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La Ligue de diamant débutera à Gateshead, et non plus à Rabat

Eliud Kipchoge et autres athlètes lors du marathon de Londres, Angleterre, le 4 octobre 2020.

La Ligue de diamant, rendez-vous majeur de l'athlétisme mondial, débutera cette saison toujours le 23 mai mais à Gateshead, dans le nord de l'Angleterre, et non plus à Rabat au Maroc, en raison de la pandémie de coronavirus, a annoncé vendredi la Fédération internationale d'athlétisme.

"La saison devait initialement débuter par la réunion internationale Mohammed VI dans la capitale marocaine, mais ce meeting a été annulé en raison des restrictions liées au coronavirus", a expliqué World Athletics dans son communiqué.

World Athletics a procédé à d'autres changements au calendrier de la Ligue de diamant 2021 avec la relocalisation de l'étape italienne de Rome à Florence et son report de six jours, au 10 juin, et la reprogrammation de la manche norvégienne d'Oslo au 1er juillet.

Le Stade olympique de Rome sera utilisé cette année pour l'Euro de football, tandis que les autorités norvégiennes ont suspendu les événements sportifs et culturels dans le cadre de la lutte contre le coronavirus jusqu'à mi-juin.

"Nous travaillons tous d'arrache pied dans un contexte extraordinairement difficile et changeant rapidement, pour organiser des meetings pour nos sportifs, plutôt que de les annuler", a expliqué Sebastian Coe, le patron de World Athletics.

Sept étapes, avec cinq en Europe, sont programmées avant les Jeux olympiques de Tokyo (23 juillet-8 août).

La Ligue de diamant fera après Tokyo notamment étape à Eugene, aux Etats-Unis, où auront lieu les Championnats du monde 2022, et se terminera avec des finales programmées les 8 et 9 septembre à Zürich, en Suisse.

Le calendrier de la Ligue de diamant 2021:

23 mai, Gateshead (GBR)

28 mai, Doha (QAT)

10 juin, Florence (ITA)

1er juillet, Oslo

4 juillet, Stockholm

9 juillet, Monaco

13 juillet, Londres

14 août, Shanghaï (CHN)

21 août, Eugene (USA)

22 août, étape en Chine encore à définir

26 août, Lausanne (SUI)

28 août, Paris

3 septembre, Bruxelles

8-9 septembre, Zürich (SUI)

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Le champion du monde camerounais Ngannou accueilli en héros chez lui

Le Camerounais Francis Ngannou, champion du monde des arts martiaux mixtes poids lourds (MMA), à Bafoussam, au Cameroun, le 1er mai 2021.

Un concert de klaxons accueille l'enfant du pays: Francis Ngannou, champion du monde des poids lourds d'arts martiaux mixtes (MMA), a fait le week-end dernier un retour triomphal dans son village natal de Batié, dans l'ouest du Cameroun.

Le colosse d'1m93 pour 113 kilos, surnommé "The Predator", a battu à Las Vegas le 28 mars par KO l'Américain Stipe Miocic, tenant du titre, devenant ainsi le premier Africain à obtenir cette consécration mondiale dans la plus prestigieuses des ligues, l'Ultimate Fighting Championship (UFC) américaine.

Debout à l'arrière d'un pick-up, Francis Ngannou, sourire aux lèvres et ceinture de champion dorée devant lui, salue les supporters de sa petite ville venus l'acclamer.

Alors que l'interminable convoi de véhicules qui accompagne le champion de 34 ans traverse l'axe principal desservant cette commune d'environ 20.000 personnes, une myriade d'enfants, de femmes et de vieillards sortent à mesure que le cortège avance.

Sur l'esplanade de la fondation créée par Francis Ngannou à Batié pour encadrer de jeunes sportifs, près de 2.000 personnes ont pris place pour une cérémonie d'accueil.

Le champion du monde, admirateur de Mike Tyson, parle d'une voix posée et calme. Bien loin de l'image du "Predator" sur les rings, lui qui s'adonne à un sport de combat extrême qui permet coups de pied, poing, genou, coude et passages au sol.

"Voici la ceinture", lance-t-il en ghomala, une langue de l'ouest du Cameroun, devant une foule en liesse. "Cette ceinture est très belle, mais ce n'est qu'un bout de métal. Pour moi, le plus important, c'est ce qu'elle véhicule, elle représente la foi et la détermination", enchaîne M. Ngannou.

