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Ouverture du procès de sept militants pour avoir aidé des migrants en France


Le président français, Emmanuel Macron, quitte la maison de Josette Audin à Bagnolet, le 13 septembre 2018.
Le président français, Emmanuel Macron, quitte la maison de Josette Audin à Bagnolet, le 13 septembre 2018.

Le procès de sept militants soupçonnés d'avoir permis l'entrée de migrants fin avril près de Briançon, dans les Alpes françaises, a débuté jeudi matin en présence d'un important dispositif policier déployé pour prévenir tout débordement, a constaté un journaliste de l'AFP.

Une Italienne, un Suisse, un Belgo-suisse et quatre Français, âgés de 22 à 52 ans, sont poursuivis pour "aide directe ou indirecte en bande organisée à l'entrée irrégulière d'étrangers sur le territoire national".

La justice leur reproche d'avoir facilité le passage de la frontière franco-italienne à une vingtaine de migrants le 22 avril, au cours d'une manifestation au col de Montgenèvre à laquelle participaient une centaine d'autres personnes.

Ils encourent des peines de dix ans de prison et de 750.000 euros d'amende.

De nombreux militants étaient attendus sous les fenêtres du palais de justice de Gap pour soutenir ceux que l'on surnomme désormais les "sept de Briançon". Mais ils n'étaient qu'une cinquantaine lorsque les prévenus sont arrivés devant l'enceinte du tribunal avant d'y pénétrer sous les applaudissements.

Un important dispositif de maintien de l'ordre a été déployé aux abords du palais de justice.

Cette affaire a déjà mobilisé jusqu'en Grèce, où des anarchistes ont cette semaine signée sur les murs extérieurs de l'Institut français d'Athènes des slogans réclamant "la liberté" pour les prévenus.

Le 31 mai, le tribunal correctionnel de Gap avait levé le placement sous contrôle judiciaire des trois prévenus étrangers, les seuls poursuivis dans un premier temps, et renvoyé leur procès après des débats intenses sur la question de l'aide aux migrants.

La justice avait notamment souhaité temporiser dans l'attente d'un avis du Conseil constitutionnel, saisi à la mi-mai sur la question du "délit de solidarité".

En juillet, les sages avaient souligné qu'au nom du "principe de fraternité", une aide désintéressée au "séjour" irrégulier ne saurait être passible de poursuites, l'aide à "l'entrée" restant toutefois illégale.

Avec AFP

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