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Au moins 57 morts dans les attentats de vendredi au Pakistan


La police et les secouristes recouvrent les corps de victimes après une explosion à Quetta, Pakistan, 23 juin 2017.

La série d'attentats qui a ensanglanté le dernier vendredi du ramadan au Pakistan, dont une double attaque suicide sur un marché bondé, a fait au moins 57 morts et plus de 200 blessés, selon un nouveau bilan rendu public samedi par les autorités.

Un marché de Parachinar, à la frontière afghane, a été frappé en pleine heure de pointe par une double explosion, alors que les chalands s'affairaient à l'approche des festivités de l'Aïd, qui marque la fin du ramadan.

Le double attentat dans cette ville majoritairement chiite, capitale de la zone tribale de Kurram, a fait au moins 39 morts et 216 blessés, selon le dernier bilan officiel. Un précédent bilan des autorités locales faisait état de 37 morts. Un total de 106 personnes étaient encore hospitalisées samedi.

Ces deux attentats ont été revendiqués, dans un message à l'AFP, par un porte-parole du groupe armé sunnite Lashkar-e-Jhangvi Al-Alami, considéré comme affilié à l'organisation Lashkar-e-Janghvi (LeJ), auteur de plusieurs attentats au Pakistan ces derniers mois.

Un autre attentat vendredi a fait 14 morts, dont dix policiers, devant un QG de la police à Quetta, capitale du Baloutchistan, province instable du sud-ouest, selon un nouveau bilan.

L'attentat à la bombe visant un véhicule de police a été revendiqué à la fois par les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) et par Jamaat-ul-Ahrar, une faction du mouvement taliban pakistanais (TTP).

Par ailleurs, toujours vendredi, des tireurs juchés sur des motos ont tué par balles quatre policiers attablés dans un restaurant à Karachi (sud), selon la police locale.

Le Pakistan est aux prises de longue date avec des groupes armés, notamment dans les zones tribales du nord-ouest, où une myriade de mouvements islamistes armés opéraient en toute impunité jusque récemment, ainsi qu'au Baloutchistan, où, outre les islamistes, les forces de sécurité font face à une insurrection séparatiste.

Avec AFP

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