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États-Unis

Aretha Franklin sort un dernier album avant la retraite

Aretha Franklin chante lors de la cérémonie d'inauguration du président Barack Obama à Washington, le 20 janvier 2009.

La légende du gospel Aretha Franklin, qui aura 75 ans le mois prochain, a annoncé qu'elle s'apprêtait à enregistrer son dernier album, produit en partie par Stevie Wonder, avant de mettre un terme à sa carrière en studio.

La chanteuse a commencé à enregistrer ses premiers albums à l'âge de 14 ans, dans l'église de son père pasteur baptiste. Elle veut à présent passer davantage de temps avec ses petits-enfants.

"Cela va être ma dernière année", a déclaré la diva à la télévision locale de Detroit WDIV.

Elle a précisé qu'elle allait bientôt enregistrer son dernier album dans un studio de la ville, Stevie Wonder produisant plusieurs morceaux.

Aretha Franklin, célèbre notamment pour une reprise du titre "Respect" d'Otis Redding, reste cependant toujours ouverte à l'idée de donner quelques concerts.

"Je me sens très très satisfaite quand je vois où ma carrière a commencé, et où j'en suis à présent", a-t-elle repris. "Mais je ne vais pas m'en aller et juste m'asseoir sans rien faire. Ce ne serait pas souhaitable non plus".

La chanteuse aux 18 Grammy Awards, les récompenses les plus prestigieuses de la musique aux Etats-Unis, a dû annuler plusieurs concerts ces dernières années en raison de problèmes de santé.

Elle doit se produire le 19 avril à l'occasion de l'ouverture du festival de cinéma de Tribeca, à New York, après la diffusion d'un documentaire sur le dénicheur de talents Clive Davis qui l'avait aidée à ressusciter sa carrière dans les années 1980 en l'orientant vers les fans de pop music.

Aretha Franklin avait aussi chanté "Amazing Grace" devant le pape François lors de sa visite à Philadelphie en 2015.

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Le Boeing 737 MAX ne revolera pas avant 2020

L'avion vedette de Boeing, le 737 MAX, ne revolera pas avant 2020, a prévenu mercredi le patron du régulateur aérien américain. Un coup dur pour le constructeur aéronautique confronté à de nouvelles révélations, lors d'une audition au Congrès, sur la fiabilité de l'appareil.

"Il y a un nombre de procédures, d'étapes importantes qui doivent être franchies et si vous faites le calcul, chacune de ces étapes va prendre du temps", a déclaré Steve Dickson, répondant à la question si son agence comptait encore certifier cette année le Boeing 737 MAX.

"Cela va s'étendre en 2020", a-t-il souligné sur la chaîne CNBC, réduisant à néant les espoirs de Boeing de voir le MAX remis en service, au moins aux Etats-Unis, au cours de ce mois de décembre.

Le 737 MAX est cloué au sol depuis mi-mars après deux accidents rapprochés ayant fait 346 morts.

Boeing, qui a menacé d'en suspendre la production en cas de prolongement de l'interdiction de vol, a assuré continuer à collaborer "étroitement" avec les régulateurs.

- Un accident tous les deux-trois ans -

L'agence fédérale de l'aviation (FAA), sous le feu des critiques pour avoir confié à Boeing la certification de certains systèmes clés du MAX, dont le logiciel MCAS, mis en cause dans les accidents, entend prendre son temps pour examiner en profondeur les changements apportés par Boeing à l'avion, a répété Steve Dickson.

D'autant qu'une enquête interne, conduite en novembre 2018 après l'accident d'un 737 MAX de la compagnie indonésienne Lion Air (189 morts) et dévoilée mercredi par le Congrès, a conclu qu'il pouvait y avoir un accident mortel impliquant cet avion tous les deux ou trois ans si des modifications n'étaient pas apportées au MCAS.

Le régulateur a toutefois laissé le MAX continuer à voler jusqu'à l'accident un peu plus de cinq mois plus tard d'un appareil du même type d'Ethiopian Airlines (157 morts).

- "Pouvez-vous admettre que c'était une erreur ?", a demandé à M. Dickson l'élu démocrate Hank Johnson, lors d'une audition ayant duré plusieurs heures.

- "Clairement, ce n'était pas satisfaisant", a simplement répondu M. Dickson.

"C'est la décision qui a tué les gens, dont ma fille" morte dans l'accident d'Ethiopian Airlines, a fustigé auprès de l'AFP Michael Stumo, père d'une victime. "C'est une grosse négligence".

"Nous avons immobilisé l'avion quand nous avons eu des données allant dans ce sens", a défendu par courriel un porte-parole de la FAA.

"Les mesures que Boeing et la FAA ont prises à l'époque (...) étaient en adéquation avec ce que prévoit la procédure en place", a renchéri un porte-parole de Boeing.

