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États-Unis

Alphabet ravit à Apple le trône de première capitalisation boursière

Les écrans électroniques affichent des prix de Alphabet de stock , le lundi 1 février 2016 , au Nasdaq MarketSite à New York . Alphabet , la société mère de Google , publie ses résultats trimestriels lundi. (AP Photo/Mark Lennihan)

La maison mère de Google, Alphabet, a détrôné son grand rival Apple en devenant la première capitalisation boursière mondiale, une victoire symbolique qui vient aussi consacrer la nouvelle stratégie du groupe américain

Cela faisait quatre ans presque jour pour jour que le groupe à la pomme dominait de manière quasi-permanente le Dow Jones: le 25 janvier 2012, il s'était emparé de la pole position en dépassant la major pétrolière ExxonMobil, marquant un changement d'ère et la montée en puissance de l'économie numérique.

Confirmant la tendance dessinée dans les échanges électroniques lundi soir, Alphabet lui a damé le pion en totalisant vers 15H30 GMT quelque 547 milliards de dollars de capitalisation boursière à New York, devant Apple et ses 530 milliards de dollars.

Nul ne sait combien de temps ce nouveau règne durera. La capitalisation boursière d'une entreprise, qui équivaut au nombre d'actions en circulation multiplié par leur prix, est par nature sujette à des variations constantes qui dépendent du cours du titre.

Mais cette alternance vient valider, au moins symboliquement, la nouvelle stratégie adoptée en 2015 par Google pour faire oeuvre de transparence et de pédagogie auprès des investisseurs.

Avec la création d'Alphabet, Google et son coeur de métier (la recherche et la publicité en ligne, mais aussi les activités de vidéo avec YouTube ou mobiles avec Android) sont devenus une filiale d'une holding qui coiffe également les paris sur le futur du groupe de Mountain View (Californie).

Voitures autonomes sans chauffeur, relais-internet embarqués dans des montgolfières ou des drones, compteurs connectés, initiatives dans la santé... Ces paris sur le long terme n'ont aucune garantie de succès et engloutissent pour le moment beaucoup d'argent.

Ces pertes n'ont toutefois pas nui aux performances globales d'Alphabet. Pour ses premiers résultats publiés lundi soir, la holding a dégagé un bénéfice net de 15,8 milliards de dollars l'an dernier, en hausse de 12% sur un an, dépassant les attentes des marchés.

Avec AFP

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Une femme noire abattue à son domicile au Texas par un policier blanc

la police de Dallas aux USA

Un policier blanc américain faisait l'objet d'une enquête lundi après avoir abattu une femme noire à son domicile de Fort Worth, au Texas, lors d'une banale opération de contrôle.

La famille d'Atatiana Jefferson, 28 ans, a demandé lors d'une conférence de presse que la police de Fort Worth, qui dirige les investigations, soit dessaisie du dossier et que l'agent soit inculpé "rapidement".

Le drame intervient moins de deux semaines après la condamnation à dix ans de prison d'une policière blanche qui avait tué un voisin noir en affirmant se tromper d'appartement en 2018 à Dallas, à une cinquantaine de kilomètres de Fort Worth.

Il suscite une forte émotion dans cette ville de 900.000 habitants, où des centaines de personnes ont exprimé leur colère dimanche soir lors d'une veillée en mémoire de la victime, et relance le débat sur les violences policières envers les Afro-américains, dénoncées par le mouvement Black Lives matter ("les vies des Noirs comptent", en français).

Cette fois, l'affaire a débuté par un appel à la police, dans la nuit de vendredi à samedi, émis par un homme inquiet de voir la porte d'entrée de sa voisine ouverte depuis plusieurs heures.

Dépêchés sur les lieux, deux agents ont contourné le domicile et ont "observé une personne debout près d'une fenêtre", selon un communiqué de la police. "Percevant une menace, un policier a sorti son arme de service et tiré un coup de feu", selon ce document.

L'agent, un homme blanc employé depuis avril 2018 par la police de Fort Worth, "n'a pas annoncé qu'il était un policier avant de tirer", a reconnu le lieutenant Brandon O'Neil.

- Vidéo -

Mme Jefferson était en train de jouer à des jeux vidéo avec son neveu de 8 ans quand elle a entendu un bruit dans le jardin, a précisé l'avocat de sa famille, Lee Merritt.

Selon lui, elle s'est dirigée alors vers sa fenêtre pour regarder ce qui se passait. Elle est morte avant l'arrivée des secours.

