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Amazon poursuit l'offensive dans la vidéo en s'attaquant aux terres de YouTube

Non content de mettre la pression sur Netflix, le géant américain de la distribution en ligne Amazon s'immisce désormais aussi sur les terres de YouTube avec un service supplémentaire dans la vidéo en ligne dévoilé mardi.

Amazon Video Direct (AVD) est présenté dans un communiqué comme "un nouveau programme en libre service" permettant aux créateurs de vidéo de mettre eux-mêmes leurs films en ligne, comme ils le font depuis des années sur YouTube (filiale de Google, groupe Alphabet). Le groupe de distribution promet de les rémunérer en fonction de l'intérêt suscité par leurs productions.

Amazon a énormément investi ces dernières années dans la vidéo en ligne, s'affichant de plus en plus comme un rival de Netflix même s'il est présent dans un nombre beaucoup plus limité de pays.

Il a ainsi étendu à des milliers de titres la bibliothèque de films et séries télévisées qu'il propose en streaming aux abonnés de son service "Prime". Deux de ses productions originales, "Transparent" et "Mozart in the Jungle", ont même été primées aux Golden Globes.

Amazon vient toutefois d'annoncer, en marge de ses résultats trimestriels fin avril, son intention d'encore "augmenter significativement" ses dépenses en la matière, et l'annonce de mardi en semble une illustration.

Concrètement, les créateurs utilisant AVD pourront diffuser leurs films dans n'importe quel pays où le service de vidéo en ligne de Amazon est opérationnel, à savoir pour l'instant les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Autriche et le Japon.

Ils auront parallèlement le choix entre plusieurs modes de distribution.

Une possibilité est l'inclusion gratuite dans le catalogue de Prime Video. Les créateurs toucheront alors 0,15 dollar par heure de visionnage de leurs films aux Etats-Unis, et 0,06 dollar à l'étranger. Un plafond annuel est fixé à 500.000 heures par titre, ce qui permettra donc d'espérer un versement maximum de 75.000 dollars par an et par vidéo mise en ligne.

- Ecorner la croissance de YouTube -

Mais les créateurs de vidéos pourront également via AVD proposer leur production sous forme d'abonnement séparé, à la location ou à la vente à l'unité, ou encore, à l'image de ce que fait majoritairement YouTube, en accès libre avec de la publicité.

Dans ces cas-là, les créateurs toucheront 55% des recettes nettes des publicités vues avec leurs contenus --un niveau similaire à celui retenu par YouTube, selon une note d'analyse de Cantor Fitzgerald-- ou 50% des recettes nettes des abonnements, des ventes ou des locations.

Amazon promet en plus de distribuer tous les mois un bonus d'un million de dollars entre les créateurs des 100 titres les plus populaires sur AVD, en fonction de l'intérêt suscité. Il prendra notamment en compte le nombre de spectateurs, la durée durant laquelle ils ont regardé la vidéo, ou la note qu'ils lui ont décernée.

Le groupe de distribution cite mardi une vingtaine de partenaires pour le lancement d'AVD, parmi lesquels figurent le fabricant de jouets Mattel, des médias comme The Guardian et Mashable, ou la société de distribution Samuel Goldwyn Films.

"Cette initiative est importante stratégiquement, car elle donne aux créateurs une nouvelle plateforme pour leurs contenus, et aux internautes une nouvelle destination pour les consommer, une alternative à YouTube", soulignent les analystes de Cantor Fitzgerald.

"Même si YouTube a plus de dix ans d'avance dans les contenus générés par les utilisateurs, et plusieurs années d'avance sur la monétisation, l'entrée d'Amazon dans la vidéo financée par la publicité pourrait écorner à la marge la croissance du temps passé et de l'engagement sur YouTube", estiment-ils.

Du point de vue du groupe de distribution, cela pourrait aussi sur la durée attirer davantage d'abonnés pour Prime, "un moteur clé pour les activités de commerce en ligne", font-ils valoir.

En plus des contenus numériques, Prime permet en effet d'avoir des livraisons gratuites et sert donc de produit d'appel pour les boutiques en ligne d'Amazon: les abonnés ont tendance à y dépenser beaucoup plus que les autres clients.

Avec AFP

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Coronavirus: bataille pour des masques chinois entre la France et les Etats-Unis

Première livraison en France de masques en provenance de Chine à Vatry, le 30 mars 2020. (Thomas Paudeleux/ECPAD via AP)

Des masques commandés en Chine par la France sont rachetés par les Américains sur le tarmac des aéroports chinois avant le départ des avions de livraison, a déploré mercredi Jean Rottner, président de la région française du Grand Est, particulièrement touchée par l'épidémie de coronavirus.

"Sur le tarmac, les Américains sortent le cash et payent trois ou quatre fois les commandes que nous avons faites, donc il faut vraiment se battre", assure M. Rottner sur la radio RTL, expliquant que les avions s'envolent ensuite vers les Etats-Unis et non plus la France.

"C'est compliqué, on se bat 24 heures sur 24" pour que les masques soient livrés, a-t-il déclaré, indiquant avoir mis en place une cellule de sa région "dédiée" pour "gagner ces marchés".

Le président de la région Paca (sud-est), Renaud Muselier, s'était également plaint mardi d'une telle pratique de la part d'acheteurs américains.

Deux millions de masques chirurgicaux commandés par la région Grand Est à la Chine ont été livrés dans la nuit de mardi à mercredi.

"J'ai été très heureux de voir arriver cet avion chez nous hier soir", a déclaré M. Rottner.

Le Grand Est a été la première région à recevoir sa propre commande de masques passée en complément des commandes nationales.

Emmanuel Macron, critiqué pour le manque de masques auquel doit faire face la France, a notamment promis mardi "l'indépendance pleine et entière" d'ici à la fin de l'année pour la production de masques, lors d'une visite dans une usine de fabrication.

Les Etats-Unis, qui ont tardé à prendre des mesures pour enrayer la propagation du coronavirus sur leur territoire, sont également à la recherche de masques.

Trump met en garde l'Iran contre toute attaque visant des soldats américains en Irak

Le président des Etats-Unis Donald Trump à Washington le 31 mars 2020.

Le président des Etats-Unis Donald Trump a mis mercredi en garde l'Iran contre toute attaque visant des soldats américains en Irak.

"Selon nos informations (...), l'Iran et ses protégés préparent une attaque sournoise contre des troupes américaines et/ou des installations en Irak", a tweeté M. Trump. "Si cela a lieu, l'Iran paiera un prix très élevé", a-t-il ajouté.

Quelques heures plus tôt, Téhéran avait mis en garde Washington contre le risque d'entraîner le Moyen-Orient dans une "situation désastreuse" en pleine crise du nouveau coronavirus, après le déploiement par les Etats-Unis de missiles Patriot sur le sol irakien.

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