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Arrestation d'un milicien accusé d'avoir tué 19 écogardes en RDC

Le parc de Virunga Nord-Kivu, RDC, 11 mai 2018. (VOA/Charly Kasereka)

Le chef d'une milice accusée d'avoir tué ces trois dernières années 19 écogardes du Parc national des Virunga a été arrêté après une longue filature dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé jeudi le directeur de ce joyau naturel et touristique menacé.

"Après six mois d’enquêtes et de filature, les gardes-parc du Parc national des Virunga (PNVi) ont procédé à l’arrestation de Jackson Muhukambuto, le 8 juin au matin dans la périphérie de Butembo" dans la province du Nord-Kivu, a déclaré à l'AFP Emmanuel De Merode, directeur du PNVi.

"Nous estimons que Jackson Muhukambuto est directement responsable de la mort de 19 gardes-parc dans les trois dernières années", a-t-il expliqué, ajoutant que ses hommes sont soupçonnés d'avoir tué aussi de nombreux civils et membres des forces armées.

M. Muhukambuto est le chef du groupe armé "'Maï-Maï Jackson' qui opère dans près de la moitié de la surface du Parc national des Virunga, principalement autour du lac Édouard à la frontière de l'Ouganda. C’est un des groupes armés avec un grand effectif au Nord-Kivu", a encore expliqué M. De Merode.

Dans un récent rapport sur la situation des groupes armés dans l’Est de la RDC, le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST en anglais) présente M. Muhukambuto comme un ancien commandant de l’armée congolaise et un vétéran des rebellions qui déstabilisent le Nord-Kivu depuis plus de 25 ans.

"Il dispose de solides réseaux" au sein de l'armée et des commerçants de la communauté Nande, majoritaire dans cette zone, et a également collaboré avec l'armée pour combattre les rebelles hutu rwandais de Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), d'après les experts.

En douze mois, 21 écogardes ont été tués dans des affrontements avec des groupes armés qui écument ce sanctuaire des gorilles de montagne, inauguré en 1925 et d'une superficie de 7.769 km2, selon un bilan du PNVi, la plus ancienne réserve naturelle d'Afrique.

L'Est de la RDC est déstabilisé depuis près de trois décennies par la présence de dizaines de groupes armés locaux et étrangers. Le KST a recensé 122 groupes actifs dans quatre provinces de l'Est de la RDC.

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Le domicile du président du Parlement nigérien mitraillé

Des policiers anti-émeutes à Niamey, Niger, le 10 mai 2017.

Des hommes armés ont mitraillé dans la nuit de vendredi à samedi le domicile du président du Parlement du Niger, Seïni Oumarou, tuant et un de ses gardes du corps et blessant grièvement un deuxième, ont annoncé son entourage et les autorités.

"Dans la nuit de vendredi à samedi, le domicile du président de l'assemblée nationale a été attaqué par deux individus sur une moto. Ils ont mitraillé les gardes, tuant un d'entre eux", a indiqué aux journalistes Ousseïni Salatou, un conseiller de Seïni Oumarou.

Dans un communiqué samedi soir, le ministère nigérien de l'Intérieur a confirmé cette attaque, soulignant qu'avant de "quitter les lieux" les deux assaillants ont vainement tenté d'emporter un véhicule 4X4 pick-up stationné au domicile de M. Oumarou.

Une "enquête a été ouverte immédiatement" et "les recherches en vue d'identifier et d'interpeller les auteurs sont actuellement en cours", assure le ministère.

Seïni Oumarou, 70 ans, qui dirige le Mouvement national pour la société du développement (MNSD, au pouvoir de 1999 à 2010) était arrivé troisième à la présidentielle du 21 décembre 2020, et avait appelé à voter au second tour pour Mohamed Bazoum, le candidat du pouvoir, vainqueur du scrutin.

Il a été élu au perchoir en mars.

Lors des troubles qui ont suivi l'annonce le 23 février de la victoire de Mohamed Bazoum par la Commission électorale, des manifestants avaient attaqué notamment le domicile de Seïni Oumarou, tuant par balles un de ses gardes du corps, selon les autorités.

Le Niger fait face à ses frontières ouest avec le Mali et le Burkina, à de fréquentes attaques des groupes jihadistes sahéliens dont l'Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) et dans le Sud-Est, aux atrocités des jihadistes nigérians de Boko Haram et du groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap) est issu d'une scission du groupe jihadiste Boko Haram.

Trois militaires ivoiriens tués par un engin explosif

Une femme passe devant des soldats ivoiriens qui patrouillent près du quartier général de l'armée, le camp Gallieni, à Abidjan, le 12 mai 2017

Au moins deux soldats et un gendarme ont été tués samedi lors du passage de leur véhicule sur un engin explosif, dans la région de Tèhini (nord-est de la Côte d'Ivoire), près de la frontière du Burkina, a affirmé une source sécuritaire à l'AFP.