Le Camerounais Francis Ngannou, champion du monde des arts martiaux mixtes poids lourds (MMA), à Bafoussam, au Cameroun, le 1er mai 2021.
Le Camerounais Francis Ngannou, champion du monde des arts martiaux mixtes poids lourds (MMA), à Bafoussam, au Cameroun, le 1er mai 2021.

"Fierté du Cameroun"

"Ngannou Champion", lit-on sur une pancarte portée, au milieu de la foule, par un jeune fan, Armand Teguia, parti de Yaoundé, la capitale, à près de 300 km, pour célébrer celui qu'il considère comme un "modèle".

"Je suis tellement ému, content, fier d'avoir un grand frère qui est champion du monde et qui fait la fierté du Cameroun", s'enthousiasme-t-il. "Il me donne de l'espoir, l'envie de travailler. C'est le meilleur, il n'y en a pas deux", poursuit-il.

Francis Ngannou, né en 1986, a passé son enfance à Batié. Il abandonne ses études au collège et enchaîne les petits boulots pour survivre, travaillant successivement dans une carrière de sable ou comme conducteur de moto-taxi.

Il découvre sur le tard les sports de combat. Mais l'absence de perspectives au Cameroun le pousse à l'exil. En 2013, il arrive clandestinement en France, où il dort un temps dans la rue à Paris avant de faire des rencontres qui lui permettent de poursuivre sa carrière dans les arts martiaux.

"Je ne suis pas une légende. Je suis juste un enfant du village qui a cru en ses rêves", assure-t-il. "Ce que je retiens de mon parcours c'est que c'est possible tant qu'on y croit, c'est possible tant qu'on s'accroche", indique-t-il.

"Lorsqu'il était tout petit, je percevais déjà en lui beaucoup de détermination. J'avais compris qu'il avait un objectif très précis à atteindre dans la vie, mais il ne l'avait jamais révélé à qui que ce soit", témoigne Ferdinand Kamga, qui a côtoyé le "predator" quand il travaillait à la carrière de sable.

Une banderole à l'effigie du Camerounais Francis Ngannou, champion du monde des arts martiaux mixtes poids lourds (MMA), alors qu'il conduisait dans les rues de Bafoussam, au Cameroun, le 1er mai 2021, pour présenter sa ceinture de championnat.
Une banderole à l'effigie du Camerounais Francis Ngannou, champion du monde des arts martiaux mixtes poids lourds (MMA), alors qu'il conduisait dans les rues de Bafoussam, au Cameroun, le 1er mai 2021, pour présenter sa ceinture de championnat.

Centre de formation

En 2019, Francis Ngannou a ouvert dans son village un centre multisports pour former des jeunes aux arts martiaux.

Huit fois champion d'Angleterre de jiu-jitsu brésilien, Sam Michael Crook s'est installé en 2019 à Batié pour encadrer des jeunes du centre de Ngannou. Plusieurs dizaines de jeunes s'y entraînent. "Tout est gratuit", souligne le Britannique.

"C'est un premier centre. Nous avons prévu une deuxième salle à Buéa dans la région du Sud-Ouest, mais on ne s'arrêtera pas là", promet Francis Ngannou.

"Le projet est immense et vise à couvrir tout le territoire national avec (...) des opportunités données aux jeunes de pouvoir s'entraîner au plan sportif et de favoriser leur développement personnel; ce qui permettra aux enfants de croire en leurs rêves", avance-t-il.

"Francis m'a récupéré dans la rue pour me mettre où je suis actuellement. Je n'avais rien à manger. Aujourd'hui, j'ai un bon cadre pour m'entraîner à tout moment", témoigne Desmond Tamungang, champion du Cameroun de MMA de 28 ans.

Il doit participer à la mi-mai au championnat d'Afrique de MMA, avec pour objectif d'avoir le même palmarès que son mentor.

"Je bosse dur pour que ce titre de champion du monde reste ici. Rien ne m'empêchera d'avoir cette ceinture. Je veux en avoir plus que Francis Ngannou", ambitionne-t-il.

A Batié, il n'est pas le seul à caresser ce rêve.

Lamine Diack bientôt de retour au Sénégal

Lamine Diack quitte la cour de justice de Paris, France le 10 juin 2020.

