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Au moins 45 morts dans des inondations depuis juin au Niger


Des enfants marchent dans une rue inondée de Niamey le 15 juin 2017.

Quarante-cinq personnes sont mortes au Niger dans des inondations depuis le début de la saison des pluies en juin, qui ont inhabituellement affecté le Nord désertique du pays, selon un bilan quasi définitif annoncé par l'ONU.

La "situation globale" des inondations à la date du 30 septembre fait état de "45 pertes en vies humaines" et 208.416 personnes sinistrées", soit 27.864 ménages, a précisé le Bureau des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) à Niamey.

Les sinistrés incluent les éleveurs et les agriculteurs qui ont perdu leur bétail et leurs cultures, souligne l'Ocha, citant des statistiques du ministère nigérien de l'Action humanitaire et de gestion des catastrophes.

En outre, les eaux ont détruit 17.389 maisons, décimé 33.038 têtes de bétail et englouti 7.836 hectares de cultures de mil, de maïs et de haricot.

Cette année, Niamey a été épargnée par la catastrophe, avec seulement 469 personnes sinistrées, donc très nettement en deçà des milliers de sans-abri déplorés en général.

Des experts expliquent ce faible bilan dans la capitale par un important déficit pluviométrique cette année, et par la construction de digues qui ont protégé des milliers de riverains contre les crues mortelles du fleuve Niger.

En revanche, la région de Dosso (sud-ouest), très humide, a enregistré 63.628 sinistrés, suivie de celle d'Agadez, dans le nord entièrement désertique, avec 60.555 sinistrés, selon l'ONU.

Dix-sept décès dus aux inondations ont été enregistrés pour la seule ville d'Agadez, où les torrents ont endommagées des routes et des oasis, selon les autorités locales.

La saison des pluies tire à sa fin au Niger. En dépit de sa courte durée - au plus trois mois - et de la faiblesse des précipitations, ce pays fait face depuis quelques années à des inondations, y compris dans les zones désertiques du Nord.

Un paradoxe dans cet Etat très sec où les mauvaises récoltes sont habituellement dues à la sécheresse.

Avec AFP

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