Diplômée en biologie, elle travaillait dans une entreprise pharmaceutique, a précisé sa famille. Elle avait ouvert la porte pour laisser l'air circuler et rafraîchir la maison, ont-ils ajouté.

La police de Fort Worth, qui assure "partager les graves inquiétudes du public", s'est engagée à la plus grande transparence.

Elle a diffusé des extraits d'une vidéo de l'intervention. On y voit les agents vérifier les abords de la maison avec des lampes torches. Après un mouvement à une fenêtre, l'un d'eux crie "Mains en l'air, montrez-moi vos mains!" et tire quasi immédiatement.

Le policier a été immédiatement suspendu et doit subir un interrogatoire lundi, mais la famille de la jeune femme souhaite qu'un service fédéral s'empare de l'enquête. "Il n'y a aucune justification possible à ses actions", a déclaré la sœur de la victime, Ashley Carr.

La maire de Fort Worth, Betsy Price, envisage de faire venir un tiers pour mener une enquête distincte, selon le journal Star-Telegram.

Bras de fer entre Trump et les démocrates

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L'ambassadeur Sondland témoignera malgré l’interdiction

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La justice valide la transmission de documents financiers de Trump au Congrès

USA, Washington, Departement de la justice

Une cour d'appel a confirmé vendredi que le Congrès américain pouvait exiger des documents sur les finances de Donald Trump, infligeant un nouveau revers au président républicain dans son bras de fer avec les parlementaires démocrates.

Cette décision, qui peut toujours faire l'objet d'un recours devant la Cour suprême, plus haute juridiction des Etats-Unis, s'inscrit dans une procédure lancée avant l'ouverture d'une enquête parlementaire en vue de la destitution du président.

Elle porte sur les affaires de Donald Trump avant et depuis son arrivée à la Maison Blanche. Les démocrates soupçonnent notamment l'ancien magnat de l'immobilier d'avoir gonflé la valeur de ses avoirs pour obtenir des prêts.

Pour en savoir plus, ils avaient ordonné en avril à son ancienne entreprise comptable, la firme Mazar, de leur transmettre toute une série de documents financiers.

La Maison Blanche, qui dénonce un "harcèlement", avait saisi la justice pour bloquer cette injonction, comme elle l'a fait face à d'autres requêtes du Congrès.

Dans son argumentaire, elle avait plaidé que le Congrès n'avait pas besoin de ces informations pour assurer son rôle de législateur.

En mai, un juge de Washington avait rejeté cette lecture et estimé que ces documents pouvaient entrer dans le cadre d'une "enquête fondée".

"Nous confirmons cette décision. Contrairement aux arguments du président, la commission est compétente en vertu des règles de la Chambre mais aussi de la Constitution pour émettre ces injonctions et Mazar doit s'y plier", a écrit le juge David Tatel.

Après avoir pris le contrôle de la Chambre des représentants en janvier, les démocrates ont lancé une série d'enquêtes sur les impôts de M. Trump, ses finances ou les suites à donner à l'enquête russe.

Leurs investigations se sont heurtées à un mur dressé par la Maison Blanche au nom de la défense des "prérogatives présidentielles".

Le 7 octobre, un juge de New York avait, lui aussi, donné tort à Donald Trump en autorisant la transmission de ses déclarations d'impôts. Le président avait immédiatement fait appel, ce qui a suspendu l'application de la décision.

Mais la bataille a pris une autre dimension depuis que les démocrates ont décidé, le 24 septembre, d'ouvrir une procédure pour destitution contre le milliardaire, qu'ils soupçonnent d'avoir fait pression sur l'Ukraine pour l'aider à salir un rival.

Depuis les élus démocrates multiplient les injonctions contre le Département d'Etat, le ministre de l'Energie, l'avocat personnel de Donald Trump ...

La Maison Blanche a refusé mardi toute coopération, dénonçant une procédure "partisane et anticonstitutionnelle".

Agressif, déchaîné, Trump replonge en campagne

C'est la première fois que le milliardaire républicain renoue avec sa base électorale depuis le lancement d'une procédure qui pourrait faire de lui le troisième président de l'histoire frappé par un "impeachment" après Andrew Johnson et Bill Clinton.

Une marée de casquettes rouges pour se ressourcer et tenter de rebondir: Donald Trump retrouve jeudi soir les estrades de campagne dans le Minnesota après les deux semaines les plus difficiles de sa présidence.

