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Au moins 25 voyageurs enlevés par les talibans en Afghanistan

Un homme assurant la sécurité porte un homme blessé après une attaque à Lashkar Gah, dans la province de Helmand, Afghanistan, le 15 novembre 2015.

Environ 25 hommes ont été enlevés par les talibans alors qu'ils circulaient dans la province du Helmand, dans le sud de l'Afghanistan, a indiqué un responsable, après une série d'enlèvements sur des routes afghanes.

Les insurgés ont revendiqué l'opération, indiquant avoir enlevé ces hommes car ils travaillaient pour le gouvernement afghan.

Selon Omar Zwack, le porte-parole du gouverneur de cette province instable, "à 6 heures ce matin, les talibans ont arrêté un bus et deux camions le long de l'autoroute Kandahar-Herat", dans le district de Washer.

Kandahar est la grande ville du sud-est et Herat celle de l'est, frontalière de l'Iran.

Les 25 hommes ont été emmenés vers le district voisin de Marja, fief des insurgés, a ajouté M. Zwack, précisant que des opérations de recherche et de secours avaient été lancées.

Un porte-parole des talibans a revendiqué l'opération sur Twitter, précisant avoir emmené "27 personnes aux activités douteuses à bord de trois bus."

"Les innocents ont été libérés mais ceux qui travaillent pour l'administration fantoche de Kaboul seront traduits devant une Cour de l'Emirat islamique" appellation donnée par les talibans aux territoires sous leur contrôle, a-t-il précisé.

"Les talibans portaient des uniformes de l'armée, ils ont (...) emmené 37 personnes. Ils ont ensuite libéré les femmes et les enfants mais gardé les hommes," a rapporté à l'AFP Agha Jan, un témoin de la scène.

Les incidents de ce type se multiplient ces derniers temps sur les routes des provinces où les talibans sont actifs.

Début juin, dix-sept personnes, pour la plupart des hommes membres de la minorité largement chiite des hazaras, avaient également été enlevés lors de l'interception de leur bus sur une route du nord, avant d'être libérés au terme d'une médiation.

Dans une opération séparée, la veille, dans la province de Kunduz (nord), les talibans avaient exécuté au moins 10 voyageurs qu'ils soupçonnaient d'appartenir aux forces de sécurité. Plusieurs dizaines d'autres passagers d'autocar pris en otage avaient été ensuite relâchés mais, selon les autorités, huit personnes manqueraient à l'appel.

Enfin le 31 mai, un bus civil a été attaqué sur la route de Kunduz: les talibans ont alors enlevé plusieurs dizaines de voyageurs, dont le nombre exact reste inconnu, et ont exécuté au moins 16 d'entre eux soupçonnés de travailler pour le gouvernement afghan.

Vendredi, plusieurs centaines de personnes avaient manifesté dans Kaboul pour réclamer la libération des otages toujours détenus.

Avec AFP

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OMC: l'UE va soutenir la Nigériane Okonjo-Iweala

La candidate pour la présidence de l'OMC Okonjo-Iweala, ancienne ministre des finances du Nigeria et ancienne No.2 à la Banque mondiale. REUTERS/Lucas Jackson/archives

L'Union européenne va soutenir la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala pour le poste de directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), ses Etats membres étant finalement arrivés lundi à un consensus sur cette candidature.

Ce soutien, qui donne un élan appréciable à la candidate africaine face à sa rivale sud-coréenne Yoo Myung-hee, sera annoncé à l'OMC mardi matin par l'ambassadeur de l'UE à Genève, a précisé l'une de ces sources.

Ancienne ministre des Affaires étrangères et des Finances du Nigeria, mais aussi ex-numéro deux de la Banque mondiale, Mme Okonjo-Iweala, 66 ans, pourrait devenir la première femme et la première Africaine à diriger l'organisation chargée de libéraliser le commerce mondial.

Les Etats membres ont cependant mis du temps à s'entendre sur son nom, malgré un échange sur le sujet entre les dirigeants de l'UE lors du dernier sommet européen mi-octobre à Bruxelles.

Lundi matin, la Hongrie et la Lettonie refusaient encore de soutenir la Nigériane, avant de se rallier à la majorité dans la soirée, selon les sources européennes.

Tout en acceptant le consensus européen, "sept délégations" ont par ailleurs "demandé que soit enregistrée leur préférence pour l'autre candidate", a précisé une de ces sources.

Ce soutien est "un signal clair à l'égard de l'Afrique et un signe de confiance mutuelle" avec l'UE, a souligné une autre source.

Le troisième cycle de discussions, qui devra départager les deux prétendantes, a débuté le 19 octobre et s'achèvera mardi. Un consensus devra être trouvé pour la date butoir du 7 novembre.

La candidate qui l'emportera succédera au Brésilien Roberto Azevedo, qui a quitté l'OMC fin août, un an plus que tôt que prévu. Ce départ, expliqué par des raisons familiales, est survenu en plein marasme économique mondial, laissant l'institution en crise.

Le prochain chef de l'institution devra affronter la crise économique mais aussi la crise de confiance dans le multilatéralisme et dans le bien-fondé de la libéralisation du commerce mondial, le tout sur fond de guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales, la Chine et les Etats-Unis.

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Washington fait appel de la décision de l'OMC face à la Chine

Le vice-Premier ministre chinois Liu He et le président américain Donald Trump se serrent la main après avoir signé la "phase 1" de l'accord commercial américano-chinois à Washington, États-Unis, le 15 janvier 2020. REUTERS / Kevin Lamarque

Washington a fait appel auprès de l'Organisation mondiale du commerce de sa condamnation sur les taxes douanières punitives imposées à la Chine au début de la guerre commerciale entre les deux grandes puissances.

Les Etats-Unis en ont fait l'annonce lors d'une réunion de l'Organe de règlement des différends (ORD) de l'organisation basée à Genève, a indiqué un porte-parole de l'OMC.

Washington avait été condamné le 15 septembre par l'ORD. Ce cas, porté par Pékin devant l'OMC en 2018, concerne une première tranche de droits de douane imposés par l'administration Trump sur quelque 250 milliards de dollars de biens chinois.

Ces tarifs punitifs ont marqué le début d'une guerre commerciale entre les deux géants économiques et constitué l'une des marques de fabrique de la présidence Trump.

Washington et Pékin ont ensuite conclu un accord commercial, en grande partie au point mort.

Dans son jugement rendu à la mi-septembre, l'ORD stipulait que "les mesures en cause sont incompatibles" avec divers articles du GATT (ancêtre de l'OMC), et recommandé "que les Etats-Unis rendent leurs mesures conformes à leurs obligations".

Réagissant au verdict de l'Organe de règlement des différends de l'OMC, l'administration Trump avait jugé l'organisation "totalement inadéquate" pour mettre fin aux pratiques commerciales de la Chine, jugées déloyales.

Ce jugement était très attendu dans la mesure où il s'agit d'un des premiers verdicts de l'OMC portant sur la guerre commerciale.

En règle générale, l'organe d'appel de l'OMC dispose de trois mois pour rendre son rapport. Toutefois, l'organe d'appel, dont la nomination des juges est bloquée par Washington, n'est plus opérationnel depuis décembre 2019 faute de magistrats en nombre suffisant.

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