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Au moins 25 morts dans l'incendie d'une usine d'emballages au Bangladesh

Les services de secours enlèvent un corps après une explosion à Bagmara, district Rajsahi, le Bangladesh, 25 décembre 2015.

Au moins 25 personnes ont été tuées samedi et 70 blessées, dont de nombreuses grièvement, dans un énorme incendie provoqué par l'explosion d'une chaudière dans une usine d'emballages au Bangladesh, ont annoncé samedi des responsables policier et hospitalier.

Une centaine d'ouvriers travaillaient au moment de la déflagration dans ce bâtiment de quatre étages de Tongi, une ville industrielle à quelques kilomètres au nord de Dacca, la capitale bangladaise.

Le bilan s'est alourdi à 25 morts, a déclaré à l'AFP Parvez Mia, un médecin de l'hôpital public de Tongi. Un précédent bilan faisait état d'au moins 15 tués.

"La plupart présentaient des brûlures. Nous avons envoyé ceux qui sont dans un état critique dans les hôpitaux de Dacca", avait-il dit auparavant.

Des policiers ont dit craindre que des victimes soient toujours piégées à l'intérieur de l'usine Tampaco Foils qui fabrique notamment des emballages plastiques de produits alimentaires pour des clients locaux et étrangers comme British-American Tobacco Bangladesh et Nestle Bangladesh, selon le site internet de l'entreprise.

"L'incendie n'est toujours pas sous contrôle", a déclaré à l'AFP l'inspecteur Sirajul Islam, disant craindre que le bilan ne s'alourdisse.

"Ce que nous avons compris, c'est qu'il y avait des produits chimiques stockés au rez-de-chaussée, ce qui a fait que les flammes se sont propagées très vite", a expliqué à l'AFP Tahmidul Islam, un haut responsable de la police bangladaise.

"Je travaillais dans le bureau lorsque j'ai entendu une explosion et senti un tremblement. D'un coup, le plafond m'est tombé dessus", a raconté à l'AFP Mohammed Rokon, un électricien de 35 ans, qui en a finalement réchappé avec des blessures superficielles.

"J'ai failli perdre conscience. Mais je me suis forcé à sortir avec l'aide de la lumière de mon téléphone", a-t-il raconté sur son lit d'hôpital.

Rubel Hossain, un technicien, était sur le point d'arriver à l'usine lorsque l'explosion s'est produite. "Je me sens à la fois chanceux et meurtri", a-t-il confié, le visage couvert de larmes et le tee-shirt maculé de sang après avoir aidé les survivants à fuir les flammes.

Le drame frappe au moment où les familles se préparent à célébrer l'Aïd al-Adha, la fête musulmane du sacrifice.

"Mon frère Delwar Hossain nous avait dit hier soir qu'il nous emmènerait chez nous à Sherpur. Maintenant il va être enterré là-bas", dit Khaleda Begum, la soeur d'un ouvrier victime de l'incendie.

Une commission d'enquête a été mise en place par le département des inspections industrielles, a déclaré le chef de ce service Syed Ahmed. "Ils rechercheront pourquoi le feu s'est déclaré et si l'usine ne bénéficiait pas des mesures de sécurité requises. Ils feront également des suggestions pour améliorer la sécurité des usines", a-t-il affirmé. Faute de normes de sécurité correctement respectées, accidents et incendies sont fréquents au Bangladesh, deuxième exportateur de produits textiles au monde après la Chine.

Un incendie dans l'usine de Tazreen à Dacca, non loin de Tongi, en 2012, avait tué 111 salariés, nombre d'entre eux n'ayant pu s'échapper faute d'issue de secours.

Six mois plus tard, plus de 1.100 personnes avaient trouvé la mort lors de l'effondrement du complexe textile du Rana Plaza de Savar, un faubourg de Dacca, une catastrophe qui avait mis au jour les conditions de sécurité effroyables au Bangladesh.

Avec AFP

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Les États-Unis s'opposent à la désignation de Ngozi Okonjo Iweala au poste de directrice générale de l'OMC

La ministre des finances du Nigeria, Ngozi Okonjo-Iweala, lors d'un entretien avec Reuters dans son bureau de la capitale Abuja, le 24 août 2012.

