du recul pour faire face à mes difficultés en dehors de mes fonctions", a-t-il souligné, tout en niant toute mauvaise conduite de sa part.

"Je suis victime de manipulations d'information, de déformations d'enregistrements, d'espionnage et de sabotage politiques", s'est-il défendu.

Vétéran de la guerre d'indépendance du Zimbabwe, ancien ministre de l'Intérieur sous M. Mugabe, M. Mohadi était l'un des deux vice-présidents du pays.

Enlèvements contre rançon, une pratique courante au Nigeria

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RDC : dix civils tués dans deux attaques attribuées aux ADF

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