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Moyen-Orient

Arabie saoudite: Janet Jackson et 50 cent à un concert boycotté par Nicki Minaj

Nicki Minaj, New York, le 1er mai 2017.

Les stars américaines Janet Jackson, 50 cent et Chris Brown ont participé jeudi soir à Jeddah, en Arabie saoudite, à un concert boycotté par leur compatriote Nicki Minaj, qui avait dit ainsi marquer son "soutien" aux droits des femmes.

Une foule enthousiaste a acclamé les chanteurs et rappeurs américains venus participer au Jeddah World Fest, dansant et chantant lorsqu'ils entonnaient leurs tubes.

Ce concert, inimaginable il y a à peine deux ans, reflète les changements opérés par le royaume ultra-conservateur, qui a assoupli des décennies de politique restrictive sur les divertissements.

Au bord de la mer Rouge, dans l'ouest de l'Arabie saoudite, le festival de Jeddah a été marqué par l'absence de la rappeuse américaine Nicki Minaj, 36 ans.

Connue entre autres pour ses tenues dénudées et ses chansons aux paroles parfois obscènes, Nicki Minaj a justifié son boycott du festival en évoquant son "soutien" aux droits des femmes, à la communauté LGBTQ et la liberté d'expression.

Les homosexuels encourent théoriquement la peine capitale en Arabie saoudite, et les droits des femmes y sont quasi illusoires.

L'annulation du concert de Nicki Minaj a suscité une vague de colère parmi ses fans saoudiens, beaucoup demandant le remboursement de leurs billets.

Selon certains médias saoudiens, dont le journal progouvernemental Okaz, l'annulation du concert a été décidée par les autorités car il allait à l'encontre des "coutumes et valeurs" locales.

Le gouvernement a annoncé consacrer 64 milliards de dollars sur dix ans au secteur du divertissement, un investissement que certains observateurs estiment destiné à détourner la frustration d'une population confrontée à un haut taux de chômage et un ralentissement de l'économie.

Le royaume est critiqué de longue date pour la façon dont il traite les femmes, qui sont légalement placées sous le contrôle de leur père, mari, frère ou même fils. Les femmes ont tout juste obtenu le droit de conduire en septembre 2017 et voté pour la première fois en décembre 2015.

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L’Iran accusée après l’attaque de deux sites pétroliers en Arabie Saoudite

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Les cours du pétrole grimpent de 10% après les attaques en Arabie saoudite

Halo de fumée à la suite de l'attaque qui a visé les installations d'Aramco à Abqaiq, dans l'est de l'Arabie saoudite, le 14 septembre 2019.

Les cours du pétrole ont grimpé de 10%, lundi matin en Asie, deux jours après les attaques contre des infrastructures pétrolières en Arabie saoudite qui ont entraîné une réduction de moitié de sa production.

Vers 02H10 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en octobre, gagnait 5,38 dollars, soit 9,81% à 60,23 dollars, dans les échanges électroniques en Asie.

Le baril de Brent de la mer du Nord, référence européenne, pour novembre, prenait lui 6,65 dollars, soit 11,04% à 66,87 dollars.

Les rebelles yéménites Houthis, soutenus par l'Iran et qui font face depuis cinq ans à une coalition militaire menée par Ryad, ont revendiqué ces attaques contre les installations du géant public Aramco. Elles ont provoqué une réduction brutale de production de 5,7 millions de barils par jour, soit environ 6% de l'approvisionnement mondial.

Lundi, le Brent a brièvement gagné jusqu'à près de 20%, tandis que le WTI a gagné jusqu'à 15%.

Les Etats-Unis se sont déclarés dimanche "prêts à riposter" aux attaques de drones.

Le président américain Donald Trump a également annoncé dimanche avoir autorisé l'utilisation de réserves stratégiques américaines de pétrole si besoin, pour compenser la baisse de production de l'Arabie saoudite.

Samedi, le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo avait affirmé qu'il n'y avait aucune preuve que cette "attaque sans précédent contre l'approvisionnement énergétique mondial" soit venue du Yémen, accusant l'Iran d'être à l'origine de l'attaque et assurant que les Etats-Unis allaient oeuvrer pour assurer l'approvisionnement des marchés.

Téhéran a jugé ces accusations "insensées" et "incompréhensibles", par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abbas Moussavi, qui a laissé entendre qu'elles avaient pour but de justifier "des actions futures" contre l'Iran.

"Les tensions au Proche-Orient montent rapidement, ce qui signifie que cette affaire va continuer à faire écho cette semaine, même après la peur panique de ce matin sur les marchés pétroliers", a commenté Jeffrey Halley, analystre chez Oanda.

Avec AFP

Les israéliens se rendent aux urnes le 17 septembre

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Donald Trump affirme que l'Iran "souhaite une rencontre"

Le président Donald Trump à Baltimore, le 12 septembre 2019.

Le président américain Donald Trump a affirmé jeudi que l'Iran souhaitait une rencontre avec les Etats-Unis, alimentant encore les spéculations sur un possible tête-à-tête avec son homologue iranien Hassan Rohani en marge de l'assemblée générale de l'ONU.

"Je peux vous dire que l'Iran veut une rencontre", a déclaré M. Trump depuis les jardins de la Maison Blanche, sans autres précisions.

Interrogé mercredi sur un éventuel allègement des sanctions visant l'Iran, condition sine qua non posée par Téhéran pour envisager une rencontre au sommet, le locataire de la Maison Blanche avait laissé planer le doute.

"Je pense que l'Iran a un énorme potentiel", avait-il martelé.

"Nous espérons pouvoir aboutir à un accord (...). Je pense qu'ils veulent aboutir, ils n'ont jamais été dans une telle position", avait-il ajouté, évoquant "les énormes difficultés financières" de la République islamique.

Près de 40 ans après la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays dans la foulée de la Révolution islamique et de la prise d'otages à l'ambassade américaine à Téhéran, le milliardaire républicain semble véritablement tenté par l'idée d'organiser une rencontre au plus haut niveau.

Interrogé en début de semaine sur un éventuel tête-à-tête à New York, fin septembre, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, le locataire de la Maison Blanche a estimé que "tout était possible".

Ce faisant, il irait plus loin que son prédécesseur démocrate Barack Obama qui, en septembre 2013, avait franchi un cap longtemps inimaginable: une conversation téléphonique avec Hassan Rohani.

Elections en Israël : le vote des électeurs arabes dans la balance

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