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Harvey Weinstein plaide non coupable d'une agression sexuelle sur une 3e femme

Harvey Weinstein, à gauche, et son avocat Benjamin Brafman parlent au tribunal, à New York, le 9 juillet 2018. ritanie

Le producteur déchu Harvey Weinstein a plaidé non coupable aux accusations d'agressions sexuelles sur une troisième femme annoncées contre lui la semaine dernière, qui lui font risquer la prison à perpétuité.

Le producteur, accusé d'abus sexuels par des dizaines de femmes qui ont fait de lui le catalyseur du mouvement #MeToo, avait déjà plaidé non coupable aux premières inculpations concernant deux autres femmes, annoncées contre lui fin mai par le procureur de Manhattan.

"Non coupable", a simplement répondu le producteur de 66 ans au juge qui l'interrogeait, lors d'une audience de 15 minutes au tribunal de Manhattan.

Weinstein, en liberté surveillée moyennant un million de dollars de caution et le port d'un bracelet électronique depuis début juin, est arrivé menotté, très pâle dans son costume sombre, lors de cette audience devant une salle comble.

Le procureur avait demandé au juge d'assigner Weinstein à résidence à Manhattan suite aux nouvelles accusations, mais la défense a obtenu que les conditions de sa liberté surveillée restent inchangées.

L'"acte sexuel forcé" dont il a été accusé le 2 juillet remonterait à juillet 2006, sur une femme dont l'identité n'a pas été précisée.

Cette accusation a donné lieu à trois nouveaux chefs d'inculpation, dont deux pour agression sexuelle avec circonstances aggravantes, punissables d'une peine minimale de 10 ans de prison et d'une peine maximale de perpétuité.

Les deux précédentes inculpations, sur deux femmes différentes, portent sur un viol présumé remontant à 2013 et une fellation forcée datant de 2004.

Depuis que le scandale sur les abus sexuels présumés du producteur a éclaté en octobre, près d'une centaine de femmes --dont des stars comme Angelina Jolie, Gwyneth Paltrow ou Salma Hayek-- ont affirmé avoir été harcelées ou abusées sexuellement par cet ancien puissant d'Hollywood. Des faits présumés étalés sur plusieurs décennies.

Ces accusations ont déclenché le mouvement anti-harcèlement #MeToo, qui a fait chuter des dizaines d'hommes de pouvoir accusés d'abus sexuels dans tous les milieux et continue aujourd'hui encore à secouer les Etats-Unis.

L'avocat de Weinstein, Ben Brafman, maintient depuis le début que chacune de ces relations sexuelles était "consentie".

"M. Weinstein n'est pas un prédateur. Il n'est pas un violeur et je pense qu'au bout du compte, il sera exonéré", a répété lundi ce ténor du barreau new-yorkais, en assurant avoir des témoins et des courriers électroniques appuyant Weinstein.

"C'est la preuve au-delà du doute raisonnable qui devrait être la seule façon de condamner quelqu'un (...) Si on permet à des journalistes qui courent après le Pulitzer de décider sur le dossier, ça pourrait devenir sans espoir", a-t-il ajouté.

L'avocate de la troisième femme, Gloria Allred, spécialisée dans la défense des femmes victimes d'agressions sexuelles, a elle dénoncé la volonté apparente de Brafman d'aller jusqu'au procès.

"Pour essayer de prouver le consentement, vous devrez appeler Weinstein à la barre pour qu'il dépose sous serment, ce qui voudrait dire qu'il serait soumis à un vigoureux contre-interrogatoire", lui a-t-elle lancé par communiqué interposé.

"Etes-vous vraiment prêt à rouler les dés et espérer que votre client pourra répondre à des questions sous serment? Je doute que vous preniez ce risque", a-t-elle ajouté.

Avec AFP.

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Achat du Groenland: Trump annule un voyage et stupéfie le Danemark

Photomontage Mette Frederiksen et Donald Trump crée le 20 août 2019.