En guerre ouverte avec les démocrates sur la procédure de destitution qui le menace, en conflit avec les républicains sur le dossier syrien, le locataire de la Maison Blanche cherche - dans la douleur - à reprendre la main.

C'est la première fois que le milliardaire républicain renoue avec sa base électorale depuis le lancement, il y a 15 jours, d'une procédure qui pourrait faire de lui le troisième président de l'histoire frappé par un "impeachment" après Andrew Johnson et Bill Clinton.

Les yeux rivés sur l'élection du 3 novembre 2020, il a choisi pour ce retour la ville de Minneapolis, dans un Etat qui a toujours voté démocrate lors de la présidentielle depuis le début des années 70 mais où il a failli détrôner Hillary Clinton en 2016.

"Je pense que je peux gagner le Minnesota", a-t-il lancé depuis les jardins de la Maison Blanche avant de monter dans l'hélicoptère présidentiel Marine One.

Sans surprise, le président américain a ensuite décoché quelques flèches à l'élue démocrate Ilhan Omar qui représente cet Etat à la Chambre des représentants.

Cette dernière fait partie des quatre élues du Congrès issues de minorités auquel le président américain avait conseillé de "retourner" dans les pays d'où "elles viennent" -- alors même que trois d'entre elles sont nées aux Etats-Unis.

"Je pense qu'Omar nous aide à gagner dans le Minnesota et ailleurs", a-t-il ironisé.

Dans une ambiance qui s'annonce électrique, comme lors de tous les rassemblements "Make America Great Again", il devrait s'en prendre aux élus qui mènent une enquête "partisane et anticonstitutionnelle", selon les termes de l'avocat de la Maison Blanche Pat Cipollone.

Après plusieurs journées d'atermoiements, il a en effet choisi le bras de fer, refusant en bloc de coopérer avec le Congrès et ouvrant une période de grande incertitude qui devrait mettre à l'épreuve les institutions américaines.

Les démocrates veulent déterminer dans quelle mesure le président américain a fait pression sur son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky lors d'un échange téléphonique afin qu'il cherche des informations compromettantes sur son rival Joe Biden.

"Je ne sais comment vous pouvez menacer quelqu'un de destitution sur la base d'une conversation avec un président, en l'occurrence de l'Ukraine, qui était une conversation absolument parfaite", a affirmé jeudi M. Trump.

- Sondage Fox News inquiétant -

Conscient que le devenir d'une procédure de destitution se joue sur la perception qu'en a l'opinion publique plus que dans d'obscures batailles procédurales, le 45e président des Etats-Unis a été piqué au vif par un sondage Fox News rendu public mercredi soir.

Selon cette enquête, 51% des Américains sont favorables à la destitution du président Trump, soit un bond de neuf points par rapport à juillet.

Et ce chiffre est en hausse dans tout le spectre politique: parmi les démocrates (85% contre 74% en juillet), parmi les indépendants (39% contre 36% en juillet) et parmi les républicains (13% contre 8% en juillet).

"Depuis le jour où j'ai annoncé ma candidature à la Maison Blanche, je n'ai JAMAIS eu un bon sondage Fox News", a-t-il tempêté jeudi au réveil.

"Quel que soit l'institut de sondage qu'ils utilisent, ce sont des tocards", a-t-il ajouté, avant de regretter que la chaîne prisée des conservateurs soit très différente de ce qu'elle était "au bon vieux temps".

Autre source de frustration et de contrariété pour le président septuagénaire: la Syrie.

Sa décision, annoncée dimanche soir dans un communiqué, de retirer les soldats américains stationnés dans le nord-est de la Syrie et laisser le champ libre à une intervention turque, a suscité la stupeur et la colère dans son propre camp.

Dès le début, mercredi, de l'opération militaire turque contre des forces kurdes en Syrie, le Congrès est monté en première ligne.

Le sénateur Lindsey Graham, qui soutient d'ordinaire Donald Trump mais l'accuse cette fois d'avoir "honteusement abandonné" les Kurdes, a dévoilé, avec un élu démocrate, une proposition visant à sanctionner sévèrement Ankara si l'armée turque et ses supplétifs ne se retiraient pas de Syrie.

Peu avant son départ pour Minneapolis, Donald Trump a évoqué, d'un tweet, le possibilité de "jouer les médiateurs en vue d'un accord entre la Turquie et les Kurdes".

Le président républicain a déjà fait des propositions de "médiation" sur de nombreux dossiers, des tensions en Mer de Chine au conflit du Cachemire, sans jamais donner suite.

Avec AFP

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