Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

Mali: deux suspects arrêtés à Bamako dans le cadre de l'attaque du Radisson

Les forces de sécurité maliennes en patrouille devant l'hôtel Radisson Blu à Bamako, Mali, 21 novembre 2015. (AP Photo/Jerome Delay)

Les suspects sont interrogés ce mardi sur l'attaque meurtrière du 20 novembre contre l'hôtel Radisson Blu dans la capitale malienne.

Les forces spéciales maliennes ont mis la main sur les deux hommes à Bamako grâce à un téléphone, indiquent des sources de sécurité.

Aucun détail n'a pu être obtenu dans l'immédiat sur l'identité ou la nationalité des suspects, ni sur le fait de savoir s'il s'agit de complices ou d'éventuels commanditaires.

Le Radisson Blu a été attaqué dans la matinée du 20 novembre par des hommes armés qui y retenaient environ 150 clients et employés. Les forces maliennes, appuyées par des forces spéciales françaises et américaines et des agents de l'ONU, sont intervenues et ont "exfiltré" 133 personnes, selon le ministère de la Sécurité intérieure.

Vingt personnes (14 étrangers et six Maliens, dont un gendarme) ont péri dans l'attaque, en plus de deux assaillants, selon le dernier bilan des autorités maliennes, comprenant également neuf blessés.

Parmi les blessés, figurent "trois policiers et deux gendarmes. "Aucun blessé n'a de pronostic vital engagé", a déclaré jeudi devant l'Assemblée nationale le ministre de la Sécurité intérieure, le colonel Salif Traoré.

L'attentat a été revendiqué dès le 20 novembre par le groupe djihadiste de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, Al-Mourabitoune, "avec la participation" d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le 22 novembre, un groupe djihadiste du centre du Mali, le Front de Libération du Macina (FLM), a également revendiqué l'attentat, exécuté, selon lui, "avec la collaboration d'Ansar Dine", groupe djihadiste de l'ex-chef rebelle touareg Iyad Ag Ghaly, par un commando de cinq membres dont "trois sont sortis sains et saufs".

Des sources de sécurité avaient indiqué être sur la piste de complices des assaillants qui les ont aidés à se rendre à l'hôtel et à y perpétrer l'attaque.

Le ministre Salif Traoré a assuré jeudi devant les députés qu'il n'y avait pas plus de deux assaillants.

"L'attaque a été perpétrée par deux individus armés" de fusils d'assaut, des Kalachnikov de type AK-47, a précisé M. Traoré, précisant qu'"ils ont ouvert le feu depuis l'entrée de l'hôtel, à l'intérieur, dans le hall, au restaurant, dans différents couloirs. Ils ont tiré sur les gens sans discrimination".

"Nous avons neutralisé les deux terroristes. Au moment où je vous parle, nous n'avons pas de raison de penser qu'il y en avait plus", a-t-il dit, ajoutant, sans plus de précisions: "L'enquête est en cours, elle avance bien".

Avec AFP

Toutes les actualités

L'espoir fou d'un enseignement primaire gratuit dès septembre

Le président Félix Tshisekedi lors de l'échange des voeux avec le corps diplomatique à Kinshasa, RDC, 15 février 2019. (Twitter/Présidence RDC)

C'est une promesse qui réveille un immense espoir en République démocratique du Congo, où des millions d'enfants pauvres sont privés d'éducation: la gratuité de l'enseignement primaire dans les écoles publiques dès la prochaine rentrée des classes le 2 septembre.

Une table-ronde s'est ouverte jeudi à Kinshasa pour examiner et définir "les modalités pratiques qui permettent l'effectivité de la gratuité de l'éducation de base dès la rentrée scolaire 2019-2020", a déclaré le ministre par intérim de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel, Emery Okundji.

Annoncé, le chef de l'État Félix Tshisekedi s'est fait représenter par un simple conseiller.

La veille, le ministre avait annoncé devant la presse la suppression de "tous les frais de scolarité", "dans tous les établissements publics d'enseignement de l'éducation de base".

"Conformément à notre Constitution, la gratuité de l'enseignement fondamental doit être une réalité", avait déclaré le président Tshisekedi lors de son discours d'investiture le 24 janvier.

La RDC "reste l'un des pays avec le plus grand nombre d'enfants non scolarisés", notait en mai le Partenariat mondial de l'éducation (PME).

"On estime que 3,5 millions, soit 26,7 % des enfants en âge de fréquenter le primaire, ne sont pas scolarisés", ajoute cette structure d'aide à l'éducation dans les pays pauvres.

La RDC a tout de même progressé, avec 70% d'élèves achevant le primaire en 2014 contre 29% en 2002, d'après le PME.

Prévue jusqu'à samedi, la table-ronde doit étudier le "financement" de cette promesse onéreuse.

