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L'armée retrouve les corps de cinq soldats disparus après une attaque dans le Centre au Mali

La rivière du delta du Niger, où ont été retrouvé les corps de militaires, le 8 juin 2016.

L'armée malienne a annoncé mercredi avoir récupéré les corps de cinq soldats portés disparus depuis une attaque lundi dans la région de Mopti, dans le centre du Mali.

Quatre corps ont été retrouvés mardi et un cinquième mercredi matin dans le secteur de Ténenkou, a affirmé à l'AFP un responsable du service de communication de l'armée.

"A ce stade, on ne peut pas préciser la cause de la mort. Nos services examinent encore les dépouilles", a t-il ajouté, sans plus de détails.

Les corps de quatre militaires maliens repêchés à Mopti-Reportage de Kassim Traoré
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Ténenkou, à environ 90 km à l'ouest de Mopti, chef-lieu de région, est située dans le delta intérieur du Niger.

Un autre responsable militaire avait rapporté à l'AFP dans la nuit de mardi à mercredi la découverte des corps de quatre militaires qui ont été "rejetés par le fleuve". Une enquête a été ouverte pour déterminer "s'ils ont été tués et jetés dans le fleuve ou s'ils sont mort par noyade", a-t-il indiqué.

Ces cinq soldats étaient portés disparus depuis l'attaque contre leur position lundi, qui avait été précédée d'une embuscade dimanche contre un convoi de ravitaillement, d'après plusieurs sources militaires maliennes.

Une des sources a attribué l'assaut au groupe jihadiste malien Ansar Dine. Ansar Dine a revendiqué une précédente attaque meurtrière contre l'armée à Nampala, dans la région de Mopti (centre), le 19 juillet. Selon le bilan officiel, 17 militaires ont été tués, 37 blessés et six sont portés disparus depuis.

Le 3 août, Ansar Dine a fait diffuser par une agence privée mauritanienne une vidéo montrant cinq hommes en uniformes militaires, se présentant comme des soldats capturés le 19 juillet.

Cette organisation fait partie des groupes armés jihadistes qui ont contrôlé le nord du Mali de mars-avril 2012 à janvier 2013, à la faveur de la déroute de l'armée face à une rébellion à dominante touareg, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.

Les jihadistes ont été dispersés et en grande partie chassés par une intervention militaire internationale déclenchée en janvier 2013 et qui se poursuit. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, alors que des attaques sont perpétrées régulièrement dans le Nord et, depuis début 2015, dans le Centre.

Avec AFP

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Deux élus congolais condamnés à 20 et 10 ans de prison pour meurtres

Un combattant de la Force de résistance patriotique pour la milice d'Ituri (FRPI), le 28 juillet 2006, près de Tchei, dans le sud de l'Ituri.

Un député provincial et un député national ont été condamnés à respectivement 20 et 10 ans de prison dans deux affaires de meurtres cette semaine dans l'est de la République démocratique du Congo, par ailleurs toujours victime de la violence des groupes armés.

Le député provincial de l'Ituri, Didier Boyoko, a été condamné le 16 juillet à 20 ans de prison par un tribunal militaire à Bunia, ont rapporté les médias congolais. Il était poursuivi avec 13 complices pour le meurtre de deux personnes dont un ressortissant chinois.

Le député provincial "figurait parmi les 14 personnes - dont des militaires - poursuivies dans l'attaque contre un convoi d'exploitants d'or chinois, le 17 juin", a rapporté la radio Top Congo.

Son procès avait commencé en public, en plein air, en plein centre de Bunia le 19 juin, avait rapporté l'AFP.

De son côté, le député national Luc Mulimbalimba a été condamné le 18 juillet à dix ans de prison pour le meurtre d'un civil mi-juin par la Haute cour militaire à Bukavu, a rapporté un correspondant de l'AFP présent à l'audience.

L'auteur matériel du crime, un militaire commis à sa garde, a été condamné à perpétuité.

L'impunité des élus et des élites a souvent été dénoncée dans l'est de la République démocratique du Congo, où des dizaines de groupes armés perturbent la vie des civils.

Près de Beni dans la province du Nord-Kivu, trois civils ont été tués jeudi alors qu'ils travaillaient aux champs, ont rapporté vendredi plusieurs sources.

"Ces trois personnes tuées à la machette allaient chercher à manger pour leur famille", a indiqué l'administrateur de territoire de Beni (responsable local), Donat kibwana, à un correspondant de l'AFP.

Les autorités attribuent comme d'habitude ces trois meurtres aux miliciens des Forces démocratiques alliées (ADF).

Historiquement des rebelles musulmans ougandais, les ADF sont les responsables présumés du massacre de centaines de civils dans la région de Beni depuis octobre 2014.

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