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Crimes/enquêtes

Au moins 20 morts, 8 blessés et 31 fugitifs suite à une mutinerie dans une prison malgache

Des policiers surveillent l'entrée d'un abri pour les personnes infectées par le coronavirus à Toamasina, Madagascar, le 3 juin 2020. (Photo by RIJASOLO / AFP)

Vingt prisonniers ont été abattus alors qu'ils tentaient de s'échapper de la prison de Farafangana, à Madagascar, dimanche.

Huit autres détenus ont été blessés dans le chaos.

Selon les autorités, 37 prisonniers ont été capturés, tandis que 31 sont toujours en fuite.

Un rapport d'Amnesty International datant de 2018 sur les prisons de Madagascar indique que "les personnes accusées d'un crime sont régulièrement mises en prison en attendant leur procès" et peuvent attendre "un procès pendant des années, avec peu ou pas d'informations sur leur cas".

Ce qui, toujours selon l'ONG, conduit "à la situation extraordinaire où les prisons de Madagascar détiennent plus de personnes qui n'ont pas été condamnées que celles qui ont été jugées coupables".

Selon le quotidien L'Express de Madagascar, les prisonniers ont organisé une mutinerie et ont pris une arme à feu aux gardiens.

Les autorités ont lancé une recherche des fugitifs et "la situation a secoué la ville", souligne le quotidien.

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Retournement de situation dans une affaire de viol en Egypte

Manifestation contre la violence sexiste devant l'opéra du Caire, le 14 juin 2014, après l'agression sexuelle en publique par un groupe d'hommes sur la place Tahrir. (Reuters)

Victime présumée en accusation, témoins sous les verrous... La gestion par les autorités judiciaires d'une affaire de viol en bande menace la lutte contre les violences sexuelles en Egypte, s'inquiètent des associations féministes.

Les faits remontent à 2014. Un groupe d'hommes aisés et influents -dont certains déjà accusés dans des affaires similaires- est soupçonné d'avoir drogué et violé une jeune femme à l'hôtel Fairmont, un cinq étoiles du Caire, puis d'avoir diffusé des vidéos de leur acte.

Ignorée à l'époque, l'affaire resurgit fin juillet 2020 sur les réseaux sociaux et le 4 août, la victime présumée porte plainte contre neuf personnes, tous fils d'hommes d'affaires fortunés.

Cinq sont arrêtés: deux au Caire et trois au Liban, qui ont été remis cette semaine aux autorités égyptiennes. En fuite, les quatre autres sont en Angleterre et aux Etats-Unis, affirme une militante féministe.

- "Atteinte à la morale" -

Mais l'affaire prend soudainement un virage à 180 degrés. Encouragés notamment par le Conseil national des femmes (NCW, censé défendre les droits des femmes) à se rapprocher des autorités, quatre témoins de l'accusation et deux de leurs connaissances sans lien direct avec l'affaire sont arrêtés fin août.

Ils sont rapidement inculpés pour "atteinte à la morale" et "incitation à la débauche", d'après Human Rights Watch.

Selon une militante, certains subissent des "tests de virginité" et des examens anaux forcés. Un climat de peur se répand peu à peu autour de l'affaire. Les avocats de la défense se murent dans le silence.

Dans un pays qui emprisonne des influenceuses pour "incitation à la débauche", les autorités judiciaires ont fait pression sur les témoins, dénonce HRW. Certains ont été "mis à l'isolement" et "poussés à modifier leurs déclarations", poursuit l'ONG, qui s'est entretenue avec des militants proches de l'affaire.

"Qu'une affaire (...) avec des preuves tangibles se transforme en affaire où les coupables deviennent les victimes et où les témoins sont accusés est (...) effrayant", s'alarme la militante féministe et professeure à l'université du Caire, Hoda al-Sadda.

Un tel traitement judiciaire n'est pas une première en Egypte. En avril, l'influenceuse Menna Abdel-Aziz avait été arrêtée après avoir publié une vidéo sur TikTok, où elle apparaissait le visage tuméfié, affirmant avoir subi un viol collectif.