Dans son discours d'investiture, le président avait dénoncé le fait que les parents d'élèvent doivent "payer le salaire des enseignants".

"Depuis 27 ans, les parents ont eu à supporter le système éducatif congolais", confirme à l'AFP Cécile Tshiyombo, enseignante depuis 29 ans.

La prise en charge des enseignants par les parents "a avili l'enseignant" et conduit le système éducatif dans un "trou", a-t-elle regretté.

"La gratuité est possible (...) mais il y a des préalables : un barème spécifique doit être donné à l'enseignant pour qu'il travaille" dans des conditions acceptables, selon elle.

La RDC compte environ 80 millions d'habitants dont plus de la moitié ont moins de 20 ans. Le PIB moyen par habitant est de 495 dollars/an, soit 1,35 dollar par jour, avec d'immenses disparités.

Plus de 20.000 jeunes diplômés intégrés à la fonction publique en 2020

Vue de la jeunesse lors du forum Tchad numérique N’Djamena. (Photo archive/VOA/André Kodmadjingar).

Le président tchadien Idriss Déby Itno a annoncé la réouverture des portes de la fonction publique après plus de trois ans de blocus. Cette suspension de recrutement était liée à la crise économique et financière que traverse le pays.

L’annonce d’Idriss Déby Itno, président de la République du Tchad, redonne l’espoir aux milieux de jeunes sans emploi tchadiens et coïncide avec l’arrivée de 133 jeunes médecins tchadiens formés à Cuba.

En 2016, le même gouvernement, face à la crise économique, et sous la pression des bailleurs de fonds, avait gelé les recrutements à la fonction publique.

Idriss Déby annonce la réouverture des portes de la fonction publique
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:29 0:00

"J’instruis mon gouvernement, en particulier le ministère de la Fonction publique de procéder immédiatement au recrutement de tous les médecins formés à Cuba, y compris ceux qui sont en instance d’intégration à la fonction publique, un total de 500 médecin", a déclaré le président Déby lors de la présentation de 133 médecins formés à Cuba.

Par ailleurs, il ordonne l’intégration de tous les lauréats sortis des écoles nationales de formations professionnelles.

"Je vous annonce aussi le recrutement à la fonction publique de 20.000 jeunes diplômés dans tous les domaines d’activités dès l’année 2020", a-t-il ajouté.

Ces mesures sont prises avec des pincettes par des lauréats du CAP/CEG certificat d’aptitude professionnelle destinés à enseigner dans les collèges d’enseignements généraux du Tchad. Ces derniers attendent leur intégration à la fonction publique depuis plus de 10 ans.

Célébration des 59 ans d'indépendance du Tchad
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:31 0:00

Pour Nanga Thierry, coordonnateur de ces lauréats, trouve inadmissible que l’Etat débloque de gros moyen pour former les enseignants puis les abandonner pendant 13 ans.

Alors que, de l’autre côté, ceux qui arrive à peine à la fin de leur formation sont intégrés à la fonction publique, "c’est de l’injustice", déplore-t-il.

"Le président Déby nous habitue à des promesses flacheuses depuis 30 ans donc nous prenons avec beaucoup de réserves", a indiqué le coordonnateur des lauréats du CAP/CEG Nanga Thierry.

Ali Mbodou Mbodoumi, ministre de la Fonction, du travail publique, du dialogue social à N’Djamena, le 21 août 2019. (VOA/André Kodmadjingar).
Ali Mbodou Mbodoumi, ministre de la Fonction, du travail publique, du dialogue social à N’Djamena, le 21 août 2019. (VOA/André Kodmadjingar).

Le ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social, Ali Mbodou Mbodoumi, qui se réserve le droit de commenter les instructions du président de la république, rassure tous ceux qui sont pessimistes que ces mesures seront appliquées pour le bonheur de la jeunesse tchadienne.

"C’est le président de la République qui a donné ces instructions et moi en tant que ministre je suis un simple exécutant au bas de l’échelle du gouvernement et je pense que ces instructions seront respectées tout simplement", conclut-il.

Pendant ce temps, le ministre de la Fonction publique a confié que le processus de contractualisation de près 1000 diplômés sans emploi suit son cours dans les départements concernés, notamment l’Education nationale et la Santé.

La première édition du grand carnaval de Dakar prévue en novembre

La première édition du grand carnaval de Dakar prévue en novembre
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:22 0:00

Souleymane Diallo et Aboubakar Diallo interdits de quitter Conakry

Souleymane Diallo et Aboubakar Diallo interdits de quitter Conakry
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:54 0:00

Des questions après l’attaque terroriste qui a fait au moins 24 morts

Des questions après l’attaque terroriste qui a fait au moins 24 morts
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:49 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG