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Au Maroc, peaux de moutons et masques pour se faire entendre

De jeunes Marocains participent au festival Boujloud, célébration populaire également appelée «Halloween marocaine» dans le quartier de Sidi Moussa à Salé, près de Rabat, le 27 octobre 2018.

Déguisés en monstrueuses créatures ou vêtus de costumes confectionnés à partir de peaux de moutons ou de boucs, de jeunes Marocains s'adonnent à un spectacle de danse dans les quartiers marginalisés de la ville de Salé, adjacente à la capitale Rabat.

Ils célèbrent la douzième édition du festival de Boujloud -littéralement "le père des peaux", en arabe-, inspiré d'une tradition marocaine du même nom organisée de coutume au lendemain de l'Aïd al-Adha, la fête musulmane du sacrifice.

Leur objectif: "faire entendre les voix de ceux qui n'en ont pas".

"Le festival vise à faire parvenir notre voix aux élus et à les sensibiliser à nos besoins", affirme Mohamed Wahib président d'Espace solidarité et développement, qui organise l'évènement.

L'association, créée par des habitants du quartier de Sidi Moussa abritant le mausolée du saint du même nom, tend également à donner "un rayonnement médiatique au quartier".

Bien que célébré dans plusieurs villes marocaines, chaque festival Boujloud a ses particularités.

"Chaque région a sa propre façon de porter le déguisement. Dans la nôtre, nous utilisons une dizaine de types de peaux", indique Mbarek Seksiwi, un participant venu de la ville d'Agadir (sud).

A Salé, sous le regard émerveillé des enfants venus assister au spectacle, et d'autres qui se sont contentés de l'observer depuis leurs fenêtres, le festival s'est ouvert à d'autres formes d'arts de la rue.

Des participants portant des masques de créatures semblant tout droit sortir des ténèbres enchaînent des pas de danse au rythme de la musique traditionnelle gnawa.

Plus loin, d'autres mettent en jeu, à la manière des festivités chinoises, un dragon fixé à des perches, ou défilent en portant une statue en bois représentant un homme en habits marocains traditionnels.

Avec AFP

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Violences conjugales: Au Maroc, la plupart des victimes ne portent pas plainte

Rares sont les femmes victimes de violences conjugales qui saisissent la justice au Maroc: 2% quand il s'agit de violences sexuelles, 7% après des agressions physiques, selon une étude officielle publiée jeudi à Rabat.

Pour les violences subies dans l'espace public, 22% des victimes portent plainte quand il s'agit d'agression physique, 3,5% quand l'agression est sexuelle, selon cette étude publiée par le Haut-Commissariat au Plan, avec le soutien d'ONU Femmes.

Seules 3,5% des victimes de violences sexuelles conjugales quittent leur foyer, 16% quand il s'agit de violences physiques, moins d'une sur dix (8%) cesse ses "engagements familiaux" quelle que soit l'agression subie, selon l'étude.

Les stigmates de la violence physique conjugale vont des ecchymoses (dans 52,2% des cas), aux fractures, "incisions profondes", fractures ou cassures des dents, violences sexuelles entraînent "blessures et déchirures au niveau des organes génitaux" dans plus 13% des cas, avec des grossesses non désirées dans 3,5% des cas.

Moins de la moitié des victimes des violences les plus graves font appel à un professionnel de la santé. Pour les femmes actives, les violences -qu'elles soient ou non subies dans le cadre conjugal- ont entraîné une perte moyenne de 14 jours de travail par an.

Environ 40% de femmes victimes de violences dans un cadre professionnel ont dû changer de travail et 7% ont "carrément quitté le marché du travail", souligne l'étude. Plus d'une femme sur deux a été victime d'une forme de violence au Maroc en 2019, selon les statistiques officielles.

Plusieurs organisations féminines se sont inquiétées ces derniers mois de la hausse des violences conjugales pendant les longs mois de confinement liés à la crise sanitaire. Cette étude sur le "coût social" de ces violences a été menée entre février et juillet 2019 avant la pandémie de Covid-19 sur une population de 15 à 74 ans.

Le Maroc a adopté en 2018 une loi contre les violences faites aux femmes, rendant passible de peines de prison les actes "considérés comme des formes de harcèlement ou de mauvais traitement". Le texte, qui ne prend pas en compte les violences conjugales, a été jugé insuffisant par des associations féministes.

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