L'ancien patron de l'athlétisme mondial, Lamine Diack, condamné à Paris dans une affaire de corruption autour du dopage en Russie, va rentrer au Sénégal après avoir versé une caution de 500.000 euros à la justice française, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

A 87 ans, Lamine Diack, qui a fait appel de cette condamnation, était retenu en France en raison de sa mise en examen dans une deuxième affaire, portant sur des soupçons d'achat de votes dans l'attribution des Jeux olympiques.

Dans ce second dossier, l'ancien président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF, 1999-2015) s'était vu confisquer son passeport dans la cadre d'un contrôle judiciaire imposé par les juges d'instruction.

Mais la juge chargée des investigations a récemment levé son interdiction de quitter le territoire, sous réserve que l'ancien champion verse une caution de 500.000 euros correspondant à l'amende encourue, et à condition qu'il continue de répondre aux convocations judiciaires, selon l'ordonnance consultée par l'AFP, confirmant des informations de la presse sénégalaise.

"Il a versé les 500.000 euros la semaine dernière", a indiqué à l'AFP un de ses avocats, Me Simon Ndiaye, précisant que M. Diack avait "encore des formalités administratives à remplir" avant de revenir au Sénégal.

Un club de football réputé, le Jaraaf de Dakar (championnat d'élite), a vendu une partie de son patrimoine foncier pour payer la caution, a affirmé lundi à l'AFP son président Cheikh Seck.

"On a vendu la moitié de Kër Jaraaf (le siège du club, ndlr) qui fait 5.700 mètres carrés. Une partie de l'argent a servi à payer la caution. L'autre partie a servi à régler le passif du club et servira également à financer des investissements" sportifs et immobiliers, a dit M. Seck.

Lamine Diack a été à deux reprises président du Jaraaf, dans les années 1970 et 2000.

Une membre de sa famille a affirmé à l'AFP qu'il devrait rentrer à Dakar "d'ici vendredi".

Le Sénégalais a été condamné le 16 septembre 2020 à Paris à quatre ans de prison, dont deux ferme, et 500.000 euros d'amende pour corruption et abus de confiance, notamment pour avoir caché des cas de dopage en Russie ou retardé des sanctions contre des athlètes russes dopés, en échange de financements et pour favoriser des négociations de sponsoring et de diffusion avec la Russie.

Son procès en appel n'est pas encore fixé.

Il est par ailleurs mis en examen depuis le 27 mars 2019, toujours pour corruption, dans le cadre des attributions des JO-2016 à Rio et 2020 à Tokyo, mais aussi dans les processus d'attribution des Mondiaux d'athlétisme de Pékin en 2015, puis des Mondiaux 2017 et 2019, pour lesquels le Qatar était candidat.

Rapport accablant sur la gymnastique en Australie

L'athlète de gymnastique rythmique britannique, Hannah Martin, lors d'une formation au viaduc de la vallée d'Ouse, Sussex, Grande-Bretagne, 29 juin 2020.

Des corps tordus à l'excès, des agressions sexuelles, des adolescentes humiliées pour leur poids: en Australie, une rapport publié lundi dresse un état accablant de la pratique de la gymnastique.

"J'ai eu une bonne vie malgré la gymnastique, témoigne une ex-athlète de haut niveau sous condition d’anonymat, parmi la cinquantaine de personnes interrogées par la Commission Australienne des Droits Humains (AHRC).

"Mais j'ai dû faire face aux conséquences physiques et psychologiques. Je souhaite sincèrement n'avoir jamais fait partie de l'élite de la gym." Les témoignages sont glaçants tout au long du rapport, qui dépeint la gymnastique australienne sous son pire jour.

"Le signalement et l'enquête sur les cas de maltraitance, de négligence envers des enfants, de mauvaise conduite, d'intimidation, de harcèlement et d'agression sexuels (...) ne sont pas mis en œuvre" dans la gym, déplore l'AHRC, qui pointe également les négligences médicales et des propos racistes et sexistes à l'encontre des gymnastes.

"Elle (l'entraîneure) m'étirait au point que je voulais mourir. La douleur était atroce... Si je me crispais ou pleurais à cause de la douleur, elle comptait plus lentement", raconte une ancienne gymnaste.

"Souvent, lorsque nous nous étirions dans le gymnase, (l'entraîneur) avait une érection, que je sentais qu'il poussait répétitivement sur mes hanches ou mon dos en grognant et en soupirant", narre une autre.