"L'explosion a également fait trois blessés", moins d'une semaine après une attaque de jihadistes présumés dans la localité de Tougbo à quelques kilomètres de la frontière burkinabè, selon cette même source.

Cette explosion intervient deux jours après l'inauguration d'une Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILCT) à Jacqueville, près d'Abidjan, par le Premier ministre ivoirien Patrick Achi et son ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, aux côtés du ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

L'AILCT vise à aider au combat contre les jihadistes qui intensifient leurs actions sanglantes dans le Sahel voisin.

Cette attaque est la quatrième en un peu plus de deux mois commise dans cette région.

Les dernières attaques dans le nord de la Côte d'Ivoire près de la frontière du Burkina Faso remontent au 29 mars, lorsque deux positions de l'armée à Kafolo et Kolobougou avaient été prises pour cibles par des hommes armés, faisant six morts, trois soldats et "trois terroristes".

L'attaque de Kafolo était "le fait d'une soixantaine de terroristes lourdement armés venant du Burkina Faso", selon l'armée.

Dans la nuit du 10 au 11 juin 2020, une attaque contre l'armée ivoirienne s'était déjà produite à Kafolo, au cours de laquelle 14 soldats avaient été tués.

Attribuées aux jihadistes qui frappent dans plusieurs pays voisins - Burkina Faso, Mali et Niger - ces attaques n'ont pas été revendiquées.

La Côte d'Ivoire avait été frappée une première fois par une attaque jihadiste en mars 2016, dans la ville balnéaire de Grand-Bassam, près d'Abidjan: des assaillants avaient ouvert le feu sur la plage et des hôtels, faisant 19 morts.

Le Sahel est en proie aux attaques et attentats meurtriers d'une myriade de groupes jihadistes, liés soit à Al-Qaïda soit au groupe Etat islamique (EI), et implantés dans des zones largement délaissés par les pouvoirs centraux

Outre le Sahel, les groupes jihadistes frappent à intervalles réguliers dans les pays du Golfe de Guinée depuis plusieurs années, notamment la Côte d'Ivoire.

"Le Nord de la Côte d'Ivoire frontalier avec le Burkina Faso commence à être sous l'emprise des groupes jihadistes. Cette région constitue un enjeu important de sécurité pour l'Etat ivoirien", a affirmé récemment à l'AFP l'expert antiterroriste ivoirien Lassina Diarra, en notant que "depuis quelques mois, des personnes, certes ultra-minoritaires commencent à être séduites" par les jihadistes.

Des hommes armés massacrent 53 personnes dans 6 villages nigérians

Des membres d'une bande de bandits avec des armes dans leur cachette forestière dans le nord-ouest de l'État de Zamfara, au Nigeria, le 22 février 2021.

Des voleurs de bétail armés ont tué 53 personnes dans six villages de l'Etat de Zamfara dans le Nord-Ouest du Nigeria, ont indiqué samedi la police et des habitants.

Des dizaines d'hommes armés arrivés sur des motos ont envahi les villages de Kadawa, Kwata, Maduba, Ganda Samu, Saulawa et Askawa dans le district de Zurmi district, avant de tuer leurs habitants.

Ils ont attaqué les victimes qui travaillaient dans leurs fermes avant de se lancer à la poursuite de ceux qui tentaient de s'échapper.

Le porte-parole de la police de Zamfara Mohammed Shehu a déclaré que quatorze corps avaient été emmenés dans la capitale de l'Etat de Zamfara.

"Des policiers ont été déployés dans cette zone après les attaques", a ajouté le porte-parole.

"Nous avons évacué 14 dépouilles et nous les avons conduites jusqu'à Gusau vendredi soir où elles ont été inhumées au cimetière d'Unguwar Gwaza", a ajouté le porte-parole.

Des habitants ont indiqué de leur côté que 39 autres cadavres avaient été inhumés dans la ville voisine de Dauran.

"Nous avons retrouvé 28 corps hier et 11 autres ce matin dans les villages avant de les enterrer ici", a déclaré un habitant de Dauran, Haruna Abdulkarim.

"C'était dangereux d'organiser des funérailles à cause des bandits qui se cachent dans la forêt de Zurmi et qui auraient pu revenir pour attaquer les funérailles", a déclaré un autre habitant, Musa Arzika, qui a fait état du même bilan de victimes.

Les villages situés dans la région de Zurmi sont régulièrement ciblés par des bandes criminelles pouvant rassembler des centaines de bandits. Ces violences ont poussé les habitants à manifester leur mécontentement et à bloquer le principal axe routier local la semaine dernière, appelant les autorités à faire cesser les attaques.

