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Au large de Gorée, symbole de l'esclavage, l'archéologie sous-marine a le vent en poupe

Barack Obama, Ile de Gorée, Sénégal, le 27 juin 2013.

L'archéologue Ibrahima Thiaw contemple depuis une plage de Dakar les îles qui bordent la capitale du Sénégal. Avec sa petite équipe de plongeurs, il s'apprête à partir à la recherche d'épaves gisant, il en est certain, à quelques encablures de la plus célèbre d'entre elles, Gorée, lieu de mémoire et symbole de la traite négrière.

Du 15e au milieu du 19e siècle, des milliers d'esclaves africains ont transité par cette minuscule île située à cinq kilomètres à peine de Dakar, avant d'entreprendre une épouvantable traversée vers les Amériques.

Ils y servaient de main-d'oeuvre forcée dans les plantations, tandis que les navires repartaient vers le Vieux continent la coque remplie de coton, de sucre ou de tabac.

Selon l'archéologue sénégalais, trois navires négriers au moins, la "Nanette", la "Bonne Amitié" et le "Racehorse", ont disparu au large de Gorée au 18e siècle.

Retrouver ces épaves permettrait de recueillir de nouvelles données scientifiques sur le "commerce triangulaire" - on estime à un millier le nombre de navires négriers ayant fait naufrage entre l'Afrique et l'Amérique mais très peu d'épaves ont jusqu'ici été découvertes.

Mais cela permettrait aussi d'aborder une question encore largement taboue au Sénégal, selon le chercheur.

"Des stigmates de l'esclavage (persistent) dans notre société moderne. Il y a encore des populations qui sont désignées esclaves. Certaines d'entre elles diraient même avec fierté: +Oui, je suis esclave+", affirme Ibrahima Thiaw.

"Il y a au Sénégal un silence autour de la question. Les temps sont mûrs pour que nous apprenions à nos étudiants et à nos enfants à respecter les gens de statuts différents ou considérés comme inférieurs", ajoute-t-il.

Or, le passé du Sénégal "repose ici", quelque part entre Dakar et Gorée, explique M. Thiaw après avoir parcouru quelques milles à bord d'une chaloupe à moteur en compagnie d'une demi-douzaine de membres de son équipe, composée notamment d'étudiants de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Vêtu d'une combinaison de plongée, l'archéologue au physique de déménageur vérifie une dernière fois son magnétomètre, qui lui servira à repérer les objets échoués sur le fond marin, puis disparaît sous les vagues vert-foncé de l'Océan atlantique.

Une demi-heure plus tard, c'est la déception: "Nous avons trouvé une grande épave de navire moderne. Ce n'est vraiment pas ce que nous cherchons", explique M. Thiaw, le visage dégoulinant encore d'eau de mer.

Contacté par les Américains

Spécialiste reconnu des conditions de vie des esclaves à Gorée, l'archéologue, chercheur à l'Université de Dakar, a été contacté il y a trois ans par deux institutions américaines: le Service des parcs nationaux des Etats-Unis et le Musée national pour l'histoire et la culture africaine-américaine.

Les deux organisations, accompagnées de partenaires américains et sud-africains, cherchaient à l'époque un nouveau point de chute en Afrique de l'Ouest pour leur projet "Epaves de négriers" (Slavewrecks en anglais). Le Sénégal était tout désigné puisqu'une présence occidentale est signalée sur ses côtes depuis le 15e siècle au moins.

Les membres du projet se sont chargés de former les archéologues sénégalais à l'archéologie sous-marine, une pratique récente dans ce pays situé à la pointe occidentale de l'Afrique, et de fournir le matériel nécessaire.

Auparavant, elles avaient déjà participé à la création de centres de plongée sous-marine au Mozambique et en Afrique du Sud. Dans le cadre de ces projets, les archéologues avaient pu remonter à la surface des vestiges --dont des chaînes-- du "Sao Jose Paquete de Africa", un négrier portugais ayant chaviré au large du Cap avec sa "cargaison humaine" à bord.

Acte fondateur de la modernité

Si les Européens ont joué un rôle majeur dans la traite en lui donnant une dimension intercontinentale, les populations arabes et d'Afrique subsaharienne y ont également participé en leur pourvoyant hommes, femmes et enfants faits prisonniers.

M. Thiaw déplore le manque de fonds disponibles pour ses recherches sous-marines et la frilosité face à ce sujet dans son pays, alors que de nombreux Africains-Américains se penchent sur leurs racines africaines en se rendant notamment à Gorée, à l'instar de l'ancien président américain Barack Obama en 2013.

Plus largement, la traite concerne l'Humanité tout entière, estime-t-il. "Dans l'océan, les esclaves ont été formatés pour devenir un autre peuple, adapté à d'autres conditions. La traite des esclaves est l'acte fondateur de notre modernité, faite au départ de violences infligées aux Africains."