L'ancienne ministre des finances du Nigeria, Ngozi Okonjo Iweala, a marqué l'histoire mercredi en devenant la première femme et la première personne originaire d’Afrique à être recommandée pour le poste de directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Il revient désormais aux délégués des pays membres de confirmer officiellement la recommandation du panel de sélection. Une réunion à cet effet devrait avoir lieu "dans les prochains jours", précise la même source.

Mais selon l'agence de presse Bloomberg, le négociateur en chef du commerce de Washington, Robert Lighthizer, soutient plutôt la candidate de la Corée du Sud, la diplomate Yoo Myung-hee.

Économiste de formation, Mme Okonjo Iweala, 66 ans, avait autrefois occupé le poste de numéro 2 à la Banque mondiale. Elle a également siégé aux conseils d’administration de Twitter et de GAVI, l’Alliance mondiale pour les vaccins, après avoir occupé des postes de haute responsabilité au sein du gouvernement fédéral du Nigeria sous les administrations des présidents Olusegun Obasanjo et Goodluck Jonathan.

Le poste de patron de l'OMC est devenu vacant lorsque son tout dernier directeur général, le Brésilien Roberto Azevêdo, a annoncé de manière inattendue qu'il démissionnait à la fin du mois d'août.

Au total, huit candidatures ont été soumises, dont trois issues de pays africains : le diplomate égyptien Abdel-Hamid Mamdouh, la ministre Amina Mohamed du Kenya et Mme Okonjo Iweala. Après plusieurs rounds de vote par les délégués des pays membres, il ne restait plus que deux candidates : Ngozi Okonjo Iweala et la diplomate sud-coréenne Yoo Myung-hee.

En début de semaine, le Financial Times avait rapporté que la candidate nigériane avait obtenu le soutien de l’Union européenne, en plus de celui du bloc africain à l’OMC.

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OMC: l'UE va soutenir la Nigériane Okonjo-Iweala

La candidate pour la présidence de l'OMC Okonjo-Iweala, ancienne ministre des finances du Nigeria et ancienne No.2 à la Banque mondiale. REUTERS/Lucas Jackson/archives

L'Union européenne va soutenir la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala pour le poste de directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), ses Etats membres étant finalement arrivés lundi à un consensus sur cette candidature.

Ce soutien, qui donne un élan appréciable à la candidate africaine face à sa rivale sud-coréenne Yoo Myung-hee, sera annoncé à l'OMC mardi matin par l'ambassadeur de l'UE à Genève, a précisé l'une de ces sources.

Ancienne ministre des Affaires étrangères et des Finances du Nigeria, mais aussi ex-numéro deux de la Banque mondiale, Mme Okonjo-Iweala, 66 ans, pourrait devenir la première femme et la première Africaine à diriger l'organisation chargée de libéraliser le commerce mondial.

Les Etats membres ont cependant mis du temps à s'entendre sur son nom, malgré un échange sur le sujet entre les dirigeants de l'UE lors du dernier sommet européen mi-octobre à Bruxelles.

Lundi matin, la Hongrie et la Lettonie refusaient encore de soutenir la Nigériane, avant de se rallier à la majorité dans la soirée, selon les sources européennes.

Tout en acceptant le consensus européen, "sept délégations" ont par ailleurs "demandé que soit enregistrée leur préférence pour l'autre candidate", a précisé une de ces sources.

Ce soutien est "un signal clair à l'égard de l'Afrique et un signe de confiance mutuelle" avec l'UE, a souligné une autre source.

Le troisième cycle de discussions, qui devra départager les deux prétendantes, a débuté le 19 octobre et s'achèvera mardi. Un consensus devra être trouvé pour la date butoir du 7 novembre.

La candidate qui l'emportera succédera au Brésilien Roberto Azevedo, qui a quitté l'OMC fin août, un an plus que tôt que prévu. Ce départ, expliqué par des raisons familiales, est survenu en plein marasme économique mondial, laissant l'institution en crise.

Le prochain chef de l'institution devra affronter la crise économique mais aussi la crise de confiance dans le multilatéralisme et dans le bien-fondé de la libéralisation du commerce mondial, le tout sur fond de guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales, la Chine et les Etats-Unis.

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