- Alertes ignorées -

La FAA et Boeing faisaient le pari que l'avionneur allait vite effectuer les modifications nécessaires et que des catastrophes pouvaient être évitées si les pilotes étaient informés de la marche à suivre en cas de dysfonctionnement du MCAS.

Dans les deux accidents, ce logiciel s'est activé après avoir reçu des informations erronées d'une des deux sondes AOA, s'est emballé malgré des tentatives des pilotes de le désactiver et a mis l'avion en piqué, selon les conclusions provisoires des enquêteurs.

Boeing avait conçu le MCAS parce qu'il avait repositionné les moteurs dans le MAX. Le but est d'éviter que les pilotes ne tirent trop sur le manche, et ce faisant conduisent au décrochage de l'avion faute de portance suffisante.

Suite aux accidents, l'avionneur a revu la conception du MCAS, lequel sera désormais moins puissant, ne s'activera que si les deux sondes d'incidence AOA, qui mesurent l'angle de vol de l'avion, lui envoient des informations concordantes et se désactivera si le pilote actionne la commande.

Edward Pierson, un ancien cadre de Boeing, a lui témoigné mercredi que ses multiples alertes sur des problèmes dans l'usine de production du MAX à Renton, près de Seattle, avant et après le premier crash avaient été ignorées.

"J'ai assisté à une usine en situation de chaos et ai fait part à la hiérarchie de mes inquiétudes sur la qualité de la production des mois avant le premier accident", a-t-il déclaré aux parlementaires. "J'ai encore fait part de mes craintes avant le second accident. Mais aucune mesure n'a été prise", a déploré cet ancien officier de la Marine américaine, qui a quitté Boeing en août 2018.

Il n'y avait pas par exemple, selon lui, suffisamment d'employés qualifiés, notamment des mécaniciens et des électriciens, face aux augmentations de cadences de production, de 47 à 52 appareils par mois en juin 2018, ensuite à 57 unités mensuelles dès 2019.

Sans y répondre, Steve Dickson, à la tête de la FAA depuis quatre mois, a expliqué que les dysfonctionnements apparus lors de la certification initiale du MAX en 2017 étaient dus à une "communication fragmentée" et à des données parcellaires.

"Nous devons améliorer le système", a-t-il prôné, affirmant que la certification du MAX modifié en était une opportunité.

Donald Trump confiant pour un second mandat

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L'éventuel procès de Trump sera la priorité du Sénat, assure son chef républicain

A gauche, le chef républicain Mitch McConnell, le président Donald Trump et House Speaker Nancy Pelosi.

Le procès de Donald Trump sera la priorité du Sénat début 2020 dans l'éventualité où l'"impeachment" du président américain est approuvé par la Chambre des représentants la semaine prochaine, a déclaré mercredi le chef des sénateurs républicains.

La commission judiciaire de la chambre basse, à majorité démocrate, devait se réunir mercredi soir pour débattre des deux chefs d'accusation retenus dans la procédure de destitution visant Donald Trump: abus de pouvoir et entrave à la bonne marche du Congrès.

En cas d'approbation en commission, la Chambre des représentants pourrait voter en séance plénière dès la semaine prochaine. Le milliardaire deviendrait alors très probablement le troisième président américain de l'histoire mis en accusation au Congrès.

Le Sénat serait ensuite chargé de déterminer si le 45e président des Etats-Unis doit être destitué.

Pour destituer Donald Trump à la chambre haute, les démocrates ont besoin de deux tiers des votes, soit 67 voix sur 100. Or, les républicains contrôlent 53 sièges, et restent pour l'instant fidèles au président.

"Un procès au Sénat devra être notre premier sujet de travail en janvier", a déclaré mercredi le chef des sénateurs républicains Mitch McConnell.

Il a par ailleurs reproché aux démocrates de s'être précipités, établissant "la mise en accusation la moins minutieuse et la plus injuste dans l'histoire moderne".

"Si la Chambre (des représentants) poursuit sur cette route destructrice et nous envoie les articles de mise en accusation, le Sénat les étudiera après la nouvelle année et procédera à un procès équitable", a poursuivi l'élu du Kentucky.

Les démocrates ont ouvert en septembre une enquête en destitution après avoir appris que Donald Trump avait demandé à l'Ukraine d'enquêter sur Joe Biden, bien placé pour l'affronter lors de la présidentielle de 2020.

Après plus de deux mois d'enquête, l'opposition a accusé le président d'avoir abusé de son pouvoir pour parvenir à ses fins, notamment en gelant une aide militaire cruciale pour ce pays en conflit armé avec la Russie.

Deux chefs d'accusation contre Trump: abus de pouvoir et entrave à la bonne marche du Congrès

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Washington livre des équipements et véhicules militaires

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