"La première fois qu'on m'a dit que j'étais grosse, j'avais 11 ans et je pesais 22 kilos", se souvient une troisième.

La fédération australienne de gymnastique, qui a commissionné cette enquête à l'AHRC, a "présenté ses excuses sans réserve à toutes les athlètes qui ont été victimes d'abus ainsi qu'aux membres de leur famille". Elle a promis d'adopter les 12 recommandations proposées par le rapport.

La gymnastique a été secoué par une série de scandales ces dernières années.

Aux Etats-Unis, Larry Nassar, l'ex-médecin de l'équipe américaine de gymnastique, a été reconnu coupable d'avoir agressé sexuellement au moins 265 gymnastes de haut niveau durant deux décennies. En Grande-Bretagne, des championnes ont également dénoncé des abus au sein de leur discipline. Et début avril, d'anciens gymnastes grecs ont affirmé avoir subi des décennies de maltraitances "s'apparentant à de la torture" de la part de leurs entraîneurs.

L'athlète nigérienne Amina Seyni se prépare pour les JO de Tokyo malgré la stigmatisation

L'athlète nigérienne Amina Seyni se prépare pour les JO de Tokyo malgré la stigmatisation
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Les JO de Tokyo pourraient avoir lieu sans spectateurs

Kyoko Ishikawaka, fan inconditionnelle des Jeux olympiques, parle depuis son domicile, samedi 10 avril 2021, à Tokyo. Mme Ishikawa, présidente d'une société informatique, a assisté à tous les Jeux olympiques d'été depuis Barcelone en 1992.

Les Jeux olympiques de Tokyo-2020 pourraient avoir lieu à huis clos, a déc1aré vendredi à l'AFP la présidente du comité d'organisation à moins de trois mois de l'événement reporté à cet été, faisant le voeu de JO "sûrs".

Seiko Hashimoto, qui a pris la tête du comité organisateur de Tokyo 2020 en février après la démission forcée de son prédécesseur à cause d'un scandale de sexisme, a affirmé que les organisateurs feraient tout pour s'assurer que les Jeux ne seraient pas annulés.

Il pourrait y avoir une "situation dans laquelle nous ne pourrions pas autoriser de spectateurs" du tout, a cependant reconnu Mme Hashimoto, ajoutant que les Jeux ne seraient un succès que si les organisateurs protégeaient "complètement" les sportifs et la population japonaise.

Face à l'incertitude liée aux développements de la pandémie de Covid-19, les organisateurs ont repoussé à juin la décision sur la présence ou non de spectateurs locaux.

Déjà, en mars, ils avaient tranché par la manière forte, en décidant d'interdire la présence des spectateurs venant de l'étranger, une première dans l'histoire.

Au Japon, Tokyo et trois autres départements sont depuis dimanche placés sous un troisième état d'urgence face à l'augmentation des cas de Covid-19, qui impose que les manifestations sportives se déroulent à huis clos.

Alors que le système hospitalier japonais est déjà sous une pression intense, Tokyo-2020 a été critiqué pour avoir demandé la collaboration de personnel médical japonais pour l'événement, et Mme Hashimoto a souligné que l'absence de spectateurs pourrait soulager la pression.

"Si l'événement (olympique) en lui-même devait changer, ce serait en ce qui concerne les spectateurs", a-t-elle jugé, notant que "c'est un domaine où l'on pourrait être en mesure de réduire les inquiétudes de la population au sujet du système hospitalier".

Pour tenter d'apaiser le scepticisme de la population japonaise, largement en faveur d'un nouveau report ou d'une annulation, Tokyo-2020 a publié des "manuels" (Playbooks) énumérant de strictes mesures antivirus, dont une nouvelle version a été présentée mercredi.

La quarantaine pour les sportifs ne sera cependant pas exigée, et les vaccins ne seront pas obligatoires.

Seiko Hashimoto a noté que les règles continueraient à être affinées mais s'est dite convaincue que les Jeux pourraient avoir lieu de manière "sûre".

"C'est une importante responsabilité. Je veux le montrer clairement alors que nous travaillons en vue des Jeux".

Tout en disant entendre les inquiétudes de la population, Mme Hashimoto a dit espérer que le public serait en fin de compte "content" que l'événement ait lieu.

"Mon grand objectif est de préparer les Jeux de manière à ce que les gens voient les choses ainsi", a-t-elle déclaré.

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