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Attaque au Burkina : la gendarmerie lance un appel à témoins avec les portraits des assaillants


La procureur du Burkina Faso, Maïza Sérémé, donne une conférence de presse à Ouagadougou, le 14 août 2017.

La gendarmerie burkinabé a publié vendredi soir deux portraits des assaillants du café-restaurant Aziz Istanbul à Ouagadougou, lançant un appel à témoins pour retracer leur parcours avant l'attaque du 13 août qui a fait 19 morts.

Le premier portrait présente un jeune homme de "1,77 m, à faible corpulence, de teint clair et aux cheveux ondulés" tandis que le second montre un jeune homme de "1,71 m, à corpulence moyenne, de teint noir et aux cheveux crépus".

Ces deux assaillants avaient été abattus après avoir ouvert le feu avec des armes automatiques sur le café-restaurant hallal très fréquenté sur la principale avenue de la capitale burkinabè, tuant 19 personnes et en blessant 21 autres.

"Les enquêteurs cherchent à recueillir toute information qui pourra permettre de remonter le parcours des assaillants du restaurant Aziz Istanbul", a expliqué à l'AFP un officier supérieur sous le couvert de l'anonymat.

"Pas grand chose n'a été retrouvé sur les deux hommes abattus lors de l'assaut, d'où la nécessité et l'urgence de recueillir des témoignages pour remonter les pistes", a-t-il poursuivi, précisant que lors de l'attaque du café-restaurant Cappuccino en janvier 2016, les terroristes avaient loué une villa dans un quartier périphérique de Ouagadougou par l'intermédiaire d'agents immobiliers.

L'attaque contre le Cappuccino et plusieurs autres établissements de la même avenue Kwame N'Krumah avait fait 30 morts et 71 blessés, dont une majorité d'étrangers.

Selon l'officier, la publication des portraits devra permettre à "toute personne les ayant aperçus ou qui aurait des informations sur eux de joindre les enquêteurs pour accélérer les recherches".

Douze jours après, l'attaque n'a pas encore été revendiquée.

"Vu le mode opératoire des assaillants, leurs traits physiques, ils peuvent probablement venir du Nord Mali ou (d')encore plus près de la frontière" avec le Burkina Faso, avait déclaré à l'AFP un officier de l'armée.

Lors d'un point de presse, la procureure du Burkina Faso, Maiza Séremé, avait évoqué des "similitudes dans le mode opératoire" avec l'attaque jihadiste du Cappuccino.

Avec AFP

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