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Les sécessionnistes anglophones nient toute implication dans l'assassinat brutal d'une jeune camerounaise

Des gendarmes camerounais patrouillent sur la place Omar Bongo à Buea, capitale de la province du Sud-Ouest, à majorité anglophone, lors d'un rassemblement politique du parti RDPC au pouvoir, le 3 octobre 2018. (AFP)

Le meurtre brutal d'une femme dans la région anglophone du Cameroun dont la vidéo circule sur les réseaux sociaux n'est pas l'œuvre de sécessionnistes affiliés à la république autoproclamée d'Ambazonie, selon Chris Anu, son porte-parole.

La vidéo montre une jeune femme, les mains liées derrière le dos. Elle est battue par plusieurs jeunes hommes, qui par la suite lui tranchent la gorge avec une machette avant de jeter son corps au milieu de la route.

Ce meurtre a été attribué aux sécessionnistes d'Ambazonie. Mais M. Anu, secrétaire d'État à la communication dans le gouvernement intérimaire d'Ambazonie, a déclaré que les données préliminaires ne permettent pas de conclure que le meurtre a été commis par leurs éléments. Il a ajouté qu’une enquête a été ouverte par les sécessionnistes afin de déterminer les véritables auteurs du meurtre.

"Pendant les quatre années où nous avons été en guerre avec le Cameroun français, même les soldats capturés par nos forces n’ont pas été traités avec une telle barbarie", a déclaré M. Anu au micro de James Butty de la VOA. "Nous ne ciblons personne d'autre que les soldats du Cameroun français", a-t-il ajouté.

Le meurtre impitoyable de la jeune femme a suscité condamnation et indignation aussi bien au Cameroun qu’à l'étranger.

Cameroon Tribune, le quotidien gouvernemental, titrait en une vendredi: "Non à la barbarie sécessionniste". Même son de cloche du côté du Guardian Post, quotidien privé anglophone, qui titre en une : "Quand les libérateurs deviennent des oppresseurs".

Durant le long conflit entre les séparatistes de l'Ambazonie et l’armée camerounaise, les deux parties ont été accusées d'avoir commis des atrocités.

Des atrocités contre des civils dans les régions anglophones camerounaises
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Pollution au plomb: plainte collective contre un géant minier en Zambie

Une mine de l'entreprise Anglo American en Afrique du Sud, le 20 juillet 2015. REUTERS/Siphiwe Sibeko

Des femmes et des enfants zambiens ont porté plainte contre le géant minier Anglo American, affirmant que ses mines de plomb autour de la ville de Kabwe, fermées depuis 25 ans, étaient responsables d'empoisonnements à très grande échelle.

Cette plainte en nom collectif, déposée par treize plaignants mais qui ambitionne de représenter jusqu'à 100.000 personnes, a été déposée mercredi devant la justice sud-africaine, a-t-on appris auprès d'un cabinet d'avocats à Johannesburg.

Kabwe, dans le centre de la Zambie, est l'un des endroits les plus pollués au monde par des décennies d'exploitation minière, avec de graves conséquences sanitaires.

Les plaignants, représentés par des avocats sud-africains ainsi qu'un grand cabinet londonien, demandent une indemnisation à Anglo American South Africa, ainsi qu'une décontamination de la zone.

Les enfants et les femmes en âge de concevoir des enfants "ont subi un préjudice en ayant été exposés au plomb", a expliqué à l'AFP Me Zanele Mbuyisa, précisant que certains enfants souffraient notamment de problèmes neurologiques.

"Le plomb s'infiltre dans les os et quand les femmes tombent enceintes, cela se propage aux organes et via le placenta jusqu'au bébé", a déclaré l'avocat.

Selon un rapport de Human Rights Watch l'an dernier, Kabwe présente encore des niveaux extrêmes de contamination au plomb et les enfants continuent d'être exposés à des niveaux toxiques élevés dans le sol, la poussière, l'eau et la végétation autour de leurs maisons, écoles et aires de jeux.

Les mines de plomb et de zinc ont fermé depuis 1994 dans cette zone de la Copperbelt. Mais diverses études menées ces dernières années montrent que les taux de plomb dans le sang des enfants y sont encore élevés.

La Banque mondiale a financé plusieurs projets de nettoyage, mais environ un tiers de la population vivrait toujours dans des zones contaminées.

La communauté internationale réagit à la sanglante répression des manifestations

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En 10 jours, 49 prisonniers égyptiens ont été exécutés, selon Human Rights Watch

Un accusé en cage dans une salle d'audience de la prison de la Torah, dans le sud du Caire, en Égypte, le 22 août 2015.

L'Egypte a procédé à 49 exécutions en 10 jours en octobre, selon un décompte publié par Human Rights Watch jeudi, qui réclame aux autorités égyptiennes "l'arrêt immédiat" des mises à mort.

L'organisation de défense des droits humains, qui se fonde notamment sur des informations publiées dans les journaux pro-gouvernementaux, précise que "le gouvernement n'annonce habituellement jamais les exécutions, ni n'en informe les familles des prisonniers".

Parmi les personnes exécutées figurent 15 hommes accusés d'être impliqués dans trois affaires distinctes de violences politiques, précise HRW dans son communiqué.

Trois d'entre eux sont accusés d'avoir été impliqués dans l'attaque violente en 2013 d'un commissariat de Kerdassa, une banlieue du Caire réputée être un fief islamiste, selon HRW qui cite le Al-Shehab Center for Human Rights.

