Liens d'accessibilité

Appel de militants des droits humains à "la fin de l'oppression des Erythréens"

  • VOA Afrique

Vue sur la capitale, Asmara, en Eryhtrée, le 19 février 2016.

Un collectif international de militants pour les droits humains a appelé lundi l'Union européenne à "s'engager fortement pour soutenir les Érythréens, qui vivent ou fuient un enfer", en améliorant notamment l'accueil des réfugiés de ce pays d'Afrique contrôlée d'une main de fer par le président Issaias Afeworki.

"Il faut mettre fin à l'oppression des Erythréens", réclame cet appel signé par le président du mouvement antiraciste européen (EGAM), Benjamin Abtan, les chasseurs de criminels nazis Beate et Serge Klarsfeld, l'écrivaine turque Asli Erdogan et une vingtaine d'autres personnalités européennes et erythréennes en exil.

"Système totalitaire, oppression généralisée de la population, service national à vie, absence totale de liberté, manque de moyens de communication, pas d'avenir autre que la poursuite de l'asservissement: voici l'enfer dans lequel les Erythréens vivent, voici l'enfer que certains d'entre eux tentent de fuir", soulignent-ils dans un communiqué.

Les signataires réclament "des modifications de régulations en vue d'un meilleur accueil des réfugiés qui ont réussi à rejoindre l'Europe", alors que les Erythréens constituent un des plus gros contingents de migrants sur le Vieux continent.

Ils demandent également "un profond changement des politiques européennes relatives à l'Erythrée, en particulier l'arrêt du versement de centaines de millions d'euros au régime totalitaire en place", "dans l'espoir que cela permettra d'empêcher les Erythréens de fuir leur pays".

Les autorités européennes permettent en outre à l'Erythrée "d'extorquer sous la contrainte une +taxe de 2%+ des revenus à la diaspora, malgré les condamnations onusiennes de cette pratique", dénoncent les militants, en exigeant la fin de cette pratique.

L'Erythrée, un des pays les plus pauvres d'Afrique, est contrôlée d'une main de fer par le président Issaias Afeworki depuis son indépendance de l'Ethiopie en 1993.

Elle figure systématiquement aux dernières places des classements internationaux en matière de libertés politiques, d'expression ou de droits humains fondamentaux.

Avec AFP

Facebook Forum

XS
SM
MD
LG