Le Nord-Ouest et le Centre du Nigeria ont été le théâtre au cours des dernières années d'attaques menées par des gangs de voleurs de bétail et des kidnappeurs qui mènent des raids dans des villages, tuent et enlèvent des habitants, volent le bétail après avoir pillé et incendié leurs maisons.

Des gangs criminels ont récemment réorienté leurs raids contre des écoles, enlevant élèves et étudiants contre rançon.

Plus de 850 élèves ont été enlevés depuis décembre dernier mais la grande majorité d'entre eux ont été libérés après le versement d'une rançon.

Les gangs sont largement motivés par l'appât du gain, sans idéologie particulière, mais les observateurs craignent qu'ils ne soient infiltrés par des jihadistes, qui mènent une violente insurrection dans le nord-est du pays depuis 12 ans.

Les opérations militaires et les offres d'amnistie n'ont pas mis un terme à ces attaques.

Le gouverneur de l'Etat de Zamfara, Bello Matawalle, a appelé vendredi les habitants à se défendre eux-mêmes "contre les bandits assassins".

Une fusillade fait 13 blessés au Texas

La police dans une rue après que des coups de feu ont retenti dans le centre-ville d'Austin, au Texas, dimanche 31 juillet 2016.

Une fusillade a fait 13 blessés aux premières heures de samedi dans un quartier de loisirs très fréquenté du centre-ville d'Austin, dans l'État américain du Texas.

Le tireur présumé est toujours en cavale, selon la police. Il s'agirait d'un homme.

Deux des personnes blessées sont dans un état critique, mais aucun décès n'a été enregistré, d'après Joseph Chacon, chef de la police d'Austin par intérim.

La fusillade a éclaté peu avant 1 h 30 du matin le long de la 6e rue, un quartier populaire rempli de bars et de restaurants. La rue était barricadée pour empêcher la circulation des véhicules au moment de la fusillade, a déclaré M. Chacon.

L'origine de la fusillade n'a pas été précisée.

Onze des personnes blessées ont été emmenées dans un hôpital local, une autre personne a été emmenée dans un autre hôpital, et une autre personne s'est rendue dans un centre de soins d'urgence pour des blessures par balle, a précisé M. Chacon.

M. Chacon a aussi déclaré que certains agents ont transporté des patients à l'hôpital dans leur voiture de police car il était difficile de contenir la foule et d'amener les ambulances aux blessés.

Les enquêteurs examinent les vidéos de surveillance et d'autres éléments de preuve provenant de la zone, a déclaré M. Chacon. Il a demandé à toute personne ayant des informations sur la fusillade de contacter la police.

L'Afrique du Sud finalise un accord d'extradition avec les Emirats

L'ancien président sud-africain Jacob Zuma s'adresse à des partisans devant la Haute Cour de Pietermaritzburg, en Afrique du Sud, le mercredi 26 mai 2021, où il fait face à des accusations de corruption.

L'Afrique du Sud, qui cherche à amener devant la justice un trio d'hommes d'affaires accusés d'avoir pillé les ressources publiques avec la complicité de l'ex-président Jacob Zuma, a annoncé vendredi finaliser un accord d'extradition avec les Émirats arabes unis.

Les frères Gupta, Ajay, Atul et Rajesh, d'origine indienne, ont fui l'Afrique du Sud peu après la création, en 2018, d'une commission chargée d'enquêter sur la corruption généralisée pendant les neuf ans au pouvoir de Jacob Zuma. Ils se trouveraient aux Émirats arabes unis.

L'accord d'extradition entre les deux pays sera signé le 10 juillet et entrera en vigueur un mois plus tard, a déclaré le ministre de la Justice, Ronald Lamola, lors d'un point presse en ligne.

Le ministre sud-africain a reproché aux Émirats d'avoir jusqu'ici traîné des pieds pour aider à cette extradition, possible sans traité bilatéral en vertu de la Convention des Nations unies contre la corruption.

"Malheureusement, à ce jour, nous n'avons pas bénéficié du niveau de coopération requis", a regretté M. Lamola.

Un rapport accablant publié en 2016 sur la corruption généralisée sous l'ère Zuma (2009-2018), détaillait comment la fratrie proche de M. Zuma a remporté de lucratifs contrats publics et participé à la gestion des affaires de l'Etat, notamment la nomination de ministres.

Englué dans les scandales, Jacob Zuma a été poussé à la démission en 2018 et doit être entendu par la commission anti-corruption. Son successeur, Cyril Ramaphosa, qui fait de la corruption son cheval de bataille, doit également être entendu.

La semaine dernière, le ministère public sud-africain a déclaré avoir demandé l'aide d'Interpol pour exécuter des mandats d'arrêt contre deux des frères et leurs épouses, pour fraude et blanchiment.

En 2019, le Trésor américain a imposé des sanctions à la famille, gelant leurs actifs sous juridiction américaine et interdisant notamment aux banques internationales ayant des activités aux États-Unis de faire des transactions avec eux.

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