Dix autres ont été jugés coupables d'attaques revendiquées par le groupe jihadiste Ajnad Masr en 2014-2015, et deux autres pour une violente manifestation à Alexandrie en 2013.

Parmi ces 15 condamnés, 13 étaient détenus dans une prison cairote, qui a été le théâtre en septembre d'un incident violent au cours duquel quatre prisonniers et quatre gardiens ont été tués.

"L'habitude des autorités égyptiennes d'exécuter des détenus du couloir de la mort après des attaques contre des forces de sécurité rend l'arrêt des exécutions encore plus urgent", estime dans le communiqué Joe Stork, directeur adjoint pour le Moyen Orient et l'Afrique du Nord pour HRW.

Parallèlement, HRW rapporte que parmi les 34 autres personnes exécutées, dont deux femmes, certaines étaient accusées de faits criminels, comme des meurtres et des viols.

L'organisation estime que sous la présidence d'Abdel Fattah al-Sissi, élu en 2014, l'Egypte est devenue l'un des 10 pays pratiquant le plus les peines capitales.

L'ex-président Buyoya "rejette" sa condamnation

L'ancien président du Burundi, Pierre Buyoya écoute les conclusions de la réunion sur les négociations de paix pour son pays à Arusha, Tanzanie, 26 février 26, 2001.

L'ex-président burundais Pierre Buyoya, actuel haut représentant de l'Union africaine pour le Mali et le Sahel, a "rejeté" mercredi sa condamnation par contumace au Burundi à la prison à perpétuité pour l'assassinat du président Melchior Ndadaye en 1993, a-t-il indiqué dans un communiqué.

"Dans la parodie de justice relative au dossier RPS/97 sur l'assassinat du Président Melchior Ndadaye, en cours depuis bientôt deux ans, la Cour suprême du Burundi vient de décider, sans surprise par ailleurs, de condamner vingt anciennes personnalités à de lourdes peines, allant de vingt ans de servitude pénale à la prison à perpétuité", selon ce communiqué transmis à l'AFP par M. Buyoya à Bamako, où il se trouve.

"Nous rejetons ces jugements qui ne sauraient en aucun cas nous engager", ajoute le texte, qui qualifie de "simulacre" un procès que M. Buyoya et ses co-prévenus jugent "purement politique".

Pour ses signataires, l'enquête a été "initiée dans le contexte de la crise consécutive au troisième mandat anticonstitutionnel de l'ancien Président Pierre Nkurunziza, avec pour objectif de réaliser une grande mobilisation politico- ethnique, dans la perspective des dernières élections générales de 2020".

"Sur les traces de son prédécesseur, le nouveau gouvernement vient de prouver à la face du monde qu'il s'inscrit dans cette ligne de non-droit", affirment-ils.

Premier président démocratiquement élu du Burundi et premier hutu à accéder au pouvoir, Melchior Ndadaye a été assassiné en octobre 1993 lors d'un coup d'Etat militaire qui allait entraîner le pays dans une guerre civile opposant l'armée, dominée par la minorité tutsi, à des groupes rebelles hutu. Elle fera 300.000 morts jusqu'en 2006.

M. Ndadaye avait succédé à M. Buyoya, porté par l'armée au pouvoir en 1987 et qui redeviendra président, à la faveur d'un nouveau coup d'Etat, entre 1996 et 2003, avant de remettre le pouvoir à Domitien Ndayizeye, un hutu, en vertu d'un accord de paix signé en 2000 à Arusha (Tanzanie).

M. Buyoya a été condamné pour "attentat contre le chef de l'Etat, attentat contre l'autorité de l'Etat et attentat tendant à porter le massacre et dévastation", selon le texte qui ne comporte que le dispositif (déclaration de culpabilité et peine) de la décision rendue par la Cour suprême.

Le nom de Pierre Buyoya avait déjà été cité en lien avec cet assassinat, sans que le début d'une preuve soit apportée.

Dix-huit hauts responsables militaires et civils proches de l'ancien chef de l'Etat ont été condamnés à la même peine, trois autres à 20 ans de prison pour "complicité" des mêmes crimes et un seul, l'ancien Premier ministre de transition, Antoine Nduwayo, a été acquitté.

Seuls cinq accusés, quatre hauts gradés tutsi à la retraite et un général de police en activité, Ildephonse Mushwabure, étaient présents au procès.

Selon M. Buyoya, le procès a été mené "en violation des accords d'Arusha" et n'a été ni "juste", ni "équitable", les droits de la défense ayant selon eux été bafoués.

Génocide rwandais: la justice ordonne le transfert de Kabuga à La Haye

La salle d'audience après l'audience initiale d'extradition du suspect de génocide rwandais Felicien Kabuga, au palais de justice de Paris, France, 20 mai 2020.

Un juge du Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI) a ordonné mercredi le transfert à La Haye de Félicien Kabuga, "financier" présumé du génocide au Rwanda en 1994, accusé 'de génocide" et crimes contre l'humanité et actuellement détenu en France.

"Je modifie par la présente le mandat d'arrêt et l'ordre de transfert", a déclaré le juge Iain Bonomy dans un document, ordonnant au MTPI "de modifier les conditions de détention de Kabuga pour permettre sa détention" à La Haye.

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