Avec AFP

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L'entrepreneur chinois mis en cause dans le Kévazongogate proclame son innocence

Les gens visitent la Société Nationale des Bois du Gabon (SNBG) à Owendo, port de Libreville le 11 octobre 2012.

L'avocat de l'entrepreneur chinois mis en cause par la justice gabonaise dans une affaire de trafic de bois précieux interdit d'exploitation a affirmé lundi l'innocence de son client, dénonçant le fait qu'il ait été "jeté à la vindicte populaire" dans une procédure sans fondement.

Fin février et début mars, près de 5.000 mètres cube de kévazingo, une essence rare très prisée en Asie, d'une valeur d'environ 7 millions d'euros, avaient été découverts dans deux sites d'entreposage appartenant à des sociétés chinoises, au port d'Owendo, à Libreville.

Une partie du kévazingo était chargée dans des conteneurs sur lesquels figurait le tampon du ministère des Eaux et forêts indiquant une cargaison d'okoumé, une essence de bois dont l'exploitation est autorisée.

Après la découverte de ces documents falsifiés, le responsable de ce ministère au port et son équipe avaient été arrêtés, soupçonnés d'être impliqués dans ce trafic.

Mais le 30 avril, 353 de ces conteneurs, placés sous l'autorité de la justice, s'étaient mystérieusement volatilisés.

François Wu, un influent homme d'affaires chinois, conseiller juridique pour des entreprises chinoises désireuses d'investir dans le secteur forestier au Gabon, avait été désigné le 13 mai comme "la pièce maîtresse du réseau de trafiquants" par le procureur de Libreville, qui avait précisé qu'il était "activement recherché".

"M. Wu n'a rien à se reprocher. Il n'était pas sur le territoire gabonais quand l'affaire a éclaté, il n'a jamais été convoqué par la justice. Mais il fallait absolument trouver un coupable dans ce dossier, alors il est présenté comme le cerveau d'un réseau", s'est emporté lors d'une conférence de presse à Libreville son avocat, Tony Serge Minko Mi Ddong.

"Comment pourrait-il regagner le Gabon, quand avant même d'avoir été jugé, il est déjà condamné, victime d'une instruction qui se fait à ciel ouvert et jeté à la vindicte populaire", a-t-il demandé, dénonçant une atteinte à la présomption d'innocence.

Me Minko a évoqué une "procédure mort-née". "Je n'ai pas vu d'acte qui confirme que 353 containers ont été saisis. Il faut que l'infraction ait été constatée pour qu'elle existe. S'il n'y a pas de procès-verbal, il n'y a pas d'infraction".

Plusieurs hauts cadres ont été suspendus de leurs fonctions, dont les directeurs de cabinet des ministères des Eaux et Forêt et de l'Economie.

La justice gabonaise a annoncé l'arrestation de deux ressortissants chinois, accusés d'avoir participé au trafic, avec la complicité de fonctionnaires gabonais.

Dans l'est du Tchad, regain de tensions mortelles entre agriculteurs et éleveurs

A gauche, Djekourninga Kaoutar Lazare directeur de la radio FM Liberté et son équipe, au Tchad, le 13 février 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le conflit qui oppose agriculteurs et éleveurs s'est intensifié ces derniers jours dans l'est du Tchad, où au moins 35 personnes sont mortes depuis jeudi au cours de plusieurs affrontements distincts.

Depuis plusieurs dizaines d'années, l'Est tchadien, zone de transhumance et région stratégique à la frontière avec le Soudan, est en proie à des conflits entre différentes communautés: d'un côté, les autochtones ouaddaïens, agriculteurs, et de l'autre, des tribus arabes, éleveurs.

A chaque éruption de violences, le même scénario ou presque se répète: un troupeau de dromadaires d'éleveurs nomades entre dans le champ d'un agriculteur local ou un jardin cultivé par une famille, provoquant une confrontation entre les deux communautés.

Dans la province de Sila, 23 personnes ont été tuées et trois villages ont été incendiés, entre dimanche et lundi matin, a indiqué à l'AFP le gouverneur par intérim de la province, Oumar Sanda Makache III.

"La situation est à présent sous contrôle", a-t-il affirmé, précisant que des forces de sécurité avaient été déployées dans la zone.

Selon une source locale, ces violences se sont déclenchées à la suite d'une attaque perpétrée jeudi dans la province voisine du Ouaddaï.

Douze personnes sont mortes après l'intrusion dans un village de plusieurs hommes lourdement armés, selon le procureur de la province, Hassan Djamouss Hachimi.

A la suite de cette attaque, "nous avons procédé à l'arrestation de trente personnes", a-t-il expliqué à l'AFP.

