Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Algérie

Algérie: des ministres et un homme d'affaires entendus par le juge d'instruction

Le président algérien par intérim, Abdelkader Bensalah, à Alger, le 9 avril 2019.

Des ministres, de hauts responsables de l'Agence nationale de promotion de l'investissement (ANPI) et le patron d'une usine, Mahieddine Tahkout, ont été entendus dimanche par un juge d'instruction du tribunal d'Alger dans des affaires portant sur "l'octroi de privilèges" à ce dernier.

M. Tahkout est le propriétaire de l'usine de montage de voitures Hyundai, à Tiaret, à quelques 300 km à l'ouest d'Alger.

Le secteur du montage de l'automobile, censé initialement être le fleuron industriel du pays, a tourné au fiasco ces dernières années principalement en raison, selon les observateurs, du système adopté qui consiste à importer le véhicule en kits pré-montés, simplement rivetés ou boulonnés sur place.

Plusieurs richissimes hommes d'affaires, dont la plupart sont soupçonnés d'avoir obtenu des marchés publics grâce à leurs liens avec l'entourage de l'ancien président Abdelaziz Bouteflika, ont été placés en détention provisoire depuis sa démission le 2 avril, sous la pression d'un mouvement de contestation populaire.

Les observateurs craignent que ces arrestations servent à offrir des "têtes" au mouvement de contestation tout en procédant à une "purge" au sein du pouvoir dans le cadre de luttes des clans au sommet.

L'ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia, limogé en mars pour tenter de calmer la rue, a également été entendu dimanche par un juge d'instruction du tribunal d'Alger, selon la télévision nationale.

Aucune information n'a filtré du palais de justice d'Alger sur les motifs de sa comparution ni sur le statut -témoin ou mis en cause- sous lequel M. Ouyahia a été auditionné.

Le 30 avril, il avait été entendu dans des dossiers "de dilapidation de fonds publics et d'avantages indus", selon la télévision publique.

Avec AFP

Toutes les actualités

18ème vendredi de manifestations malgré le ton martial de l'armée

18ème vendredi de manifestations malgré le ton martial de l'armée
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:56 0:00

Le patron de l'armée rejette encore la transition réclamée par la contestation

Le patron de l'armée rejette encore la transition réclamée par la contestation
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:10 0:00

Le patron de l'armée rejette encore la transition réclamée par la contestation

Ahmed Gaïd Salah à Alger le 1er juillet 2018.

Le général Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major de l'armée algérienne a encore rejeté lundi la mise en place d'institutions de transition, réclamée par le mouvement de contestation pour organiser la succession du président déchu Abdelaziz Bouteflika.

Samedi, une centaine d'organisations de la société civile ont proposé une transition de six mois à un an, dirigée par une instance présidentielle ou un personnalité consensuelle, avec un gouvernement chargé de gérer les affaires courantes et l'installation d'une commission indépendante chargée d'organiser la présidentielle devant élire un successeur à M. Bouteflika, qui a démissionné le 2 avril.

Devenu de facto l'homme fort du pays, le général Gaïd Salah, qui multiplie les déclarations publiques, a réitéré lundi "l'attachement résolu" de l'armée algérienne "aux solutions légales et constitutionnelles pour résoudre la crise que traverse l'Algérie".

"La priorité aujourd'hui consiste à accélérer l'élection d'un président de la République dans les délais possibles constitutionnellement et acceptables dans le temps", a-t-il poursuivi, rappelant que "ces délais ont atteint aujourd'hui leur limite". "Trouver ces voies qui mèneraient aux présidentielles ne peut se faire qu'à travers le dialogue", a-t-il souligné.

Le Conseil constitutionnel a récemment constaté "l'impossibilité", faute de candidats, d'organiser la présidentielle convoquée le 4 juillet par le chef de l'Etat par intérim, Abdelkader Bensalah et a chargé ce dernier d'organiser un nouveau scrutin.

Mais le mouvement de contestation inédit, qui agite l'Algérie depuis le 22 février et a contraint M. Bouteflika à démissionner après 20 ans au pouvoir, continue de refuser que ses fidèles toujours aux manettes organisent le scrutin devant élire son successeur et réclame leur départ, notamment celui de M. Bensalah et du général Gaïd Salah.

La Constitution prévoit que M. Bensalah assure l'intérim jusqu'au 9 juillet, délai à l'issue duquel il est censé remettre le pouvoir à un nouveau président élu. Mais les différents délais (convocation, candidatures, campagne...) prévus par la loi électorale rendent impossibles l'organisation d'un scrutin d'ici cette date.

Le général Gaïd Salah a également mis en garde le peuple contre ceux qui "continuent à faire montre d'une opposition fondée uniquement sur le dénigrement d'autrui ou la formulation de nouvelles revendications et de propositions guère adéquates (...) tendant sciemment à faire perdurer la crise".

"C'est au nouveau président seul que revient la tâche de traduire concrètement sur le terrain le programme détaillé et précis des réformes", a-t-il répété.

Le général Ghediri, ex-candidat à la présidentielle, sous les verrous

Le général Ghediri, ex-candidat à la présidentielle, sous les verrous
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:49 0:00

L'ex-Premier ministre algérien Sellal écroué à son tour

L'ex-Premier ministre algérien Sellal écroué à son tour
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:04 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG