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Moscou dénonce des "accusations gratuites" contre Damas sur les armes chimiques


Le président russe Vladimir Poutine et le président syrien Bashar Assad à Sotchi, en Russie, le 20 novembre 2017.

En Syrie, "des provocations continuent avec toutes ces insinuations et accusations gratuites à l'égard des autorités syriennes", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Le Kremlin a dénoncé mardi des "accusations gratuites" selon lesquelles le régime de Damas aurait recours aux armes chimiques, assurant que toutes ces armes syriennes avaient été détruites sous contrôle international.

Le régime syrien, qui a plusieurs fois démenti utiliser des armes chimiques, a été montré du doigt ces dernières semaines pour des attaques présumées au gaz de chlore.

Lundi, l'ONG Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a affirmé que près de vingt cas de suffocation avaient été rapportés le jour même après des bombardements du régime syrien sur la partie rebelle de la Ghouta orientale, aux portes de Damas, visée par une offensive meurtrière.

"Les armes chimiques en Syrie ont été détruites" par les Occidentaux en 2013-2014, à l'initiative russe, a rappelé pour sa part M. Peskov.

"Cela a été vérifié non seulement par la partie russe, mais aussi par l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC)", a-t-il souligné.

Pour Moscou, un allié indéfectible de Damas, "seules les conclusions d'une commission internationale, d'une enquête impartiale pourraient être la raison pour des accusations quelconques", a-t-il indiqué.

"En absence d'une telle enquête, toutes les accusations ne sont rien que des insinuations", a estimé le porte-parole.

Ces accusations, qualifiées d'"irréalistes" par le président syrien Bachar al-Assad, ont cependant provoqué un tollé sur la scène internationale, Washington et Paris brandissant la menace de frappes en Syrie.

Le pouvoir de Damas, soutenu par la Russie, mène depuis le 18 février dans la Ghouta orientale une offensive aérienne d'une intensité sans précédent, où ont péri près de 770 personnes.

Celle-ci s'accompagne depuis le 25 février d'une opération terrestre ayant permis aux forces loyalistes de reprendre aux insurgés 40% de la partie rebelle de la Ghouta, où près de 400.000 habitants assiégés depuis 2013 vivent un "enfer sur terre", selon l'ONU.

Avec AFP

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