"Des éleveurs arabes ont attaqué le village et les agriculteurs ont riposté", a indiqué lundi à l'AFP une autorité locale, précisant que "neuf Ouaddaïens et trois Arabes" avaient perdu la vie.

- "Vendetta terminée" -

Le ministre de la Sécurité publique, Mahamat Abali Salah, s'est rendu sur place samedi, et plusieurs armes de guerre ont été saisies, a indiqué dimanche la radio nationale tchadienne.

Il doit se rendre dans la journée dans la province de Sila, où ont eu lieu les affrontements dimanche et lundi matin, selon son ministère.

Des affrontements meurtriers s'étaient déjà produits en novembre 2018, quand une dizaine de personnes avaient été tuées à une soixantaine de km d'Abéché, la capitale du Ouaddaï.

Mi-février, le président tchadien Idriss Déby Itno, en déplacement dans la province, avait dénoncé "un grave problème" intercommunautaire dans cette zone sahélienne où beaucoup d'habitants sont armés, héritage du passé troublé d'une région aux premières loges du conflit du Darfour et de la violente histoire nationale.

Pour la seule année 2018, plus de 100 blessés par balle ont été admis dans l'un des deux hôpitaux de la province du Ouaddaï.

"L'heure de la vendetta est terminée", avait lancé le chef de l'Etat. "Se rendre justice (représente une) défaillance de la justice. Une justice qui doit s'assumer. Je prends désormais les choses en main".

Selon l'historien Mahamat Saleh Yacoub, la persistance de conflits dans l'est du Tchad provient d'un "règlement superficiel du différend" entre les deux communautés.

Interrogé par l'AFP en avril, le chercheur expliquait que l'augmentation de la sécheresse dans la région et la pression démographique avaient eu pour effet d'intensifier les tensions liées à la transhumance. Et qu'à ces changements structurels, sont venus se greffer des problèmes ethniques.

Les troupeaux appartiennent en grande majorité aux Zaghawa, l'ethnie du président Déby Itno, selon les agriculteurs, qui dénoncent l'impunité dont les éleveurs bénéficient lorsqu'un différend éclate.

Une situation conflictuelle entre éleveurs et agriculteurs qui se retrouve dans plusieurs autres pays africains, notamment le Nigeria.

Sylvestre Ilunga Ilunkamba devient Premier ministre de la RDC

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Soudan : reprise attendue du dialogue, dispute sur une institution clé

Le général Mohamed Hamdan Dagalo, chef du Conseil militaire au pouvoir au Sudan, le 18 mai, 2019.

Les négociations reprennent lundi soir entre les généraux au pouvoir et les chefs de la contestation, après avoir achoppé sur la présidence du Conseil souverain censé gérer la période de transition, plus d'un mois après le renversement du chef de l'Etat Omar el-Béchir.

Le dialogue entre le Conseil militaire qui a succédé à M. Béchir et l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, reprend à 21H00 (19H00 GMT), "avec l'espoir d'arriver à un accord définitif", a déclaré lors d'une conférence de presse le porte-parole des militaires, le général Chamseddine Kabbachi.

Les deux parties souhaitent chacune prendre la tête et ravir la majorité des sièges du Conseil souverain, une institution clé de la transition qui doit se substituer au Conseil militaire pour une période de trois ans, avant la tenue d'élections.

A la tête du Soudan pendant près de 30 ans, Omar el-Béchir a été destitué et arrêté par l'armée le 11 avril sous la pression d'un mouvement inédit déclenché le 19 décembre par la décision des autorités de tripler le prix du pain dans un pays miné par une grave crise économique.

Le mouvement s'est vite transformé en contestation du pouvoir. Des milliers de manifestants campent depuis le 6 avril devant le QG de l'armée à Khartoum pour réclamer le transfert du pouvoir aux civils, après avoir obtenu la mise à l'écart de M. Béchir à la tête d'un régime autoritaire pendant trois décennies.

"Nous avons insisté sur le fait que le Conseil souverain soit présidé par un civil et composé majoritairement de civils", a déclaré à l'AFP Satea al-Haj, un membre de l'ALC ayant participé aux négociations nocturnes.

Le Conseil militaire, a-t-il expliqué, justifie sa volonté de diriger l'institution clé "par les menaces sécuritaires pesant sur le pays".

- "Piège" -

Au sit-in devant le QG de l'armée, les manifestants sont inquiets.

"On sent qu'un piège est en train d'être tendu. Un sale jeu politique mené par le Conseil militaire", a dit l'un d'eux Moustafa Sedik.

"Les forces armées ne veulent pas abandonner le pouvoir facilement, et je pense qu'ils ont un plan avec l'ancien régime", s'inquiète Youssef Mohamed, au milieu d'une foule brandissant des drapeaux soudanais et faisant le "V" de la victoire.