Tout en reconnaissant les faits, les autorités avaient ordonné son interpellation pour "immoralité". Elle n'a été libérée qu'après "rééducation", selon la presse.

- "Effet dissuasif" -

En juillet, une loi préservant l'anonymat des personnes portant plainte pour agression sexuelle a été approuvée au Parlement, renforçant la perception d'une avancée. Mais l'affaire du Fairmont a douché ces espoirs.

Certains témoins, en plus des démêlés judiciaires, ont été ciblés par une campagne médiatique avec la divulgation sur internet d'images compromettantes, après confiscation de leurs appareils électroniques.

Plusieurs médias prorégime ont aussi fourni un autre récit de l'incident au Fairmont, brossant le tableau d'une gigantesque "orgie", plutôt qu'une scène de crime. Cette campagne est "entièrement pilotée par la Sûreté de l'Etat", affirme la militante anonyme.

D'où qu'elle vienne, une telle stigmatisation pourrait produire un "effet dissuasif" en matière de dénonciations des violences sexuelles, confirme Rothna Begum, de la division Droits des femmes de HRW.

Pour Mme Sadda, cela risque de "mener à la disparition d'un mouvement social dynamique (...) et détruire la crédibilité des institutions" comme le NCW, accusé d'avoir jeté les témoins dans la gueule du loup.

Dans ce climat, le cas du compte Instagram "Assault Police" est emblématique. Début juillet, il est à l'origine de la résurgence du #metoo local, avec la publication de témoignages accusant un ex-étudiant de l'Université Américaine du Caire d'être un prédateur sexuel.

Après avoir reçu des menaces, l'administratrice d'"Assault Police" a dû suspendre sa page plusieurs semaines. Un autre compte dénonçant des violeurs présumés, "gangrapistsofCairo", a lui cessé son activité.

Attaque au couteau près des anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris

Des policiers sécurisent une entrée au palais de justice à l'ouverture du procès des attentats de janvier 2015 contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, à Paris, France, le 2 septembre 2020. (Photo Reuters)

Quatre personnes ont été blessées vendredi lors d'une attaque au couteau près des anciens bureaux du journal satirique Charlie Hebdo à Paris, a-t-on appris des autorités françaises.

Selon un fonctionnaire de la police, une personne a été détenue près de l'esplanade de la Bastille, dans l'est de la ville.

Les autorités françaises ne savent pas exactement ce qui a motivé l'attaque de ni si elle avait un lien avec Charlie Hebdo, qui a déménagé ses bureaux après avoir été attaqué par des extrémistes en 2015.

La police n'a pas divulgué l'identité des agresseurs ni des blessés, dont deux personnes en état d'urgence absolue, a déclaré le fonctionnaire de la police, qui a requis l'anonymat.

Le Premier ministre Jean Castex a interrompu une visite dans une banlieue au nord de Paris pour se rendre au ministère de l'Intérieur afin de suivre l'évolution de la situation.

Le procès dans les attentats de Charlie Hebdo est actuellement en cours dans la ville. Des murmures ont éclaté lors du procès pour terrorisme de 14 personnes, dont 3 fugitifs, accusés d'avoir aidé les assaillants dans les meurtres de janvier 2015, alors que la nouvelle filtrait.

Les veuves des auteurs présumés des attentats du Charlie Hebdo doivent témoigner vendredi après-midi.

Deux policiers blessés par balle à Louisville dans l'État du Kentucky

La police et les manifestants convergent lors d'une manifestation, le mercredi 23 septembre 2020, à Louisville, Kentucky. (AP Photo/John Minchillo)

Deux policiers ont été blessés par balle et un suspect a été interpellé dans la ville américaine de Louisville, où se déroulait mercredi soir une manifestation antiraciste liée à la mort de l'Afro-Américaine Breonna Taylor en mars, a indiqué la police.

