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Au moins 40 morts dans des combats dans le nord de la Somalie


Des soldats de l'armée somalienne dans la ville de Barawe lors de la deuxième phase de l'opération Indian Ocean, le 4 octobre 2014.

Au moins 40 personnes ont été tuées depuis mardi dans des combats interclaniques dans le nord de la Somalie, un bilan très élevé dans une région pourtant habituée à de telles violences, selon des notables locaux et une source administrative.

Ces affrontements ont commencé mardi autour de villages isolés de la région de Sool, revendiquée par la république autoproclamée du Somaliland et l'État semi-autonome du Puntland, entre sous-groupes du clan des Darod.

"Nous appelons à un cessez-le-feu entre ces clans frères. C'est une situation grave, nous avons plus de 40 tués depuis hier (mardi) et près de 100 blessés", a déclaré à l'AFP Ismail Yasin, un notable de la région.

Mohamed Abdulahi, un responsable sécuritaire basé dans la grande ville de Galkayo, plus au sud, a affirmé que le bilan était de presque 50 morts, ce qui en fait "le conflit le plus meurtrier" qu'ait connu la zone.

La plupart des victimes ont été recensées dans le village de Dhumay.

Cette région désertique est de longue date convoitée par le Somaliland et le Puntland. En mai, leurs forces armées s'étaient affrontées pour le contrôle de la zone. Les combats avaient fait des dizaines de morts.

La société et l'identité somalienne sont largement construites autour des clans, sous-clans et réseaux de parenté étendus.

Les milices claniques sont, avec les gangs criminels et groupes islamistes, jugées responsables du chaos dans lequel est plongée la Somalie, privée de véritable État central depuis la chute du président Siad Barre en 1991.

Dans cette région de Sool, les combats entre milices appartenant au sous-clan des Dhulbahante se poursuivaient mercredi à l'aide d'armes lourdes, selon des notables locaux.

Le gouvernement fédéral de Mogadiscio a appelé à un cessez-le-feu. Le président et la Premier ministre demandent aux "notables traditionnels et religieux locaux d'intervenir pour faire cesser le carnage", selon un communiqué.

Avec AFP

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