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Les attentats de Jakarta ont été financés avec des fonds de l'EI, 12 personnes arrêtées

Des soldats indonésiens près du site des attaques terroristes du 14 janvier à Jakarta. (AP Photo/Achmad Ibrahim)

Les enquêteurs soupçonnent Katibah Nusantara, groupuscule lié à l'organisation EI qui contrôle de vastes de territoires en Syrie et en Irak, d'avoir orchestré les attentats depuis la Syrie.

Douze personnes ont été arrêtées en Indonésie après les attentats de Jakarta et l'une d'entre elles est soupçonnée d'avoir financé ces attaques avec des fonds reçus de l'organisation Etat islamique (EI) qui les a revendiquées, a annoncé samedi la police indonésienne.

Les enquêteurs ont également identifié les cinq assaillants tués au cours des attentats suicide et attaques à main armée jeudi qui ont fait deux morts et détruit un café Starbucks dans un quartier du centre abritant des centres commerciaux, les bureaux de plusieurs agences de l'ONU ainsi que des ambassades, notamment celle de France.

"L'une des personnes arrêtées a reçu un transfert de fonds de l'EI pour financer l'opération", a déclaré le chef de la police nationale, Badrodin Haiti.

L'argent a été versé en plusieurs fois et l'un des virements a "même atteint 70 millions de roupies (environ 4.500 euros)", a-t-il ajouté, observant que les investigations se poursuivaient pour établir comment ces fonds avaient été utilisés.

Les 12 arrestations ont été effectuées dans plusieurs régions de ce pays d'Asie du Sud-Est. La police n'a donné aucun détail sur ces personnes, hormis le financier présumé des attaques, mais ajouté que des pistolets, balles et des téléphones mobiles avaient été saisis, ainsi que des plans en vue d'autres attaques.

Les enquêteurs soupçonnent Katibah Nusantara, groupuscule lié à l'organisation EI qui contrôle de vastes de territoires en Syrie et en Irak, d'avoir orchestré les attentats depuis la Syrie.

Les cinq assaillants ont été identifiés: deux d'entre eux avaient purgé des peines de prison. La police a révélé que l'un d'eux, Afif, alias Sunakin, s'était entraîné en 2010 dans un camp paramilitaire dans la province semi-autonome d'Aceh, à la pointe nord de l'île de Sumatra. Ce militant avait été condamné à sept ans de prison pour sa participation à ce camp illégal, mais libéré l'an passé, selon M. Haiti.

- Arrestations en Malaisie -

Le chef de la police a confirmé qu'Afif était l'assaillant portant un blue jean, un tee-shirt noir et une casquette noire, se préparant à lever son arme sur une photo qui s'est répandue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux indonésiens.

Selon M. Haiti, Afif a été recruté pour l'EI par l'extrémiste islamiste indonésien Bahrun Naim, qui serait le fondateur de Katibah Nusantara et se trouverait en Syrie. Il avait été arrêté en Indonésie en 2010 pour possession illégale de munitions et condamné à un an de prison.

Les fonds pour commettre les attentats de Jakarta ont été transférés via Naim, a dit M. Haiti.

La police a également révélé les noms des deux victimes: l'Indonésien Riko Hermawan, qui était en train de recevoir une amende avec sa motocyclette au moment où d'une explosion visant une guérite de la police, et Tahar Amer-Ouali, un Algérien qui a aussi la nationalité canadienne, selon le ministère algérien des Affaires étrangères.

Plus de 20 personnes ont été blessées, parmi lesquelles un Algérien, un Néerlandais, un Allemand et un Autrichien. Six policiers et un vigile ont également été blessés dans ces attaques qui ont duré 21 minutes, a précisé la police.

L'Indonésie a été visée par plusieurs attentats de grande ampleur perpétrés par des extrémistes islamistes entre 2000 et 2009, mais d'importantes mesures avaient par la suite permis d'affaiblir les réseaux extrémistes et d'éviter des attaques majeures.

Les autorités en Indonésie et dans d'autres pays d'Asie du Sud-Est à majorité musulmane redoutent depuis des mois d'éventuelles attaques de militants revenant chez eux après être partis faire le jihad dans les rangs de l'EI.

En Malaisie, pays voisin de l'Indonésie, quatre militants soupçonnés d'avoir des liens avec l'EI ont été arrêtés et l'un d'eux envisageait de commettre un attentat suicide, a annoncé samedi le chef de la police malaisienne.

AFP

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Une jihadiste fait appel de sa condamnation à 30 ans de réclusion en France

Esquisse d'Inès Madani devant le tribunal correctionnel de Paris lors de son procès pour préparation d'actes de terrorisme le 11 avril 2019.

Inès Madani a fait appel de sa condamnation à 30 ans de réclusion pour avoir tenté de faire exploser une voiture près de la cathédrale Notre-Dame à Paris en 2016.

Cette jeune femme de 22 ans, déjà condamnée en avril par la justice à huit ans de prison pour des faits plus anciens, encourait la perpétuité. La cour d'assises spéciale, composée uniquement de magistrats professionnels et non de jurés, a suivi les réquisitions du parquet en la condamnant le 14 octobre à 30 ans de réclusion criminelle. Les magistrats n'ont cependant pas mentionné de période de sûreté.

"C'est une décision qui s'adresse à l'opinion et qui ne tient compte ni de la réalité des faits, ni de la jeunesse de l'accusée", a déclaré son avocat Laurent Pasquet-Marinacce.

Les parties ont dix jours pour interjeter appel mais bénéficient d'un délai supplémentaire de cinq jours si l'une d'elles fait appel. Les autres accusées ont donc jusqu'à mardi prochain pour se décider.

Les accusées étaient devenues, selon l'expression du parquet, le "visage du jihad au féminin".

Elles ont été condamnées pour avoir voulu lancer des attaques terroristes, en suivant les consignes de Rachid Kassim, propagandiste du groupe État Islamique et inspirateur en 2016 de l'assassinat d'un policier et de son épouse à Magnanville, en région parisienne.

Inès Madani et Ornella Gilligmann (condamnée à 25 ans de réclusion) ont tenté de faire exploser une voiture remplie de bonbonnes de gaz dans la nuit du 3 au 4 septembre 2016, devant des restaurants situés près de Notre-Dame de Paris, en essayant de l'incendier avec du gasoil. Seul le choix de ce carburant, difficile à enflammer, avait permis d'éviter l'explosion.

Après l'échec de cet attentat, Inès Madani s'était retranchée dans l'appartement d'Amel Sakaou (condamnée à 20 ans de réclusion), en région parisienne. Toutes deux avaient été rejointes par Sarah Hervouët (condamnée à 20 ans de réclusion), originaire du sud de la France.

Se sachant traquées, les trois jeunes femmes avaient quitté précipitamment leur appartement le 8 septembre, armées de couteaux de cuisine. Sur le parking, Sarah Hervouët avait porté un coup de couteau à un policier en civil de la DGSI (sécurité intérieure). Inès Madani avait pour sa part couru vers un policier, qui l'avait blessée par balles aux jambes.

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