"Deux agents de police ont été blessés par balle. Ils sont en train d'être soignés à l'hôpital University", a précisé le chef par intérim de la police de Louisville, Robert Schroeder, lors d'une conférence de presse, ajoutant que leur état était stable et que leur vie n'était a priori pas menacée.

Les noms des agents ou du suspect n'ont pas été communiqués.

Des enlèvements récurrents mettent Kinshasa en état d'alerte

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Les magistrats tchadiens en grève pour exiger plus de sécurité

Les magistrats du Tchad en colère, à N'Djamena, le 19 septembre 2020. (VOA/André Kodmadjingar)

Au Tchad, colère et indignation des citoyens et des autorités judiciaires suite à l’incident qui s’est produit au sein palais de justice de N’Djamena la semaine dernière. Armes à la main, les proches d’un colonel condamné à 5 ans de prison l’ont extirpé de force de la salle d’audience mais il a été appréhendé quelques heures plus tard.

La scène s’est produite au lendemain de l’interpellation du ministre de la Justice par l’Assemblée nationale sur les dysfonctionnements de l’appareil judiciaire.

Djonga Arafi secrétaire général du SMT en grand boubou banc à gauche, à N'Djamena, le 19 septembre 2020. (VOA/André Kodmadjingar)
Djonga Arafi secrétaire général du SMT en grand boubou banc à gauche, à N'Djamena, le 19 septembre 2020. (VOA/André Kodmadjingar)


Djimet Arabi a balayé, d’un revers de la main, la question d’un député sur la prise en otage de la Justice par certains individus qui se croient au-dessus de la loi.

Cette situation vient confirmer qu’il y a deux catégories de Tchadiens, estime le coordonnateur national du mouvement citoyen "Le Temps", Kemba Djidah Alain.

Pour lui, cette scène ressort de l’impunité qui caractérise le régime au pouvoir depuis 30 ans. Selon lui, le ministre de la Justice et le procureur de la République doivent démissionner.

Le procureur de la République Youssouf Tom met en garde des individus qui pensent être supérieurs à l’Etat.

"Aux autres Tchadiens qui pensent être dans le monde des illusions, qu’ils cessent de rêver à partir d’aujourd’hui parce qu’ils ne peuvent pas défier l’Etat", a averti le procureur.

"Nous sommes dans un Etat de droit, s’il y a réclamation à faire, il y a des voies de recours réservées à cet effet, plutôt que de penser réunir les parents et amis pour défier l’autorité de l’Etat", conseille Youssouf Tom.

"Ça étale à la face du monde notre réputation d’un peuple belliqueux réglant tous nos problèmes par la violence", a déploré le constitutionaliste Ahmat Mahamat Hassan, ancien ministre de la Justice. Parlant des défis à relever pour réconcilier les justiciables à la justice, il a indiqué qu’il faut une grande réforme des textes et régler le problème de la corruption qui gangrène le milieu judiciaire et la question des chefs, de races et d’ethnies qui sont des intermédiaires de nombreuses procédures judiciaires.

Les magistrats qualifient cet acte de "terroriste" et déclenchent une grève d’une semaine à compter depuis lundi 21 septembre sur l’ensemble du territoire. Ils exigent la dotation du service de sécurité en matériels conséquents.

Pour Djonga Arafi, secrétaire général du Syndicat des magistrats du Tchad, le fait que les magistrats aient été aussi outragés constitue un des défis qui sonnent le glas de déliquescence de l’Etat. C’est pourquoi, précise M. Djonga, il faut renforcer le service des éléments de la sécurité en termes du personnel, des munitions et d’armes. Il a relevé qu’aujourd’hui, le dispositif qui accompagne les prévenus n’est pas de nature à garantir leur sécurité.

Les magistrats sollicitent par la même occasion, l’intervention personnelle du président du conseil supérieur de la magistrature afin d’apporter des solutions appropriées aux maux qui minent le bon fonctionnement de l’appareil judiciaire.

Les magistrats tchadiens entament une grève pour réclamer des réformes
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