Donald Trump a annulé un voyage à Copenhague et une rencontre prévue avec la Première ministre danoise car celle-ci ne souhaite pas vendre le Groenland aux Etats-Unis, une annonce suscitant une nouvelle fois la stupéfaction au Danemark où même la reine a fait part de sa "surprise". 

La visite au Danemark du président américain prévue début septembre a tout simplement "été annulée à ce stade", a expliqué mardi à l'AFP un porte-parole de la Maison Blanche, quelques instants après une série de tweets de son locataire.

A Copenhague, la maison royale, à l'origine de l'invitation de M. Trump , a exprimé sa "surprise", dans un commentaire écrit transmis à la télévision publique DR.

L'ensemble de la classe politique s'est pour sa part dite stupéfaite.

"La réalité transcende la fiction (...) cet homme est imprévisible", a twitté Martin Østergaard, chef de la gauche radicale et membre de la majorité parlementaire.

"Sans aucune raison Trump considère qu'une partie (autonome) de notre pays est à vendre. Ensuite il annule de manière insultante une visite que tout le monde était en train de préparer. Est-ce que des morceaux des Etats-Unis sont à vendre? L'Alaska?", s'est insurgé sur Twitter le conservateur Rasmus Jarlov, "merci de montrer plus de respect".

"Le Danemark est un pays très spécial avec des gens incroyables mais étant donné les commentaires de la Première ministre Mette Frederiksen, selon lesquels elle n'aurait aucun intérêt à discuter de l'achat du Groenland, je vais repousser notre rencontre prévue dans deux semaines à un autre moment", a lancé M. Trump.

"La Première ministre a été en mesure de faire l'économie d'argent et d'efforts pour les Etats-Unis et le Danemark en étant si directe. Je la remercie pour cela et ai hâte de reprogrammer à un moment dans le futur" cette rencontre, a poursuivi le président américain.

Cette annonce intervient dans une séquence diplomatique importante pour le dirigeant américain qui doit bientôt s'envoler pour la France, où il assistera au sommet du G7 à Biarritz, du 24 au 26 août.

Aux côtés des autres leaders des grandes puissances mondiales, il pourrait encore jouer les trouble-fêtes, tant les sujets de discorde se multiplient entre les Etats-Unis et leurs alliés traditionnels, estiment certains observateurs.

- "Grosse transaction" -

En fin de semaine dernière, la presse américaine avait révélé que Donald Trump s'était renseigné sur la possibilité pour les Etats-Unis d'acheter le Groenland, immense territoire autonome rattaché au Danemark qui compte quelque 56.000 habitants. Une idée qui avait d'abord fait sourire certains.

Le week-end dernier l'ancien homme d'affaires new-yorkais avait confirmé de vive voix s'intéresser au Groenland en qualifiant devant la presse cette éventuelle transaction de "grosse transaction immobilière", qui serait "stratégiquement intéressante".

M. Trump avait pourtant assuré dimanche que cette visite n'était "pas du tout" liée à son ambition territoriale.

De leur côté, les autorités locales n'ont pas apprécié cette convoitise de l'ex magnat de l'immobilier.

"Le Groenland est riche en ressources précieuses (...). Nous sommes prêts à faire des affaires, pas à vendre" le territoire, avait réagi vendredi le ministère groenlandais des Affaires étrangères.

Le Groenland est une gigantesque île arctique, grande comme quatre fois la France et riche en ressources naturelles (pétrole, gaz, or, diamant, uranium, zinc, plomb).

C'est le deuxième soir d'affilée que le dirigeant républicain mentionne sur Twitter la question de l'achat du Groenland.

"Je promets de ne pas faire ça au Groenland!", avait écrit lundi le milliardaire, non sans humour, dans un tweet accompagné d'un photomontage montrant son immense hôtel aux vitres dorées de Las Vegas s'élever au milieu d'un paysage bucolique du territoire danois.

Avec AFP

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