Tout en affichant leur détermination à obtenir gain de cause, les chefs de la contestation tentent d'apaiser les esprits.

Selon M. Haj, les précédentes consultations se sont déroulées dans une atmosphère "positive" malgré le différend sur la présidence et la composition du Conseil souverain.

"La victoire est une question de patience et elle se rapproche", a assuré l'ALC lundi dans un communiqué.

Les deux camps avaient réussi la semaine dernière à s'entendre sur la durée de la transition, fixée à trois ans, et la composition d'une assemblée législative, dont les deux tiers des 300 membres désignés viendraient de l'ALC.

- L'UA "satisfaite" -

Le 17 mai, plusieurs pays et organisations internationales, dont les Etats-Unis, l'Union africaine, l'ONU et l'Union européenne ont appelé à la mise en oeuvre d'une transition "vraiment dirigée par les civils".

En visite à Khartoum lundi, l'émissaire de l'UA pour le Soudan, le Mauritanien Mohamed El Hacen Lebatt, a assuré que l'organisation panafricaine soutenait "tout accord entre les forces politiques au Soudan", selon l'agence soudanaise Suna.

"L'UA est satisfaite des avancées en cours pour parvenir à un accord", a-t-il déclaré après une rencontre avec le général Kabbachi, selon Suna.

Le 6 mai, M. El Hacen Lebatt avait annoncé à Khartoum qu'un rapport d'étape sur la transition serait examiné dans deux semaines par le Conseil de paix et de sécurité de l'UA.

L'organisation régionale plaide pour un transfert rapide du pouvoir aux civils, faute de quoi elle a averti qu'elle pourrait suspendre le Soudan.

L'Egypte voisine, qui assure actuellement la présidence de l'UA, est considérée comme un soutien des militaires au Soudan. Son président, Abdel Fattah al-Sissi, a régulièrement dénoncé les mouvements populaires, source d'instabilité selon lui.

La semaine dernière, des violences ont émaillé le mouvement de contestation, avec la mort de cinq civils et d'un militaire le 13 mai par des hommes armés non identifiés qui ont tiré sur les manifestants rassemblés devant le QG de l'armée à Khartoum. Les militaires ont accusé des "éléments infiltrés".

Avant ces violences, 90 personnes ont été tuées par les forces de l'ordre depuis le 19 décembre selon une association de médecins proche de l'ALC. Les autorités parlent d'un bilan de 65 morts.

"Pas de raison" que Ngaïssona soit détenu, selon son avocat

Le chef de la fédération centrafricaine de football, Patrice-Edouard Ngaissona, assiste à la 40e assemblée générale de la Confédération africaine de football à Casablanca, au Maroc, le 2 février 2018.

L'avocat de l'ex-chef de milice centrafricain Patrice-Edouard Ngaïssona, dont l'audience de confirmation des charges et notamment de crimes contre l'humanité devant la Cour pénale internationale (CPI) devrait avoir lieu en septembre, estime qu'"il n'y a pas de raison" que son client "soit détenu".

"Il n'a fait que défendre l'intégrité de la République Centrafricaine (…) il a contribué à l'apaisement des esprits pour un dialogue national entre les différents groupes (...) Il n'y a pas de raison que M. Ngaïssona soit détenu", a affirmé à l'AFP son avocat belgo-ivoirien Me Simplice Séri Zokou, rencontré à La Haye.

Celui-ci est aussi l'avocat de Charles Ble Goudé, l'ex-chef du mouvement des Jeunes Patriotes en Côte d'Ivoire, jugé par la CPI avant d'être acquitté.

La première apparition de Patrice-Edouard Ngaïssona devant les juges de la CPI a eu lieu en janvier après son extradition depuis la France où il avait été arrêté en décembre.

M. Ngaïssona, 51 ans, président de la Fédération centrafricaine de football, est soupçonné d'avoir commis ou aidé à commettre des crimes de guerre et crimes contre l'humanité dans l'ouest de la République centrafricaine entre septembre 2013 et décembre 2014. Il est notamment accusé de meurtre et tentative de meurtre, extermination, déportation ou transfert forcé de population ainsi que de l'enrôlement d'enfants de moins de 15 ans.

Selon Me Zokou, l'audience pour la confirmation des charges qui devait avoir lieu le 18 juin, a été reportée à septembre à la demande du procureur.

Créées en 2013 après la prise du pouvoir à Bangui par les rebelles de la Séléka, les milices d'autodéfense antibalaka ont pris les armes, assurant vouloir défendre les intérêts des chrétiens face aux groupes armés musulmans.

D'après la Cour basée à La Haye, il y a des "motifs raisonnables" de croire qu'une "attaque généralisée et systématique a été perpétrée par les antibalaka contre la population civile musulmane et quiconque semblait soutenir la Séléka".

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