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Amnesty dénonce l'accentuation de la répression au Tchad

Idriss Déby Itno, président de la république du Tchad, le 7 novembre 2015. (VOA/André Kodmadjingar)

La répression envers les acteurs de la société civile a augmenté au Tchad ces dernières années, dénonce dans un rapport publié jeudi l'ONG Amnesty international, qui appelle les autorités à modifier ces pratiques.

"Les défenseurs des droits humains, les membres de mouvements citoyens, les syndicalistes et les journalistes qui critiquent le régime sont de plus en plus menacés", s'inquiète dans son communiqué de presse l'ONG de défense des droits de l'homme, qui demande aux autorités de "modifier les lois restrictives" et de libérer les "prisonniers d'opinion".

Amnesty dénonce l'arrestation et la détention de membres de la société civile, l'interdiction croissante des manifestations et les restrictions de la liberté d'expression. Elle dénombre 65 associations interdites de manifester en deux ans et plus de 10 sites internet bloqués en 2016.

En ligne de mire: l'Agence nationale de Sécurité (ANS), qui arrête et détient illégalement dans des lieux non-officiels des personnes coupées de leur famille et de leur avocat, selon l'ONG.

"J'étais les pieds enchaînés, les mains menottées, et pendant l'interrogatoire, on me mettait un sac avec des piments sur la tête. Je ne pouvais pas respirer pendant trois ou quatre minutes. J'agonisais", avait témoigné en juillet à l'AFP à visage découvert Nadjo Kaina, du mouvement citoyen Iyina ("Nous sommes fatigués" en arabe dialectal), arrêté en avril par l'ANS et détenu au secret 21 jours.

Le président tchadien Idriss Déby Itno avait promis, au moment de son accession au pouvoir 1990, de rompre avec les pratiques de son prédécesseur Hissène Habré qui purge aujourd'hui une peine de prison à vie pour "crimes contre l'humanité", rappelle Amnesty.

Une première intensification des violations des droits humains s'est faite ressentir en 2006-2008, période où le régime d'Idriss Déby a connu deux tentatives de renversement.

La répression s'est encore accentuée depuis 2016, année électorale aboutissant à la réélection de M. Déby pour un cinquième mandat. Une réélection contestée par l'opposition.

Amnesty international, qui dit avoir sollicité les autorités tchadiennes il y a six semaines, assure ne pas avoir reçu de réponse de leur part.

Exposé depuis 2015 aux attaques du groupe jihadiste nigérian Boko Haram, le Tchad est un partenaire militaire stratégique dans la lutte contre le jihadisme au Sahel, pour de nombreux pays occidentaux - notamment la France ou les Etats-unis.

Ces Etats "sont moins enclins à faire pression sur le Tchad au sujet de la situation des droits humains dans le pays", selon "plusieurs sources diplomatiques et de la société civile", écrit Amnesty.

Avec AFP

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Tshisekedi promeut son oncle et confirme le chef d'état-major

Mgr Gérard Mulumba, oncle du président Félix Tshisekedi, Kinshasa, le 1er février 2019. (Facebook/Fatshi News)

Le président congolais Félix Tshisekedi a nommé un de ses oncles à l'intendance des services de la présidence en République démocratique du Congo, tout en confirmant dans ses fonctions le chef d'état-major nommé par son prédécesseur Joseph Kabila.

Le président Tshisekedi a nommé son oncle, le cardinal Gérard Mulumba, "chef de la maison civile" du chef de l'État, avec rang de ministre, dans une ordonnance lue mercredi sur la chaîne d'Etat.

Mgr Gérard Mulumba est le frère du père de l'actuel président, l'ex-Premier ministre et opposant Etienne Tshisekedi, décédé à Bruxelles le 1er février 2017.

Sa nomination intervient juste après l'annonce du rapatriement du corps et des funérailles d'Etienne Tshisekedi à Kinshasa du 30 mai au 1er juin. Le corps était en Belgique depuis plus de deux ans faute d'accord sur les funérailles avec l'ancien régime du président Kabila.

Placée sous l'autorité directe du président de la République, la maison civile du chef de l'État est chargée de la gestion du service de l'intendance et de la logistique des résidences et sites présidentiels privés, du secrétariat privé du chef de l'État et du service médical présidentiel.

M. Tshisekedi a reconduit le général Célestin Mbala Musense au poste du chef d'état-major des Forces armées de la RDC, en le promouvant au grade de "général d'armée".

Célestin Mbala avait été installé en 2018 par l'ancien président Joseph Kabila.

Le président a nommé le général major Jean-Claude Yav chef de la maison militaire. Un autre général, François Kabamba, a été nommé conseiller militaire du chef de l'État.

Au moins 20 morts dans une attaque de "bandits" dans le nord

Des membres de la police nigériane poursuivent les manifestants du Mouvement islamique du Nigéria (IMN) à Abuja le 17 avril 2018.

Une vingtaine de personnes au moins ont été tuées mardi dans l'attaque de "bandits" armés contre un village de fermiers, dans l'Etat de Katsina, dans le nord-ouest du Nigeria, cible de gangs criminels ces derniers mois, a indiqué la police mercredi.

Les assaillants arrivés en moto ont lancé leur raid contre le village de Yargamji (district de Batsari) en ouvrant le feu sur les habitants et "ont tué 18 personnes", a déclaré le porte-parole de la police de l'Etat de Katsina, Gambo Isah.

Une milice d'auto-défense est arrivée d'un village voisin pour défendre les fermiers attaqués et les combats se sont poursuivis dans la forêt où les cadavres de deux miliciens tués par balle ont ensuite été récupérés, selon la police.

Les habitants affirment que ces combats ont fait davantage de morts et qu'un raid du même type a visé le village proche de Mara Zamfarawa où cinq autres villageois ont été tués, selon l'un d'entre eux Sada Iro.

L'État de Katsina, à quelque 350 km au nord d'Abuja, la capitale fédérale, est le théâtre d'une série d'attaques similaires depuis ces derniers mois.

Les gangs criminels, qui n'ont pas d'idéologie affichée, mènent régulièrement des raids dans les villages, volant du bétail, brûlant des maisons, pillant de la nourriture et procédant à des enlèvements contre des rançons.

Les communautés rurales ont formé des milices d'autodéfense pour pallier le manque de policiers ou de militaires dans ces zones difficiles d'accès.

Mais ces forces d'autodéfense sont-elles mêmes accusées d'exécutions extrajudiciaires de bandits présumés, ce qui exacerbe les violences.

Le vaste Nigeria est confronté à de multiples défis en matière de sécurité, notamment les attaques du groupe islamique Boko Haram et les affrontements intercommunautaires entre éleveurs et agriculteurs qui se disputent les terres dans un pays à la démographie galopante.

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